Montenegro

Petrovac

Les dernières vacances ont été l’occasion d’une escapade au Montenegro, un petit pays de Balkans, qui a l’étrange propriété d’être connu par son nom italien – en monténégrin, le pays s’appelle Црна Гора (Crna Gora). Notre but était de passer un peu de temps au bord de l’Adriatique, et nous sommes restés dans un hôtel au village de Петровац на Мору (Petrovac na Moru)Castellastua en italien, même si je n’ai jamais vu ce nom nulle-part.

Mis à part la langue, une variante de ce qu’on n’appelle plus le serbo-croate, on pourrait se croire en Italie : une mer très bleue, un paysage rocheux avec en arrière plan des forêts. Les anciens bâtiments sont en pierre blanche, criblés d’isolateurs en céramique inusités et de téléphériques pour suspendre le linge.

Si la région était un lieu de villégiature classique du temps de l’ex-Yougoslavie, elle est à présent très prisée des touristes russes, qui sont la majorité des visiteurs. L’offre s’est adaptée: tours avec explications en russe et vin pétillant au buffet du petit déjeuner. Beaucoup de jeunes couples avec enfants et belle-mère. Même si cette année les sanctions liées à la Crimée ont mi un bémol à l’afflux de russes en short, les sempiternels projets immobiliers gigantesques fleurissent, et même s’ils n’avancent que lentement – on est dans le sud – ils défigurent le paysage.

Les tensions qui ont déchiré la région il y a vingt ans sont toujours là, argent immobilier russe d’un côté, pays qui utilise comme monnaie l’euro et voit ses infrastructures financées par la communauté européenne de l’autre. Les prix de l’immobilier ont pris l’ascenseur pour arriver à des niveaux respectables, même pour un habitant de Zürich.

Heureusement la mer est encore bleue, et les bourgades ont encore leur vieilles pierres aux ombres fraîches…

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