Vélo Électrique Great Gatsby

Vélo «Great Gatsby» de la marque Ego Movement

Je roule habituellement avec un vélo plutôt vénérable, un Mérida qui date de 1999 que j’avais acheté à Lausanne. À l’époque je faisait tous les jours l’aller retour depuis la Pontaise (en haut de la ville) jusqu’à l’EPFL, pratiquement au bord du lac. Mon vélo précédent avait fini par avoir un cadre brisé, et j’ai donc acheté ce qui pour moi, à l’époque, était un beau vélo, avec des freins à disque à contrôle hydraulique. Rien d’exceptionnel aujourd’hui, mais à l’époque c’était très exotique.

Je suis encore très content de ce vélo, même s’il a dû être réparé un grand nombre de fois, et que mis à part le cadre, la jante avant et les pares boues, il n’y a plus tellement de pièce originales. Je transportais régulièrement ma fille sur un siège pour bébé, mais elle était devenue trop grande pour celui-ci. Il me fallait donc autre chose. L’avantage d’habiter à Zürich, c’est que je ne suis pas le seule personne avec cette problématique, il y a plein de parents avec différents vélos équipés pour transporter des enfants. Les deux solutions les plus communes que j’ai pu observer étaient soit une remorque large, soit un cargo-bike.

La grosse remorque a le gros avantage d’être aussi une méga-poussette que l’on peut prendre dans les bains, les transports publics. Le gros inconvenient c’est qu’elles sont plus larges que le vélo, et on ne peut les utiliser qu’en mode fermé, ce qui par temps chaud n’est pas idéal. Avec ma remorque Bob Yak chargée, et la petite dans le siège, j’arrivais à la limite de ce que je pouvais déplacer sans assistance, il me fallait donc un vélo électrique. Après avoir discuté avec d’autres parents, la remorque large est vite étriquée lorsque les enfants grandissent.

Pour finir, je me suis décidé pour un cargo-bike de la marque . Partiellement pour des raisons esthétiques, mais aussi parce qu’un véhicule plus large est toujours un problème en ville, j’ai pris un cargo-bike avec deux roues. J’ai choisi cette marque principalement parce qu’elle a un magasin et un atelier près de mon lieu de travail, que ce magasin ne demandais pas un rendez-vous pour faire une course d’essai, et qu’ils avaient un modèle qui correspondait à mes attentes: un bac avant en bois, deux sièges pour enfant. Le fait que j’ai reçu un rabais d’entreprise a aussi aidé.

Après quelques courses, je commence à m’habituer à la bête. Le fait que la roue avant se trouve presque deux mètres devant le guidon est un coup à prendre, comme le fait que l’engin nécessite un certain espace pour tourner, ce qui n’est pas toujours aisé lorsqu’il y a des chicanes, comme par exemple à l’entrée du Mattensteg, la passerelle qui enjambe la Sihl pour mener Platz Spitz. J’avais des craintes que le moteur électrique soit un problème en montée – ces vélos sont à la base un concept Néerlandais – mais en fait ce n’est réellement pas un problème : j’ai pu passer la majorité des rampes avec seulement le premier niveau d’assistance.

Le vélo est limité à 25 Km/h, ce qui me convient, c’est une vitesse que je ne dépasse qu’en descente avec mon vélo normal. Il y a 3 niveaux d’assistance et le premier me convient dans la grande majorité des cas – l’exception est un démarrage en côte au niveau d’un feu rouge. Il y a aussi un niveau d’assistance lorsque l’on pousse, que je n’ai pas encore testé. Le vélo n’a que dix vitesses, mais avec l’assistance, c’est suffisant, les freins sont à disque avec contrôle hydraulique, ce qui est une bonne chose vu la masse du vélo.

Outre les sièges pour enfants, j’ai fait installer un porte-bagage à l’arrière, car c’est bien connu, on doit toujours transporter plus de bordel. Je suppose que je pourrais encore accrocher un remorque à l’ensemble, mais je crois que je devrais alors fixer une plaque Long Vehicle.

La batterie est située dans un compartiment fermé à clef dans la banquette, une solution que j’ai trouvé une solution sympa. Le bac est aussi équipé de crochets pour une bâche, que je vais probablement acheter. Le bac est conçu de manière a évacuer l’eau, ce qui s’est révélé nécessaire, vu que lors d’une de mes premières courses, j’ai été surpris par l’orage. Il y a une prise pour charger le vélo sans démonter la batterie ce qui est pratique. La batterie est donnée pour une portée de 80 km, ce qui couvre assez bien la région.

Bref, pour l’instant c’est une expérience très positive, mais il va encore me falloir un peu de temps pour m’habituer à cet engin.

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