De l’évolution des vélos

Les vélos ne sont normalement pas des objets qui évoluent. À priori, l’évolution est une activité qui est normalement réservée aux choses vivantes, éventuellement à certaines idées, mais pas à des objets inanimés. Un objet peut changer mais l’évolution implique une faculté d’adaptation.

Je me déplace beaucoup à vélo, ce qui implique une sérieuse usure. Si la technologie permet de faire des vélos plus rapides, plus légers et plus sûrs, elle implique aussi pas mal de maintenance. Le fait de circuler par tous les temps et de stationner mon vélo en ville veut dire que les pièces sont exposées aux intempéries, parfois endommagées lorsque le vélo tombe. Les pièces endommagées sont remplacées, mais rarement à l’identique. Parfois la pièce identique n’existe pas ou plus, souvent je choisis de la remplacer par une pièce de meilleure qualité pour éviter qu’elle ne se brise à nouveau. Ainsi le vélo évolue vers une forme plus solide.

Malheureusement, le vélos ne sont pas immortels. Sur mon précédent, j’avais fini par remplacer à peu près toutes les pièces sauf que le cadre. Celui-ci a fini par se briser. Comme remplacer un cadre coûte plus cher qu’acheter un nouveau vélo. J’ai acheté un nouveau vélo plus cher, avec un cadre plus solide. Celui-ci c’est révélé être de bien meilleure qualité, car en dix ans, j’ai changé beaucoup moins de pièces. Ainsi le vélo semble converger vers une forme durable.

Dans cette évolution cycliste, l’esthétique n’est pas un facteur déterminant, j’ai tendance à acheter ce qui est en stock et convient à mes attentes techniques. L’apparence du résultat de cette évolution n’est certainement pas quelque chose de pensé, un choix de ma part. Je suis tout au plus un arbitre entre les contraintes physiques de la route et la mégalomanie financière des garagistes. Ce samedi j’ai remplacé les sacoches de mon vélo, et je suis arrivé à une conclusion étrange : mon vélo est rouge. Si je n’ai rien contre cette couleur, ce n’est de loin pas ma favorite. Je pense que si on demandait à mes amis de me décrire, ils ne diraient pas de moi, «c’est le genre de personne qui achète un vélo rouge». Pourtant, mon vélo est indubitablement rouge.

La question est donc : est-ce que cette couleur découle du processus évolutionnaire, ou bien l’expression d’un trait psychologique caché en moi…

6 thoughts on “De l’évolution des vélos

  1. Lorsque j’habitait en Suisse j’avais remarque qu’il y avait un plus grand nombre de voitures rouges et de voitures blanches qu’en region parisienne et qu’a Montreal (de visu, je n’ai pas fait d’etudes statistiques aupres des garagistes.)

    Il est aussi possible qu’inconsiement tu ais pris un velo rouge pour qu’il soit plus facilement visible par les automobilistes et donc augmenter ton facteur de securite sur la route.

    Ou peut etre que tu veux vraiment une ferari et que le velo rouge is the next best thing…?

  2. C’est par ce que les véhicules rouges roulent plus vite et mon frère inconsciemment est un fou de vitesse, s’est bien connu, non ?!?

  3. Plutôt que de dire que le vélo converge vers une forme plus durable, je me demande si tu n’as pas plutôt tendance à (et les moyens de) acheter des vélos de meilleure qualité.

    J’ai remarqué également que mes vélos étaient de meilleure qualité avec le temps, mais je les paye également plus chers (et j’ai peut-être aussi tendance à faire moins de conneries avec).

  4. Marrant. Perso je n’ai plus acheté de vélo depuis la fin de mon apprentissage, ce qui remonte quand même à une bonne vingtaine d’années… Mais je pense que je tendrais vers le bleu. Bleu ça rend un vélo anodin.

  5. bon ben moi j’ai toujours eu des vélos bleus sans jamais choisir la couleur, peut-être que pour les filles on fait des bleux ?

  6. J’ai remarqué également que mes vélos étaient de meilleure qualité avec le temps, mais je les paye également plus chers (et j’ai peut-être aussi tendance à faire moins de conneries avec).

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