Deux ans à Zürich

Je vous souhaite une bonne année à tous, Avec le début de l’année placée sous le signe du bœuf, cela fait deux ans que j’habite à Zürich, et l’occasion de faire un peu le point. Une période de deux années peut sembler quelque peu courte, mais depuis la fin de ma thèse, c’est la période la plus longue durant laquelle j’ai eu une situation stable : même emploi, même domicile (même pays). Voyager est quelque chose de très intéressant, mais aussi de fatiguant : à force de changer de pays, on se retrouve avec beaucoup d’amis dans des fuseau horaires différents. C’est une bonne base pour organiser des voyages, mais pas l’idéal pour la vie de tous les jours.
Mes objectifs en arrivant étaient de m’installer complètement, trouver un groupe de jeu de rôle, un club d’Aikidō, et trouver des cours de Japonais. Par installation complète, j’entends avoir effecti­vement sorti toutes mes affaires des cartons, et aménagé toutes les pièces de l’appartement. Lorsque j’habitais à Saint Genis-Pouilly, je suis arrivé à un stade ou une pièce de l’appartement était encore un demi-chantier et que je commençais déjà à organiser mon départ. Je ne suis pas encore totalement satisfait par l’aménagement de mon appartement, mais aucune pièce n’est plus en chantier.
Je n’ai techniquement pas trouvé un groupe de jeu de rôle, c’est plutôt l’équipe du Bois du Chet qui m’a trouvé. Mais cela reste une équipe très sympa, si certains membres sont partis pour le nouveau monde, il reste un groupe suffisant pour jouer assez régulièrement. Pour l’Aikidō, l’Aikikai-Zürich est très sympa, même si le dōjo est situé de l’autre côté de la ville. L’objectif qui m’a demandé le plus de temps était de reprendre des cours de Japonais: je n’ai pas trouvé de cours à la Migros d’un niveau qui m’intéressait, et les autres écoles me semblaient hors de prix. Pour finir j’ai trouvé ce qui me convenait le mieux des cours privés donnés par une étudiante.
Un des sujets d’inquiétudes pour les romands s’installant à Zürich est le suisse-allemand. Curieusement, cela ne semble pas être un problème trop sérieux pour la majorité de mes collègues qui parlent principalement anglais – c’est surtout un sujet de frustration pour les allemands. Si je parle le Suisse-allemand, c’était une langue que je n’avais pas pratiqué activement durant près de trente ans, le résultat est un peu bizarre, mais j’arrive à discuter avec les gens sans trop de problèmes. Parfois ils pensent que je viens de Bâle (je suppose que c’est l’accent français trop marqué).
Je me suis bien habitué à la vie à Zürich, si les gens et les commerçants en particulier ne sont pas aussi aimables qu’au Japon, il le sont déjà bien plus qu’à Genève. Je n’ai toujours pas de voiture, mais je n’en ressent réellement pas le besoin, le réseau de transport publics de Zürich et des environs est très dense et mon abonnement général me suffit largement.
En conclusion un bilan positif, nous verrons comment tout ça va se développer l’année prochaine…

4 thoughts on “Deux ans à Zürich

  1. C’est difficile pour moi de juger – le dialecte de Bâle est un peu spécial, c’est le seul qui n’est pas du haut alémanique (il ne font pas le k chuintant).

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