Recyclage, démantèlement

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Il a presqu’un an, j’avais écrit sur le démantèlement comme partie du recyclage. C’est une idée que j’ai bien mis en pratique depuis. Le premier corollaire qu’il me faut ajouter c’est le triage : réduire un produit endommagé en pièces de base, c’est bien, avoir des composant triés, c’est mieux. Pour les composants électroniques, cela veut dire avoir un triage par type (LED, condensateurs, etc), pour les vis, trier par taille, et ainsi de suite. Il faut aussi des rangements, pour certains composants j’ai imprimé en 3D des rangements idoines, pour d’autres de bêtes sachets plastiques font l’affaire.

La question suivante, c’est quel composant récupérer :

  • La visserie. On n’a jamais trop de vis, boulons et rondelles. Dans le cas hypothétique où l’on aurait trop de vis, elles se recyclent facilement avec les métaux.
  • Les aimants. On en trouve partout, dans les boîtes en carton, les étuis. Ils permettent de faire des fermoirs, fixer des choses sur les parois métalliques, construire des moteur…
  • Les pièces de mercerie. Si Louis Pergaud nous appris quelques chose, c’est que les boutons sont une commodité précieuse. Une bonne collection ne prend pas beaucoup de place et permet bien des réparations, mais aussi pour fabriquer des fermoirs pour les colliers de perle. Les clips pour serrer les cordons des jaquettes sont pratiques pour faire des lacets faciles pour les petits.
  • Les éléments de bois. Planches, tiges, toujours utile. Les débris de bois massif non traité et sans colle peuvent servir à démarrer le feu.
  • Les câbles. Que ce soit un cordon secteur ou un adaptateur USB, on a toujours besoin de câbles. Lorsqu’un câble ne fonctionne plus, je coupe une des extrémités, histoire de me souvenir qu’il est défectueux.
  • Les composants électriques et électroniques. La plupart des appareil électroniques ne peuvent pas être jetés à la poubelle, au lieu d’apporter des appareils encombrants au recyclage, je sépare les circuits, connecteurs, interrupteurs et batteries et je récupère les composants intéressants. Je peux après apporter les circuits beaucoup moins encombrants.
  • Les panneaux en fibre de bois (Pavatex), je préfère le bois – mais c’est un matériau utile. Par contre, je jette systématique les morceaux d’aggloméré, qui est difficile à travailler et supporte mal l’humidité.

Une chose importante est de s’assurer que les composants sont en bon état, pour les vis cela veut dire une tête intacte, pour les composants électroniques, qu’ils fonctionnent et que leur caractéristiques sont identifiées. Il convient d’être sévère : faire une réparation avec des pièces défaillants est très frustrant. Une vis pour laquelle on n’a pas de tournevis est un bout de métal inutile.

Personnellement, je tends à réduire les composants à leur forme la plus simple: je scie les pièces en bois pour avoir des profils et des planches, et je sépare les kits d’accessoires que je n’ai pas utilisé (par exemple, fixation murales de meubles, vis de fixation des équipements réseau). Le fait que ces kits trainent prouve que je n’en ai pas l’usage sous leur forme actuelle. Réduire la complexité des composants rend le stockage plus simple, et fait qu’on a moins de trucs mal identifiés, car il faudra a un moment chercher le composant.

Finalement, il faut ranger tout ça. Autant que possible, ranger les pièces similaires ensemble. Le but est de pouvoir trouver rapidement une pièce. Parfois cela vaut la peine de garder un objet complet, par exemple les entrailles d’un haut-parleur bluetooth, mais cela implique qu’on a d’entrée une idée de qu’on va en faire. Dans tous les cas, des étiquettes sont capitales. En gros, je distingue les objets a réparer, de ceux qui seront démantelés et donc irrémédiablement détruits.

Logo WEEE (Waste from Electrical and Electronic Equipment) Domaine Public

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