Méditations Étasuniennes

Hors donc, cela fait six jours que je vis et travaille aux États-Unis. Ma première impression c’est que le pays, est sur-dimensionné, ou plutôt expansé. Tout semble grand, mais il n’y a plus de choses, juste plus d’espace. Le centre de Mountain View, où j’habite, est une agglomération de petits immeubles et de villas avec des rues bordées d’arbres. C’est très joli, mais comparé à la Suisse, j’ai l’impression qu’on a simplement inséré de l’espace vide pour l’agrandir. L’effet n’est pas sans rappeler l’algorithme de content aware resizing dont j’ai parlé il y a peu: pour étendre l’image, on insère de la pelouse et de la route, mais l’algorithme ne peut créer de l’information.

L’appartement ou je loge me fait le même effet. Il est très spacieux et largement vide. C’est un appartement conçu pour loger deux personnes, avec chacune une chambre et une salle de bain séparée avec un salon et une cuisine commune. Même une installation d’apparence bénigne comme une cuisinière est plus grande aux États-Unis, là encore cela ne veut pas dire qu’il y ait plus de feux, il y en a quatre. Je suppose que la différence est le four, probablement capable de griller une dinde entière. Évidemment, vu que l’appartement est occupé par des gens qui passent surtout beaucoup de temps au travail fait que l’appartement est largement vide.

Pour moi, c’est un contraste intéressant avec la vie au Japon, qui tendait à aller dans la direction inverse. Le Japon est plus compact, et cela s’accompagne d’une plus grosse interconnection sociale: moins d’infrastructures privées et plus de facilités communes. Des cuisinières plus petites, mais plus de restaurants. Je me demande si on peut faire la corrélation entre le niveau d’individualisme d’une société et la taille des frigos…

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