Le subtil réseau social des sacs en plastique

Je suis, en tout cas partiellement, suisse-allemand. En conséquence j’ai tendance à essayer de trier et de recycler les choses. Parmi ces choses, il y a les sacs en plastique. N’étant pas un vrai, je n’ai pas la chaussette idoine pour les ranger, mais, solution toute récursive, un bête sac en plastique.

Hier, ayant besoin d’un sac pour ranger des petits gâteaux, j’ai fouillé ce sac. Et j’ai réalisé que j’avais des sacs très bizarres, des magasins au japon, des magasins de fringues ou de parfums pour femme, des magasins bio. Bref des commerces que je ne fréquente pas. Il s’agit de sacs dont j’ai hérité, apportés par des gens qui m’ont rendu visite et qui amenaient quelque chose qui avait besoin d’être protégé pour le transport.

Les réseaux sociaux sont une grande mode ces jours. Les blogs ne font pas exception à cette mode et souvent supportent le protocole XFN. Parmi les critère de relation, il y a le fait qu’on est rencontré la personne, ou le fait qu’elle soit de la famille, un collègue ou un confrère. Je propose qu’on ajoute le critère “échange de sac en plastique”.

Si on y regarde bien, le fait d’avoir des sacs en plastique de la personne indique déjà un certain niveau de relation, cela implique soit que la personne vous a apporté quelque chose ou bien que vous avez emporté de chez elle quelque chose. La chose intéressante c’est que la relation est transitive. Au niveau 0, il y a les commerces, j’ai des sacs des différents commerces que je fréquente, que ce soit le super marché en face, ou bien la librairie. Au niveau suivant, il y a les amis, et donc par indirection les commerces que eux fréquentent. Le niveau suivant est plus rare, il s’agit de sacs donnés par des amis qui les avaient reçu d’amis. Éventuellement, cela dessinerait le graphe d’un réseau social.

Une chose amusante à faire serait de trouver les coordonnées des différents commerces et de les reporter sur une carte. Comme de plus en plus de sac portent des adresses web, il suffirait que ces tags supportent les tags contenant latitude et longitude. Cette carte donnerait une bonne idée des réseaux sociaux des gens et permettrait de suivre les flux migratoires des sacs en plastique et savoir ou se trouve le mythique cimetière, où ils vont en fin de vie.

5 thoughts on “Le subtil réseau social des sacs en plastique”

  1. On pourrait signer les sacs en plastique pour pouvoir remonter les réseaux sociaux ?
    Je me dis qu’il y a un cours à faire là-dessus, tant qu’à faire le zèbre en classe….

  2. Alors pour nous c’est mal barré: on donne et on reçoit des sacs variés en allant au marché acheter des légumes ^^; donc pour la traçabilité… tu oublies.

  3. Y a déjà ça pour les billets de banque (eurobilltracker) mais pour la Suisse, hors autoroutes et frontières, bôf bôf.

    Un des intérêts de ton système serait de remonter toute la chaîne quand on découvre un sac plastique dans l’océan : « le sac 51655669999 que vous avez donné il y a2 ans à Mme Michu a été retouvé sur une plage d’Abidjan… »

  4. Solution chère: baguer un groupe de sacs en plastique (comme les oiseaux migrateurs) et les suivre au GPS.

  5. J’ai trouvé une utilité aux petits sacs en plastique surnuméraires : le secourisme. Ma formatrice de premiers secours conseillait d’en utiliser, à défaut de gants, pour voir si une personne saigne, voire pour comprimer un saignement. Ça évite de mauvaises surprises si la victime (voire le soigneur) a un virus quelconque. Je trouve plus pratique que des gants à enfiler dans l’urgence.
    Donc deux petits sacs dans chaque voiture, deux dans l’entrée à la maison, deux dans chaque sac à main/sacs de sport/pochette, etc…

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