Allumettes

Boîte d'allumettes décorées de Douglasia Vitaliana

Ma grand-mère était de ces personnes qui gardaient un peu tout, même les petites choses. Comme j’ai pris mon premier appartement peu après sa mort, j’ai hérité de toute une série d’objets divers, dont une réserve de boîtes d’allumettes. J’en ai consommé la plus grande partie, et les déménagements ont aidé à disperser celles qui me restent ; parfois, je retombe sur une de ces boîtes.

On ne peut pas réellement dire que les allumettes sont une chose qui a beaucoup changé ces 25 dernières années, pourtant ce qui me frappe quand je fais craquer une de ces vieilles allumettes, c’est d’abord le parfum, je ne sais pas si elles ont été fabriquées à partir d’un bois différent, où si c’est simplement un quart de siècle de stockage qui altère l’odeur, mais elles sentent comme de vraies allumettes. Ce qui est sûr, c’est que le bois brûle plus régulièrement et plus lentement, ce qui normal vu que le bois a eu amplement le temps de sécher.

Si les allumettes n’ont pas réellement changé, la boîte a suivi l’évolution du temps, elle est toujours en carton, ornée d’une image éducative, mais le carton est bien plus fin, et lisse, la piste à gratter est à présent un réseau d’hexagones plutôt qu’une zone uniforme. Le dos de la boîte est le plus intéressant. L’ancienne boîte ne portait aucune indication, le nom de la plante illustrée et un simple code, deux lettres, TA. Les nouvelles boîtes ont une marque : Swedish Match, et quelques indications : il y a 45 allumettes, le bois est du tremble importé de Suède. Un petit texte explique aussi que les têtes d’allumages ne contiennent ni souffre, ni bichromate de potassium, ni oxyde de zinc. Si ça se trouve, ma madeleine à moi, c’est le KClO3

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