Le renard

Câble rongés par le renard

Emménager dans une maison après avoir vécu dans différents appartements a été un changement pour moi, avec son lot de surprises. Nous avons été aussi confronté à un adversaire inattendu : un renard. Avant le déménagement, j’avais déjà remarqué une pile bizarre de détritus : morceaux de tissus, ballon déchiré. N’ayant pas de sac poubelle sous la main, je les ai rassemblé en une pile. Lorsque je suis revenu le jour suivant, ma pile avait été soigneusement éparpillée et la catelles de la terrasse ornées de traces de pattes qui m’ont fait soupçonner un renard.

Nous avons entrevu la bestiole plusieurs fois de nuit, les voisins ont des lumières automatiques dotées de détecteurs de mouvements, ce qui rend le déplacement furtif plus difficile, je n’ai pas eu l’impression qu’ils faisait des efforts démesurés pour se cacher, cela dit. Un goupil a peu à craindre dans un quartier résidentiel comme le nôtre.

En janvier, les fusibles sautent de manière mystérieuse, je ne trouve pas le court circuit et fini par appeler l’électricien, nous cherchons ensemble pour découvrir que quelque chose a déchiqueté le câble d’alimentation d’une des lumières du jardin. Manque de bol ce n’était pas la source du court-circuit.

À la même époque, mes chaussures disparaissent du pas de la porte, j’en retrouve non loin, et je blâme la tempête, mais aucune trace de la seconde, que je retrouve plusieurs jours plus tard de l’autre côté de la maison, rongée. Il me faut innocenter Éole, pour le coup. Quelques jours plus tard je fais une rencontre surprise le matin, avec le dit renard qui semble avoir passé la nuit sous la devanture à côté de la maison, nous sommes les deux aussi surpris. Il prend la fuite.

Quelques semaines plus tard, c’est une autre paire de chaussures qui disparaissent, à Zürich, le vol de chaussures, même relativement neuves est peu probable. Nous les retrouvons, ainsi que le toit en toile d’un Bollerwagen (une sorte de petit chariot pratique pour transporter les courses et les marmots), planqués dans un buisson à côté de la maison.

Comme la maison était peu occupée avant notre arrivée, je soupçonne que le renard a pris ses aises, je ne l’ai pas vu depuis quelques semaines, mais je soupçonne qu’il ferra bientôt des siennes…

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