Second voyage en Inde

La route la plus directe pour aller au Taj Mahal

Il y a un peu moins d’une année, j’étais allé en Inde pour le boulot, cette année, j’y suis retourné pour les mêmes raisons. En sus d’Hyderabad, j’ai fait un passage éclair à Gurgaon, une banlieue de Delhi. Habituellement, le deuxième séjour est plus facile, on connaît un peu les trucs, ici ça aura été plutôt l’inverse : plus fatigués par le travail, moins chaperonnés par des locaux, le contact a été direct, et donc plus pénible.

Vue depuis le bureau de Gurgaon

Faux guides, faux informaticiens, faux contrôles de sécurité, chauffeurs de taxi qui mentent, hôtels de luxe au service médiocre et dont les abats jours ont été réparés à la bande adhésive, il est plus simple d’assumer que tout n’est que façade et que tout le monde ment ; pas de belles inventions, ou de subtiles escroqueries, non, juste de pathétiques entourloupes d’écoliers. Alors il faut tout vérifier, tout organiser, tout en ignorant les excuses infantiles, les comédies outrées ou le silence nerveux. Fatigant.

L’Inde ressemble à un carambolage routier entre une société médiévale, une démocratie obèse de privilèges, de passe droits et des règlements absurdes – le panneau gigantesque à côté du péage proclame que le premier ministre ne doit pas payer – , d’une économie dépendante de l’argent facile de l’informatique et d’une culture dont les clefs lui sont étrangères : les grand monuments sont le fait de seigneurs musulmans – religion aujourd’hui minoritaire – le berceau du Kama Sutra refuse toute forme de pornographie…

En fin de compte, tout ressemble à la cuisine : beaucoup d’épices pour cacher des ingrédient douteux, qui finissent par n’avoir aucun goût…

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