Tigres à la retraite – Pentagone

Plan de la ville de Wahlenstadt, dans l'univers de Tigres Volants

Le fil RPGaDay de cette année à été l’occasion pour et de mentionner mon rôle dans le jeu . Si c’est un jeu que j’ai cessé de pratiquer il y a plus d’une décade, j’y avais à l’époque investi pas mal d’énergie. C’est une bonne occasion pour parler de différentes idées que j’avais à l’époque sur ce jeu et j’ai donc décidé d’écrire quelques billets rétrospectifs pour expliquer mes idées de l’époque, avec un peu de recul…


Une de mes premières contribution à Tigres Volants fut la description des trois colonies européennes de la Terre : Europa, Atlantis et Olympus. Cela avait commencé avec une discussion, sur les bancs de l’université, qu’on ne donne pas une planète, et à fortiori cinq, si elles ne sont pas sérieusement pourries. Le but de l’exercice fut donc de définir cinq planètes pourries différemment.

Outre le matériel paru dans le , et plus tard les Chroniques de la Dame de Fer, j’avais créé pas mal de matériel annexe, plans, cartes, compagnies, organisations. Une bonne partie n’a jamais été publié, faute de place, mais aussi de structure.

Europa était la planète la mieux définie, vu que le scénario d’introduction de la première édition avait lieu sur cette planète. C’était un monde clairement inspiré de Blade Runner, à la sauce germanique. À l’époque j’étais un fan de Silent Möbius qui est très inspiré par le film de Ridley Scott, ce qui a donné l’idée de base d’une planète avec de grandes zones industrielles polluées troublées par des évènements surnaturels.

En fin de compte, Europa aussi la planète la plus classique avec des océans, des continents, et un climat quelque peu plus frais que la terre. Ça a été le cadre de nombreux scénarios durant la première campagne de Tigres Volants que j’ai fait jouer, mais c’est un endroit que j’ai délaissé et qui n’a pas beaucoup été utilisé par Alias.

Atlantis vu de l'Espace

Comme le nom le laisse soupçonner, Atlantis est un monde marin – un cadre avec lequel je sentais pas mal d’affinité, je faisais de la voile, et les mondes marins étaient un thème de science fiction à la mode – le scénario de Pierre Zaplotny pour m’avais beaucoup marqué, m’avait beaucoup marqué, même si je ne l’avais jamais fait jouer…

Avant de me mettre à Tigres Volants, j’avais maîtrisé ce jeu, l’un des rares jeux de rôle (avec l’Œil Noir) a être disponible dans les librairies normales, c’était un jeu de science fiction très classique – publié avec de manière très professionnelle, avec des illustrations magnifiques. Même lorsque je faisais jouer à Tigres Volants, cette influence est restée, et peut se remarquer dans la description des planète, très technique, avec gravité, durée de rotation etc – Empire Galactique avait un système de jeu ultra-simple, mais des tables pour générer des mondes.

Je pense qu’Olympus est la planète qui s’est le mieux intégré à la vision créateur du jeu, Alias, en grande partie parce que le monde inclut un élément très important de l’univers à cette époque, les elfes (Eyldar). Alias avait commencé à travailler sur le supplément , dédié à ce sujet. L’autre raison, plus pragmatique, c’est un cadre de jeu dans lequel j’ai fait jouer Alias et Axelle. Lire et jouer n’ont pas le même impact…

Olympus est un monde montagneux à la géologie capricieuse, et habitée principalement par des sectes religieuses humaines et quelque clans Eyldar tombé en déchéance. La nature très fragmentée et low-tech de ce monde en ont fait un contexte plus accessible, semble-t-il.

Un sous-marin émergeant d'un canal sur Olympus

Outre les plans au format vectoriel, j’avais, pour Olympus, fait quelques essais avec un programme de 3D, le logiciel Bryce dont il y avait une version de démonstration sur le CD qui accompagnaient les magazines. Si le programme permettait de faire de joli paysage, les possibilités pour les objets construits étaient très limitées. Si j’arrivais à produire du matériel de jeu utilisable avec un programme de dessin vectoriel, j’ai vite abandonné la 3D.

L’élément clef avec les cinq colonies européennes est qu’elles formaient un pentagone dans l’espace, histoire de fixer l’aspect maudit au boulon de 12. Je m’étais pas mal échiné pour calculer les coordonnées des différents systèmes, et j’avais écris plusieurs programmes pour afficher en 3D des systèmes solaires, d’abord pour le Macintosh, et plus tard en Java. Évidemment il se devait d’y avoir un machin au milieu du dit pentagone, mon idée était d’avoir une planète qui a glissé dans l’hyper-espace suite à une très grosse bataille stellaire. Le voyage jusqu’à ce monde aurait dû être le point culminant de la première campagne… nous ni sommes jamais arrivés, le groupe ayant éclaté bien avant. Ce qui est probablement une bonne chose : le monde dans une autre dimension est réellement un cliché majeur.

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5 thoughts on “Tigres à la retraite – Pentagone

  1. En fait, Olympus est un monde qui s’intègre bien, parce qu’il a pas mal d’éléments qui coïncident avec le metaplot-qui-n’existe-pas.

    Mais on a aussi beaucoup fait jouer sur Asgard, aussi, avec Eric.

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