Une elfe qui reçoit un baiser d'un aventurier

Reflets d’Ancien Zines

Observatoire avec une lunette qui pointe sur la Lune.

J’ai récemment récupéré lors d’une visite chez Roboduck un lot d’anciennes illustrations du , principalement des dessins de Philippe “Φ” Schutz. Dans le lot, il y a des dessins pour un scénario Rêve de Dragon que je suis en train de remettre en page, l’Oasis des Deux Lunes. Croyant les illustrations originales perdues, j’avais demandé à Fiorella de faire de nouvelles dessins. Je me retrouve donc à présent avec deux lots d’images dans des styles très différents. Je pense garder celle de Fiorella pour les personnages et garder les paysages de Phi. J’espère pouvoir bientôt mettre une version mise en page du scénario en ligne.

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Jeu de rôle magazine n°3

Jeu de Rôle Magazine n°3 – Couverture

J’ai profité d’être en France pour acheter un magazine de jeu de rôle, ce qui est toujours plus difficile en Suisse. Cela fait des années que je n’achète plus régulièrement de telles revues, je ne joue plus si régulièrement, et généralement des vieux jeux qui ne sont pas traités dans les magazines.

C’est donc surtout par curiosité que j’ai acheté le numéro trois de Jeu de Rôle Magazine que j’ai lu dans le train pour Zürich. À la lecture, j’ai eu l’impression étrange que le temps ne s’était pas écoulé : l’exemplaire que j’avais entre les mains était daté de 2008, mais il aurait très bien pu avoir été écrit quinze ans plus tôt. Une présentation de ce qu’est le jeu de rôle, une présentation de PJ, quelques scénarios dont un pour l’Appel de Cthulhu.

J’ai d’abord lu le scénario pour « Contes de Fée ». J’ai tendance à préférer les scénarios qui donne une vue d’ensemble de l’histoire dans l’introduction, le lecteur étant un maître de jeu, dévoiler la structure de l’histoire au fur et à mesure me semble un artifice ennuyeux qui nuit à la compréhension du scénario. Dans ce cas, je n’ai pas eu besoin: à la fin du premier quart de la seconde page, je savais déjà que le chambellan était un humain venu du vrai monde ou on s’ennuie – je pense que reprendre des idées de scénario des albums d’Olivier Rameau (sans le citer) n’est vraiment pas très malin pour ce genre de jeu. Le reste de la lecture du scénario se résumait à considérer l’unique épreuve qui consiste à décrocher la lune. Dire que je n’ai pas été impressionné par l’originalité de l’idée est un doux euphémisme, mais bon, c’est un jeu de rôle qui est censé être utilisable avec des enfants…

Ensuite, j’ai lu le scénario Capharaüm « La cité des sables ». Je ne connais pas ce jeu, mais j’aime beaucoup le style des milles et unes nuits. Là encore, pas de résumé du scénario au début, mais la présentation parle d’alternance de combats endiablés et de phases de roleplay. Le scénario est très simple : les joueurs cherchent une cité mystérieuse, accompagnés par un ami d’enfance qui est naturellement un traître. Les étapes sont : sauver l’ami traître d’une mise en scène, découvrir et faire parler un poète qui parle à l’envers pour trouver la cité des poètes, rejoindre une caravane, se faire attaquer par des pillards et sauver par les faux membres de la secte, découvrir une cité de poètes, parler en rimes pour apprendre la position de la cité des sables. La cité en question implique un boss de fin de niveau, qui détruit la cité. On termine avec l’attaque des membres de la fausse secte. Naturellement les personnages qui sont censé être astucieux ne peuvent pas découvrir les membres de la fausse secte qui les suivent dans le désert avant le dénouement final (on parle des antagonistes qui se sont fait rosser au début du scénario). Naturellement, le meilleur ami traître doit être joué de la manière la plus puante possible, sinon les joueurs ne se douteront de rien, je présume.

Comme toujours dans les magazines de jeu de rôle, les mots imaginaires et originalité sont utilisés à tout va, et je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Princess Bride «That word you keep using, I don’t think it means that you think it means».

Je ne peux pas honnêtement prétendre que mes scénarios étaient tellement plus originaux à l’époque ou j’écrivais dans le Tinkle Bavard, mais l’impression que rien n’a bougé depuis a quelque chose de frustrant. Je suppose que c’est une bonne nouvelle, que cela indique qu’il y a un certain renouvellement et des nouvelles têtes. Cela ne m’a pas empêché de souhaiter que ces magazines ne continssent du matériel de meilleure qualité.

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