Emballages

Rayonnage de Supermarché

Les services de livraison de course à domicile existent depuis un bon moment – leShop.ch a été fondé il y a plus de vingt ans (1997) – mais le super marché physique est resté le point de référence, en terme de parts de marché, mais aussi pour le conditionnement des produits. La crise actuelle est en train de changer cela, et même si on peut espérer pouvoir à nouveau aller au super-marché librement, il faudra du temps, et les gens auront pris des habitudes – je soupçonne que les gens auront plus envie d’aller dans des petits magasins…

La logistique des super-marchés virtuels est largement une extension de celle des super-marchés physiques, et n’a jamais été fondamentalement changée. En ces temps de forte demande, elle est devenue le point faible, si certains produits manquent, le gros problème est d’obtenir un slot, i.e. de la capacité du service de livraison.

Cette capacité va probablement augmenter, des gens seront engagés, des nouveaux véhicules mis en service, mais le mécanisme de livraison est loin d’être optimal : une collection aléatoire de sacs en papier et de boîtes en carton à moitié remplis déposés à partir d’une camionnette. Il conviendrait de minimiser le nombre d’objets déposés, et de maximiser le nombre de ces objets dans la camionnette.

Remplir un sac de manière optimale est un problème théorique difficile, et en pratique, il ne vaut mieux pas mettre les tomates ou les œufs au fond du sac. Les emballages des produits n’ont pas été conçus pour simplifier ce problème, les contraintes d’un emballage de super-marché sont fondamentalement les suivantes :

  • Pouvoir être livré sous forme de palettes
  • Pouvoir être exposé dans un super-marché, que ce soit sur un rayonnage, sur un crochet ou dans un bac.
  • Minimiser le vol et la casse.

Seule la première contrainte s’applique pour la vente en ligne. Pour la livraison à la domicile, la principale contrainte est d’avoir des emballages de taille standardisée et pouvant être empilés. Si en théorie des boîtes de section hexagonales seraient optimales, un système de cubes semble plus pratique. Les dimensions d’une Euro-palette sont de 80 × 120 cm, et le sac standard de la migros semble être d’environ 16 × 32 cm, une arrête de 16 cm semble appropriée.

Un nombre fixe de produits pourraient ainsi être rangés facilement dans une boîte de livraison. Je ne serais pas surpris de voir un système de caution pour ces boîtes de livraison – c’est déjà le cas pour les sac de réfrigération.

L’autre comportement qui a changé est celui d’enlever autant que possible les emballages à l’entrée de la maison. Des emballages conçus pour rendre possible et simplifier ce comportement sont probablement une valeur ajoutée pour les clients, et une raison de plus pour repenser les emballages des produits. De nombreux produits ont déjà deux emballages, une structure en carton et une protection du produit en plastique, par example une barquette en carton avec des pommes de terre, le tout emballé de plastique.

À mon avis, l’emballage idéal aura une structure externe en carton, de taille et de forme standard, qui peut être facilement enlevé. L’emballage intérieur ne comportera que les indications minimales : date d’expiration, le type du produit (si l’emballage est opaque) et une clef pour obtenir les informations sur l’emballage externe, un bête QR-Code ferait l’affaire.

Cette approche peut aussi être plus écologique, le carton peut-être recyclé et l’emballage intérieur minimisé. Les multi-packs peuvent n’être qu’un carton plus grand, avec n emballages intérieurs. Dès le moment où le but de l’emballage n’est plus de se vendre sur un rayonnage, la complexité de l’emballage, la quantité de couleurs de l’impression peut-être simplifiée.

The New Fred Meyer on Interstate on Lombard (7404 N Interstate Ave, Portland, OR 97217 (USA). © Lyza Danger Creative Common BY-SA 2.0.

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