Paprika

Paprika
par Satoshi Kon réalisateur de Perfect Blue

Un des avantages à être, tel le lapin, très en retard sur le calendrier des sorties des films, c’est que je peux simple­ment les ramasser en DVD quand l’envie me prend. Je me retrouve par contre à écrire un billet quatre ans après Alias, et une année après le décès du réalisateur, qui avait laissé écrit une dernière lettre très émouvante.

Il n’est pas rare que je voie des films où la trame est raison­nablement cohérente, mais les où le comporte­ment des person­nage n’a guère de sens. Au premier abord, Paprika, le film de Satoshi Kon, entre dans la catégorie inverse. Les person­nages sont cohérents, mais la trame est complète­ment éclatée, et pour cause : le film traite des rêves. L’équipe qui a développé une machine permettant d’entrer dans les rêves d’autrui en a égaré un prototype, et rapide­ment rêve et réalité se fondent, il faut arrêter une parade de frigos encadrée par une fanfare de grenouilles. On pourrait quali­fier ce film de huis-clos à effets spéciaux. Si l’imagerie onirique et les transitions entre les différents rêves sont une merveille, le centre du film reste les protagonistes : trois membres de l’équipe de dévelop­pement, le directeur de l’organisation, un policier et la mystérieuse Paprika. Leurs inter­actions, leurs passés et leurs rêves sont le centre réel de l’histoire.

J’ai beaucoup aimé ce film qui traite d’un sujet (les rêves) qui me tient beaucoup à cœur. Les premières minutes sont littéralement une explosion d’idées et de trouvailles visuelles et il faut un peu de temps pour que la profondeur de la trame s’établisse. La qualité visuelle du film était suffisante pour que je regrette un peu de n’avoir pris ce film qu’en DVD, pas en Blueray, et j’ai déjà acheté la bande son. Bref, un film que je recom­mande chaudement pour ceux qui aiment les films un peu différents, et une inspiration notable pour rêve de Dragon.

4 thoughts on “Paprika”

  1. La bande son participe énormément à l’ambiance dans ce film. Une sorte de chaos mené par un fil conducteur qui garde tout juste la cohérence de l’ensemble, à deux doigts de sombrer dans la cacophonie/folie. Comme le film…

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