Administrations & Lunettes

Aujourd’hui j’ai été retirer ma 外国人登録 (gaikokujin-tōroku), aka ma Gaijin-card à la mairie, enfin la succursale locale de la mairie (la structure administrative ici est assez compliquée, et cera l’occasion d’un autre billet). Cette carte sert de pièce d’identité ici, et est nécessaire pour la plupart des opérations administratives. J’ai aussi été à la poste recevoir la traduction de mon permis de conduire.

Une des choses amusantes que j’ai remarqué – mis à part que 辰口 (Tatsunokuchi) a deux bureaux de poste 郵便局 (yūbinkyoku), et que naturellement, j’ai d’abord été au mauvais – c’est que dans les deux administrations, on trouve un petit présentoir, avec trois paires de lunettes à la monture en plastique coloré : une rouge, une jaune et une verte. Je pense que c’est pour les personnes âgées qui ont oublié leur lunettes – avec différent types de lunettes selon les problèmes des gens. Il faut dire que les formulaires japonais tendent à être compliqué, et écrit très petit. Je peux comprendre que lire des kanjis minuscules quand on est miope n’est pas une chose aisée.

À bien y réfléchir c’est une solution toute japonaise au problème, au lieu de simplifier les formulaires et d’écrire gros, on installe une infrastructure de lunettes publiques.

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Boulettes de riz high-tech

Une des choses fascinantes au Japon, ce sont les resources techniques impressionnante qui sont déployées pour résoudre des problèmes de la vie de tous les jours qu’en Europe on considérerait comme futiles. Alors qu’en Europe, on peine à faire des emballages de vache qui rit qui s’ouvrent réellement avec la languette, des ingénieurs ont inventés les boulettes de riz de riz high tech. Les お握り (onigiri) sont des boulette de riz très populaires. Elles sont en général emballées dans du 海苔 (nori, et fourrées de diverses manières – on en trouve pratiquement dans tous les magasins.

Le gros problème des noris préfabriqués, c’est que le riz est humide, et le nori, pour garder sa saveur, doit rester sec. Donc si on assemble le Nori a l’avance il n’est pas bon et emballer l’onigiri dans le nori demande un peu de dextérité. Que faire? Les ingénieurs nippon on trouvé une solution astucieuse, avec un emballage spécial. Quand on déballe l’onigiri, on enlève d’abord une languette, qui découpe l’emballage en deux.

Onigiri emballé Onigiri languette enlevée

Une fois la languette enlevée, on retire délicatement les deux moitiés de l’emballage, en suivant l’ordre indiqué sur l’emballage. Ce faisant, une séparation plastique entre le nori et le riz est retirée – on peut l’apercevoir sur la partie déjà enlevée de l’emballage sur la troisième image. Il suffit de replier le bord du nori pour avec un Onigiri fraîchement préparé.

Onigiri partiellement ouvert Onigiri prêt à manger

Une fois de plus, la technologie fait des merveilles…

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Téléphone mobile Vodafone 802SE (Sony Ericsson V800)

Le keïtaï

Téléphone mobile Vodafone 802SE (Sony Ericsson V800)

Après deux jours de démarches administratives, et grâce à l’assistance précieuse d’Eva (que son nom soit béni dans les cieux), je suis un être humain au sens Japonais, j’ai un keïtaï. Il ne s’agit naturellement pas d’une sorte de sabre, mais bien d’un téléphone mobile. J’ai pris le modèle le moins cher (fondamentalement ceux qui sont gratuitement donnés avec l’abonnement) et qui ait des menus en Anglais. Cela ne veut pas dire qu’il soit simple, vu que l’engin, un Sony Ericson 802SE a naturellement beaucoup plus de fonctions que le simple mobile que j’utilisais en Suisse. Le premier effet, est que le petit appareil photo numérique que portait toujours avec moi ne me sera plus d’aucune utilité, vu que l’appareil photo dans ce téléphone a une résolution légèrement supérieure.

Le keïtaï n’était naturellement que la dernière phase d’un long processus, il a d’abord fallu m’enregistrer comme étranger, et enregistrer mon hanko, puis avec une attestation temporaire, ouvrir un compte bancaire, réaliser que la banque avait gardé l’original de l’attestation et donc qu’il en fallait une nouvelle et repasser à la mairie, et enfin aller prendre le téléphone. Chaque étape a naturellement demandé de remplir des formulaires. Chaque fois il a fallu écrire mon nom en roman-ji (charactères romains), puis montrer la retranscription en katakanas, qui est assez complexe vu que mon nom comporte des sons qui n’existent pas dans la langue Niponne, et que vu que les données devaient correspondre à ce qui était écrit sur mon passeport, il a fallu retranscrire tous mes noms. Évidemment le résultat est assez long: ヴィズマン マティアス ガリ ファビアン. Évidemment cela faisait beaucoup trop de caractères pour entrer dans les cases du formulaire. Donc je m’attends à recevoir des courriers avec mon nom coupé de manière créative. Il a fallu aussi convertir ma date de naissance dans le calendrier traditionnel – je suis né en l’an 47 de la période Shōwa. Tous ces formulaires ont été abondamment tamponnés avec mon Hanko.

J’ai aussi ouvert un compte à la poste, avec chaque compte, j’ai reçu un livret en papier, avec, écrit à la machine, la valeur de mon dépôt initial. J’avais un livret d’épargne comme ça, à la BCG, il y a très longtemps. Enfin, avec le compte en banque et le téléphone mobile, j’ai reçu un paquet de serviettes. Il semblerait que ce soit le cadeau traditionnel en cette saison, mais le contraste est saisissant, des formulaires et des documents comme je n’en ai plus vu en Suisse depuis des décennies, un téléphone mobile très avancé (pour son prix) par rapport à la Suisse, et un cadeau incongru pour la Suisse (imaginez l’UBS donner des serviettes aux gens qui ouvrent un compte, ça pourrait être mal interprété). Ce constant mélange entre ultra-moderne et vieilleries est probablement une des choses les plus troublantes du Japon.

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