Vivre avec son éléphant

Le site RSA a un petit film sur la renaissance du XXIe qui est très intéressante. Si je ne suis pas entièrement con­vaincu, je trouve les questions soulevées fasci­nantes et le style, une voix avec des dessins qui illustrent ses propos me semble très puissant. Une image qui m’a marqué est celle du conscient comme le cavalier de l’incon­scient représenté comme un éléphant. Je doute que cette métaphore ait été inventé pour ce film, mais je la trouve très pertinente : le rapport de masse est clairement en défaveur du conscient, l’éléphant est une créature avec son inertie et ses propres moti­vations.

Une fois l’existence de l’éléphant acquise, on peut ramener beaucoup de nombreuses activités à de la gestion d’éléphant. La gestion d’équipe semble beaucoup tourner autours du fait que les éléphants viennent eux aussi aux meetings et veulent donner leur avis, il est mal­heureusement impossible de leur faire quitter la réunion. De même une grande partie du travail sur soi me semble pouvoir se résumer à « domestiquer son éléphant » et des exercices comme la méditation prennent leur sens, ce n’est pas en pensant plus qu’un réalise lesquelles de ses pensées viennent de l’élé­phant, mais en pensant moins. Si on ne pense plus, seul l’éléphant s’ex­prime, et il ne peut plus se cacher. Le sport est aussi une manière de découvrir son éléphant, car ce sont des activités où il ne peut rester discret.

En fin de compte l’intérêt de l’aikidō pour moi, c’est que c’est une manière de danser avec mon éléphant et celui de mon partenaire. Avec le paradoxe que l’éléphant est très au clair sur la gestion du corps, mais pas sur le combat efficace. Il faut donc l’écouter pour un aspect, et l’ignorer pour un autre.

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