Premières impressions d’Inde

Une place encombrée de véhicules et d'étals

l’Inde est un de ces pays qu’il est difficile d’éviter lorsque l’on travaille dans l’informatique. Je suis donc allé pour le travail en Inde, une semaine à Hyderabad et un week-end à Jaipur. Naturellement c’est un laps de temps bien trop court pour comprendre un sous-continent, mais c’est au moins un contact concret.

Première impression : on dirait le sud, mais décuplé. J’ai retrouvé beaucoup de ce que j’associe avec le sud de l’Europe : une végétation colorée, une organisation chaotique et beaucoup de gens qui vaquent dans le décor. Il y a simplement plus de tout, de couleurs, de chaos, et de gens, avec dans les interstices des constructions modernes, beaucoup de saleté et misère.

Dans la plupart des villes où j’ai été pour le travail, Paris, Tōkyō, Pittsburgh, je pouvais aller de l’hôtel au bureau à pied, à Mountain View il me fallait soit une voiture de location ou un vélo. À Hyderabad, seulement 2.6 km séparaient mon hôtel du bureau, il était inconcevable que je fasse le trajet à pied. Non pas à cause de la chaleur, que j’ai trouvé très supportable, Hyderabad est loin de la mer, et l’air était plutôt sec, mais simplement à cause du chaos routier et des poches de misère qui parsemaient la route. Contrairement à Jaipur, je n’ai pas vu de vaches sur la route à Hyderabad, mais cela reste un tourbillon de piétons et de véhicules variés qui font du grand n’importe quoi.

Paranoïa justifiée ou non, mon employeur m’interdisait de me déplacer à pied, où même avec des taxis locaux, offrant en lieu et place un système de limousines. Chaque hôtel, chaque monument est équipé d’un détecteur de métal, mais le rôle exact de l’appareil semble être avant tout de servir de fétiche, la sonnerie est systématiquement ignorée, soit parce qu’on est toujours fouillé, soit parce qu’on ne l’est jamais. Je me suis demandé si le rôle de ces machines n’était pas simplement d’assoir l’autorité des gardiens des différents lieux, leur arbitraire pouvant ainsi être justifié par la technologie.

Ce qui est sûr c’est que l’autorité est une des notions les plus mystérieuse du pays, tout le monde fait n’importe quoi, mais en même temps une foule de gardiens, sous-chefs, militaires, guides se pressent pour essayer de faire valoir leur autorité, largement imaginaire.

2 thoughts on “Premières impressions d’Inde”

  1. Ton expérience me rappelle un peu ce que j’ai vécu au Bengladesh il y a un peu plus d’un an, particulièrement l’aspect chaotique et miséreux.

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