Sur le quai de la gare…

Mon voyage pour retourner à Zürich dimanche après-midi a été quelque peu chaotique. Tout le traffic en gare de Genève a été perturbé suite à un problème de signalisation. Comme il n’y a aucune autre voie qui évite le centre, cela a perturbé tout le traffic ferroviaire du canton.

Si cela a été, semble-t-il, annoncé à la radio, les CFF n’ont pas pensé à mettre des affichettes dans la gare. Je suppose que personne dans l’organisation ne sait se servir d’un traitement de texte. La confusion était générale et les controleurs n’avaient visiblement qu’une idée vague de ce qui se passait.

Je peux comprendre qu’il y ait des pannes, mais cela n’excuse pas l’inorganisation totale qui régnait dans la gare. Qu’il n’y ait qu’un nombre de trais limités soit, mais qu’on annonce clairement quels passagers doivent prendre quel train. Les histoires des autres passagers indiquent qu’à Genève Aéroport, le même chaos régnait.

À attendre un intercity qui n’est, en fin de compte, jamais venu, je me suis souvenu des attentes similaires lorsque ma grand-mère venait nous rendre visite. La gare n’a en fin de compte, pas tellement changé, les quais ont été rehaussés, il y un stand de sandwich en plus. Néanmoins, ce qui me fascinait le plus a disparu: les manœuvres.

À l’époque, Genève était la gare terminus, et les rames n’avaient pas de cabine de contrôle en queue du train. Là où aujourd’hui, le conducteur sort simplement de la locomotive, et marche jusqu’à l’autre extrémité de la rame pour la piloter depuis la cabine arrière, il fallait à l’époque découpler la locomotive et la manœuvrer via une autre voie à l’autre bout du train et la ré-attacher. Le découplage impliquait de descendre le pantographe, probablement pour des raisons de sécurité, et plusieurs ouvriers qui manœuvraient les lourds crochets d’attelage.

Un des ouvriers me fascinait tout particulièrement: placé entre les tampons du wagon, il guidait la locomotive qui s’approchait jusqu’à ce que les tampons du wagon et ceux la locomotive se touchent dans un lourd claquement. L’ouvrier ne risquait techniquement rien, mais sa position, entre les deux lourds engins semblait toujours risqué, précaire.

La gare d’aujourd’hui est plus efficace, plus confortable; le quai plus élevé permet au vieilles dames de rentrer dans la train plus facilement, mais il cache au petits garçons la mécanique des trains…

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