Divoc Baie

Divoc Baie - un réseau avec les moyens du bord en 17 étapes et 8 semaines

Un problème récurrent des magazines de modélisme c’est qu’ils ont généralement un niveau très élevé, les maquettes sont fabriquées par des professionnels ou des amateurs très doués qui ont le temps. S’il existe des numéros spéciaux avec des petits bricolages d’une soirée, il s’agit souvent de détails, de finitions. Et puis est venu la pandémie…

J’ai découvert Divoc Baie un réseau avec les moyens du borden 17 étapes et 8 semaines sur le tard, vu que je ne fréquente pas les forums de LR presse. Je n’ai découvert ce titre qu’en renouvelant mes abonnements aux magazines de cette maison d’édition. Si l’on retourne le nom du lieu, on obtient le contexte de cette création: un rédacteur confiné chez lui qui improvise un réseau avec les moyens du bord.

Divoc est d’abord une sorte de journal de bord, publié d’abord sur les forums, qui commence avec une petit bateau construit à base de boîte de fromage et finit avec un mini réseau complet. L’auteur n’est autre que François Fontana, l’auteur du réseau La Plique, que j’ai déjà évoqué dans mon billet sur la seconde version de la plaque secteur Lima, j’aime décidément bien sa philosophie.

J’ai lu tout le bouquin en une soirée, il n’est pas bien épais (98 pages) mais il est bien rare que je finisse un livre aussi vite, fusse-t-il court. J’ai beaucoup aimé le fait que le texte est personnel, et que la construction du réseau suit les humeurs du moment et le matériel que l’on trouve. Outre le texte, le livre comporte de nombreuses photos, ainsi que des croquis, diagrammes, le vidéos suivantes (sur Facebook) sont aussi offertes en préambule :

Si j’ai bien aimé le texte et les photos, la forme m’a laissé un peu perplexe : un petit livre au format A5 avec une couverture au toucher satiné qui ne me plaît pas tellement. D’un côté, j’apprécie le fait que le livre ait une vraie reliure, de l’autre, vu l’importance des photos, j’aurais préféré un format plus grand. Vu les circonstances, un numéro spécial au format A4 m’aurait mieux convenu, et aurait permis des marges plus généreuses, je trouve que 10mm en bas de page, c’est un peu court.

Si le format n’est pas celui d’un magazine, la mise en page, par contre, est typique d’un magazine, avec des encarts qui reprennent le texte à proximité des images, ce qui donne ici des résultats assez douteux, ainsi la page 19 reprend verbatim le texte de la page 18, en moins lisible vu qu’un saut de paragraphe a été viré. J’aurais aussi préféré que les schémas de bâtiments en fin d’ouvrages n’aient pas ce fond brun texturé, histoire de pouvoir être photocopié et découpés…

Malgré ces petits problèmes sur la forme, c’est une lecture très sympathique que je recommande.

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