Nouveaux Langages

Drapeau de l'Espéranto

J’avais largement oublié l’, jusqu’à ce que les évènements européens m’y fassent penser, la blague officielle européenne de ploum m’encourageant a écrire un billet dans cette langue.

En relisant les textes, notamment sur la grammaire de l’europanto (how to cause international English to implode), j’ai été frappé par la pertinence des reflections sur le rôle du language et la relation entre l’ et l’Anglais international, qui évolue indépendamment de l’anglais natif parlé dans les îles anglaises ou au États-Unis. Coïncidence curieuse, l’Esperanto figure aussi dans les coulisses des origines de l’aïkidō, sujet sur lequel je lis ces temps-ci.

En programmation, un langage qui a implosé, c’est C. Au boulot on utilise C++11, qui a importé de nombreuses constructions venues d’autres langages : boucles simplifiées, lambdas, inférence de type, fonctions pures. Personnellement, je trouve ce nouveau langage très agréable à l’utilisation, dans les faits, la relation avec le C originel est assez ténue : il reste la structure de bloc, les boucles et le contrôle de flots, les opérateurs de base et c’est à peu près tout. Naturellement, C++11 est un effroyable bazar, avec une myriade de concepts et de constructions.

La domination du langage C est similaire à celle de l’anglais : son succès est largement lié à la domination d’Unix, et le fait qu’il est assez facile d’apprendre à programmer mal en C, personne ne prétend réellement le maîtriser. Les failles de sécurité qui font régulièrement les nouvelles en sont le symptôme le plus apparent.

Depuis 40 ans, différentes personnes ont proposé des cathédrales pour remplacer C, des langages plus clairs, mieux structurés, moins prompts aux problèmes de sécurité, bref des Espéranti informatiques. Java est parvenu un temps à menacer C, mais le comportement d’Oracle et les problèmes de sécurité et de performance font que le langage a perdu de son attrait.

Le langage est une autre tentative, qui semble aussi chercher à se rapprocher du C originel, avec certains archaïsmes, comme l’utilisation généralisée de tableaux – une sorte de romantisme qui me rappelle l’existence de l’accusatif en Espéranto.

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