Babel

Babel – Listen

Le film Babel de Alejandro González Iñárritu m’a été prêté par un collègue qui m’a dit «c’est un film ou il ne se passe rien tu devrais aimer», c’était un assez bon résumé. Babel raconte quatre histoire connectées : deux jeunes frères bergers qui voient leur vie basculer lorsque leur père leur offre un fusil, un jeune couple américain en voyage au Maroc qui voit sa vie basculer à cause d’une balle du dit fusil, la femme mexicaine qui surveille les enfants du dit couple au sud de la Californie et voudrait aller au mariage de son fils et un veuf japonais qui a des problèmes avec sa fille sourde. Dans chaque cas, la communication, ou son absence joue un rôle primordial. Si le film est assez lent, et qu’il m’a fallu un certain temps pour m’investir, c’est néanmoins un film très intense et prenant, dans les quatre cas, la vie des protagonistes prend un tournant dramatique très prenant.

J’ai trouvé les quatre narrations quelque peu inégales, j’ai préféré l’histoire des bergers marocains et de la jeune sourde japonaise. La première bénéficie de personnages bruts et de décors à couper le souffle, la seconde est probablement la plus étrange, la vision de la vie nocturne de Tōkyō par une sourde est réellement fascinante. Le drame du couple américain (Brad Pitt & Cate Blanchett) est intense, et probablement conçu pour impliquer le spectateur, je l’ai trouvé un peu trop convenu. La quatrième histoire, qui a lieu au Mexique est celle qui m’a le moins plu, je ne suis pas sûr pourquoi. Elle m’a semblé plus longue, et j’ai eu l’impression qu’elle a été filmée différemment, peut-être est-ce la familiarité d’Iñárritu avec le sujet. J’ai trouvé qu’il y a plus de personnages, et que l’attention est dispersée entre la femme et les enfants dont elle a la charge. C’est aussi la seule histoire ou il y a un évènement clef suivi de ses conséquences, là il y a un enchaînement de problèmes. Enfin la connection au reste de l’histoire me semble artificielle – les enfants vivent un drame au même moment que les parents – les trois autres histoires sont liés par un simple objet, un fusil.

En conclusion, un très beau film avec quelques longueurs.

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