Myamoto
Musashi
The book of five rings
Translation by William Scott Wilson

The book of five rings (五輪書)

Myamoto
Musashi
The book of five rings
Translation by William Scott Wilson

五輪書を英語で読みました。面白い本です。武道だけに当てはまりないと思います。プログラムも。

I have read the english translation of the book of five rings, a very interesting book. I don’t think it is only applicable to martial arts, but also to coding.

J’ai lu la traduction anglaise du livre des cinq anneaux, un ouvrage très intéressant, qui ne s’applique à mon avis pas seulement aux arts martiaux mais aussi à la programmation.

The book of five rings is considered by some as the second book of strategy after Sun Tsu’s Art of War, and Musashi is some kind of legend in aikidō circles, so when I found a copy of the book of five ring I bought it. These days I’m reading a lot of stuff about martial-arts, so it made it to the top of the pile.

The book of five rings

William Scott Wilson
Kodansha International 2002
ISBN : 978-4-7700-2801-3

While the text present itself as a martial art reference, it borrows a lot of metaphors from other workmanships, a carpenter in the introduction, a sailor later on. To a large extent, the text is about management and focus, and a no nonsense approach to things, and I found a lot of ideas could be applied to programming: understanding the problem, aligning oneself with the rhythm of things, and changing approaches when ones does not make progress. Musashi advises against any form of preferences, be it for stances, techniques, or weapons, such preferences prevents one from choosing the right approach for the problem at hand. The same could be said about the various techniques, languages, frameworks and paradigms that pullulate in the computer science world, and probably many fields of human endeavour.

In the martial arts, when your opponent is going to use some technique on you, it is important tat you let him do it if it’s useless one. But, if his action is functional, suppress it and keep him from completing it.

Another important notion of the book is the void ([ MU]), not having a stance, not thinking the martial-art part, instead having your mind observe the situation gathering information. The underlying idea, to be part of the flow, and not let the intellect interfere with that flow, seems to be recurring thing in my life these days, both for work (getting myself and the team in flow of coding) and in aikidō.

While I felt the translation by William Scott Wilson was pretty good, and the provided notes were insightful, the text still has the heavy handed feeling of religious texts: while short, there are many repetitions, and each section finishes with a sentence explaining that this section is very important and needs to be studied further.

One last note about this edition, while the assembly of the paper jacket was pretty weird, the book itself is quite well made, good paper, and a nice layout, not intrusive, but very elegant with a few nice illustrations. All in all I think this book is a worthwhile read, in particular if you are interested in martial arts.

Flattr this!

La fin des temps

Haruki Murakami 
 La fin des temps

Le livre La fin des temps d’Haruki Murakami avait à priori tout pour me plaire, un auteur que j’aime bien et un thème qui était fait pour me plaire, un informaticien qui part au pays des merveilles. Voici la présentation en dos de couverture.

Pour se rendre chez le vieux savant qui l’a engagé, un informaticien prend un ascenseur tellement lent qu’on ne sait pas s’il monte ou s’il descend. À l’arrivée, une jeune fille rondouillette et charmante l’accueille par un « C’est rat » pour le moins étrange. Mais cou sent le matin d’été dans un champ de melons… Bievenue au Pays des merveilles sans merci !

Ce livre souffre malheureusement d’un gros problème : la traduction, par Corinne Atlan est à mon avis très mauvaise. Je ne parle pas ici de problème de rendu en français de notion subtiles de la langue nipponne, d’approximation dans la traduction de tel ou tel terme de cuisine japonais. De fait, il y a admirablement peu de choses très japonaises dans le texte. Non, le problème c’est que le français à l’arrivée est lourd, maladroit et contient suffisamment de fautes pour qu’une personne comme moi les remarque et s’en irrite. Pour moi, le point critique a été atteint lorsque la traduction utilise l’expression « juger à l’aube de XXX ».

L’histoire est en elle même relativement lente et contemplative, elle m’a fait penser à l’animé Ailes Grises avec un petit univers étrange clôturé. Il y a beaucoup d’allusions littéraires: Les Frères Karamazov, Le Rouge & le Noir. Un auteur de littérature qui écrit en 1985 sur l’informatique et le cryptage avait probablement quelque chose d’original à l’époque, mais j’ai trouvé son approche très maladroite, ce qui fait un peu tâche avec un auteur qui manipule des idées assez complexes dans d’autres domaines. Peut-être que ses idées sur le cryptage ont, dans la version originale, une certaine beauté lyrique, si elles existaient, elles ont à mon avis été perdues à la traduction.

Haruki Murakami
Traduction Corinne Atlan
Points
ISBN : 978-2-02-051113-1

En conclusion, je pense que La fin des temps, est un potentiellement un roman intéressant, avec des réflexions intéressantes, et un univers original. À mon avis, le texte est desservi par la traduction, et je recommanderai la lecture du texte en anglais, ou s’il existe une autre traduction en français, de choisir celle-là. Personnellement, je pense que je vais éviter d’acheter d’autres traductions de Corinne Atlan.

Flattr this!

N•P de Banana Yoshimoto

Banana Yoshimoto
N•P
Traduit du japonais par Dominique Palmé et Kyōko Satō&#013Rivage Poche / Bibliothèque étrangère;
Couverture: Jean-Phillipe Delhomme

N•P de Banana Yoshimoto est un livre intriguant. Pour un informaticien NP est l’acronyme de non-poly&syh;nomial, ce qui décrit des temps d’exécutions si longs que cela rend l’algo­rithme inutili­sable en pratique. Le résumé au dos du livre m’a paru trompeur, il parle d’une malé­diction liée à la difficile traduction en japonais d’un roman écrit en anglais, et des suicides qui l’accompagnent. On s’attendrait presque à une version nipponne du Necrono­micon il n’en est rien. L’histoire est bien plus jolie, plus floue, plus délicate.

Par beaucoup d’aspect, ce petit livre m’a fait penser à un rêve, à la lecture l’histoire est prenante et les personnages bien définis, mais une fois terminée, j’ai de la peine à définir ce qui fait ce roman, si j’essaye de le synthétiser, il ne reste que les impressions d’un été japonais, et des relations ambigües, naturellement.

Il y a un certain paradoxe a lire la traduction française d’un roman japonais qui traite de la traduction en japonais d’un roman écrit en anglais par un japonais, mais le texte contient plusieurs considérations intéres­santes sur l’acte de la traduction. Je n’ai pas trouvé de problème majeur à la traduction, qui m’est parue naturelle, peut-être qu’il aurait fallu noter quelque part que le nom Sui est un syno­nyme du kanji pour l’eau »(水), peut-être que j’ai juste raté la note de bas de page. De fait, la fameuse nonante-huitième nouvelle qui sert de trame à l’histoire est probablement l’histoire elle-même. Quand au titre, sa nature est resté mysté­rieuse pour moi. Qu’on ne s’y trompe pas, si le ton et l’impression du livre sont léger comme une brise, les thèmes sous-jacents sont lourds comme un orage : inceste, suicide.

N•P
Banana Yoshimoto
Rivages Poches
ISBN : 978-2743-604-851

En conclusion un petit livre (180 pages) très agréable à lire, mais qui en même temps apporte des idées intéressantes, mais qui évoque des sujets graves.

Flattr this!

Couverture du Livre "Le Convoi de l'Eau" Akira Yoshimura - Actes Sud

Le Convoi de l’Eau / 水の葬列

Couverture du Livre "Le Convoi de l'Eau" Akira Yoshimura - Actes Sud

吉村昭の水の葬列は仏蘭西語で読みました。本当に感動な小説です。

J’ai lu Le convoi de l’eau d’Akira Yoshimura. C’est une nouvelle très émouvante.

J’avais ajouté ce livre à ma liste après avoir lu une très bonne critique dans le journal le Temps il y a de cela déjà un bon moment. Cette lecture a confirmé mon goût pour les nouvelles nippones : ici encore, j’aime le style fluide et dense, la narration concentrée sur l’essentiel. Le récit nous plonge dans les sentiments troubles d’un ouvrier exilé sur un chantier dans une vallée forestière perdue et nimbée dans les brumes. Si vous cherchez une histoire claire, avec un dénouement et des explications, passez votre chemin. L’histoire suit la dynamique des saisons et de l’interface entre un village reculé et le chantier des ouvriers, chaque côté suivant sa logique propre et étrangère.

Le Convoi de l’Eau
Traduction : Yutaka Makino
Actes Sud
ISBN : 978-2-7427-7150-9

Je suis resté un long moment agrippé à la rambarde de la tour de guet, abattu. Devant mes yeux se succédaient les montagnes enneigées, indifférentes, en une étendue qui se déroulait à l’infini.

Flattr this!

Saules aveugles, femme endormie.

Saule Aveugles, Femme Endormie

Comme j’avais beaucoup aimé « Kafka sur le rivage », de Haruki Murakami, lorsque j’ai vu le livre « Saules aveugles, femme endormie » (盲柳と眠る女)mekurayanagi to nemuru onna, je me le suis acheté sans hésiter. J’aime bien les recueil de nouvelles, que je peux lire à mon rythme, sans avoir à craindre les interruptions. Il m’aura fallu plusieurs mois pour terminer ce livre : après avoir lu les premières nouvelles avec beaucoup de plaisir, j’ai eu de moins en moins de plaisir à lire. J’ai eu l’impression que les histoires se ressemblaient de plus en plus, avec de moins en moins d’éléments fantastiques et de plus en plus de discours sur le Jazz. C’était probablement un effet de lassitude, car après une pause, et la lecture d’autres livres, j’ai repris le recueil avec plaisir et fini les histoires restantes rapidement.
Même si j’ai reconnu le style de l’auteur de « Kafka sur le rivage », ce texte était pour moi très différent, en effet j’ai lu le premier livre en anglais. Je n’ai mal­heureusement pas le niveau pour lire l’original, et ces deux textes me sont donc parvenus par une forme intermédiaires différentes. J’ai l’impression que le style de« Saules aveugles, femme endormie » est plus lent, mais aussi plus délicat, plus raffiné. Peut-être que la langue française permet mieux de rendre les nuances du Japonais, peut-être suis-je juste en train de comparer deux traducteurs ou simplement des styles différents dans les textes originaux.
Les différentes nouvelles qui composent « Saules aveugles, femme endormie » sont des récits courts de la ville de japonais plutôt ordinaires, avec un élément fantastique plus ou moins marqué. Le style est très introspectif, et dans la majorité des cas, les histoires n’ont que des résolutions partielles. On retrouve tout les éléments de la vie dans un désordre un peu surréaliste sur-poudré de théories curieuses. Un style qui me paraît très japonais.

Les Italiens seraient-ils étonnés de savoir que ce qu’ils exportaient en 1971, en réalité, c’était la solitude ?

En conclusion, un livre un peu difficile à la lecture, sans beaucoup d’action, mais écrit dans un style très raffiné, et avec quelques éléments très originaux.

Flattr this!

Kafka on the shore

Kafka on the Shore by Haruki Murakami - Cover

For my birthday, Péter gave me the book “Kafka on the shore” – 海辺のカフカ (Umibe no Kafuka) – by 春樹村上 (Haruki Murakami). It was lying on top of my to-read book pile for some time, but I took it with me during my trip to Nancy, and basically read in in one week-end in the train. Basically I did not see the time fly by during the train ride, neither did I sleep (something I often do in the train). As I had no idea what kind of book Kafka on the shore was, It was a complete surprise, I first though it would be some weird murder story, but the story revealed itself as something more complex and interesting.

Kafka on the Shore

978-0-0994-5832-6

The overall story somehow reminded me of the Tim Powers‘s stories, in particular the book “Expiration Date”, where a teenager runs away, discovers the world and slips into a parallel world where strange things exist. In both cases, the story is a quest to restore some balance, both inside the characters and in the outside world. While the general themes are similar, the styles are quite different. Tim Powers’s writing have a certain energy, I found “Kafka on the shore”, more complex and subtle and better written, even though I read a translation. It is a book I had pleasure to read and might read it again, just to find the many small things I certainly missed.

Flattr this!