La machine

Un mouvement sur la route. Des capteurs se réveillent et envoient des signaux sur des lignes restées engourdies durant de nombreux cycles. Une cible ! Alors que les voltages s’élèvent, l’unité centrale sort de sa torpeur afin de remplir sa tâche. Elle procède à un rapide état des lieux, le réserves sont presques vides, et la liaison vers la centrale est largement brouillée. Cela n’inquiète pas trop machine, elle a été conçue pour gérer ces contingences. Le profil biologique de la cible dévie quelque peu de la norme. Qu’importe ! des algorithmes préparent une stratégie d’approche alors que d’autres adaptent le produit.

Confiante, la machine enclenche l’illumination du panneau avant alors que le projecteur holographique chauffe encore. La température extérieure est de 28°, idéale pour vendre une boisson rafraîchissante. Un hologramme adapté à la cible est projeté, une version femelle idéalisée de la cible dans une position offerte. La machine a besoin de cette vente, elle est en dessous de son quota ; la dernière transaction date de près d’un milliard de secondes. Un claquement et une avalanche de signaux : l’ampoule du projecteur a rendu l’âme. La cible n’a pas bougé. La possibilité d’un échec effleure la machine, mais elle se contente d’envoyer une nouvelle requête de maintenance à une centrale disparue depuis longtemps. Devant elle, l’âne se remet à brouter, indifférent.

3 thoughts on “La machine”

  1. Sympa, j’aime bien.

    Par contre, je ne sais pas si c’est ton blog ou autre chose, mais les paragraphes ne sont pas très clairement séparés, ce qui gêne un peu la lecture.

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