Affiche du film Le nez dans le Ruisseau

Le nez dans le ruisseau

Affiche du film Le nez dans le Ruisseau

Si beaucoup d’histoires se passent à Genève, il est rare qu’un film soit réellement tourné à Genève. Le nez dans le ruisseau de Christophe Chevalier, est un film qui se passe à Genève, et qu’y a été réellement tourné, on peut reconnaitre les lieux, les accents et le Salève en toile de fond.

Le film raconte l’interaction entre un vieux professeur spécialiste de Rousseau, un enfant surdoué qui a compris le philosophe, et une journaliste TV qui se fait vieille. Ils se rencontrent dans le cadre d’un reportage sur Rousseau, et ce faisant découvrent le sens de la vie.

Titre : Le nez dans le ruisseau
Directeur : Christophe Chevalier

Si c’est agréable de voir un film ayant pour décor une contrée que je connais, j’ai trouvé le film lui même très mécanique, ce qui est un peu ironique pour un film qui a pour thème un fils d’horloger. Le film fonctionne, mais l’intrigue est horriblement convenue, les personnages clichés à souhait, musique et tournage sont on ne peut plus classiques, avec moult travellings à travers la nature et violons, à croire que la musique a été jouée par une orchestre slave… La seule pointe d’originalité est le Cé qu’è lainô joué durant les crédits de la fin.

En fin de compte, je dirais que ce film est acratopège : pas mauvais, mais dénué d’originalité. Vu le thème, un scénario et un tournage aussi convenus semblent quelque peu absurde…

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Le vaisseau spatial VDS Carnotzet avec deux chasseurs d'escorte sur fond de planète

La guerre des romands

Le vaisseau spatial VDS Carnotzet avec deux chasseurs d'escorte sur fond de planète

Il y a quelques temps, je parlais du film de science fiction suisse , en affirmant que c’était probablement le seul film de science fiction suisse qui serait jamais tourné de mon vivant. Alias a fait remarquer, fort à propos, qu’il y avait aussi La Guerre des Romands.

J’avais vu la bande annonce sur le ouèbe ainsi que les petits films d’animation qui sont les précurseurs de ce film, quatre épisodes des Valaisans dans l’Espace, ils m’avaient suffisamment fait rire pour que je commande le DVD. Le créateur de ce film, n’est autre que Hatman, un ancien de Couleur 3, la radio suisse-romande pour jeunes qui fête son trentième anniversaire cette année.

Comme le titre l’indique, le film parle surtout des romands et de leurs interactions, chaque canton étant un vaisseau spatial, avec des équipages typiques. L’action tourne autours du VSS Couchepin qui affronte le navire vaudois VDS Carnotzet. L’intrigue n’est pas très importante, les effets spéciaux très simples, et les acteurs ne font pas exactement du Shakespeare, mais ce n’est pas très important, le film est surtout une caricature des caractères et des interactions entre les différents suisse-romands, leur différences, leur caractères, leurs accents.

Là où les épisodes animés se concentraient exclusivement sur les valaisans, le film dépeint aussi avec une certaine finesse les vaudois, procéduriers et pris dans une utopie où la fête des vignerons est permanente. J’ai bien aimé le contraste entre les valaisans, resté dans la série Star Treck originale et ses pyjamas, là où les vaudois semblent plus dans la période Babylon 5.Le film est court (30 minutes), et même si je comprends que ça n’aurait pas été possible avec les moyens disponibles, j’aurais aimé voir plus des autres cantons, réduits à leurs vaisseaux et leurs capitaines.

Est-ce que La Guerre des Romands a le moindre intérêt pour des personnes qui ne connaissent pas la Romandie et ses divisions. Je n’en sais trop rien. Pour les autres c’est un film très amusant (même ma mère a rigolé).

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Carte de la gare de Praille et du port Fluvial

Quand Genève rêvait d’un port

Carte de la gare de Praille et du port Fluvial

Une des choses que l’on apprend à l’école, c’est que la Suisse ne possède qu’un seul port fluvial, à Bâle sur le Rhin. En grandissant, on entend différentes histoires, des légendes presque, sur différents projets pour développer l’infrastructure fluviale en Suisse, notamment le projet du Canal Transhélvétique, qui devait connecter le Rhin au Rhône en passant par le lac Léman et le lac de Neuchâtel.

En me baladant sur l’historique du projet CEVA, je suis tombé sur cette carte datant d’avant la guerre (malheureusement en Flash), qui montre un projet de port fluvial près de la gare de la Praille, là où se trouve à présent la Caserne, la piscine des Vernets et des entreprises comme Rolex. Ce projet de port explique aussi pourquoi les voies de marchandises font une immense boucle en direction de l’Arve. Si le projet réalisé après la guerre est différent de celui projeté en 1912, la voie entre Cornavin et la Praille suit un trajet plus direct, celui en cours de réalisation semble suivre à la lettre cette carte qui date de 70 ans.

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Cartographie Amusante

Carte aux alentours Prés Jin, près de la frontière entre la France et la Suisse.

J’ai toujours eu une fascination pour les cartes, en dessiner en préparation d’une partie est un de mes grand plaisirs. Le fait de pouvoir peu à peu définir, et par-là, découvrir une géographie, un univers, est à mon avis un des attraits de beaucoup de jeux de gestion, que ce soit ou . Sans surprise, le jeu de cette série que j’ai préféré était , où l’on peut même façonner le relief. Je soupçonne que c’est le même satisfaction que de construire des maquettes de train.

Récemment j’ai redécouvert le même plaisir dans quelque chose qui n’est techniquement pas un jeu: Mapmaker. Il s’agit de l’outil pour éditer en-ligne les données des cartes de Google. Cela permet d’ajouter des détails comme le nom des champs, des églises, mais aussi les sentiers qui manquent. Le site n’est pas encore lancé pour la Suisse, mais est il disponible pour la France depuis quelques temps. J’en ai profité pour compléter mon ancien voisinage à Saint Genis-Pouilly, cela a été l’occasion pour moi de rechercher un peu l’histoire de la région.
Ce que j’ai découvert avec intérêt  :

  • La région du Genevois fut annexée en 1536 par les bernois qui détruisirent plusieurs villages et monastères.
  • Outre l’Allondon et le Lion, les rivières de la région ont des noms intéressants  :
    L’Ouaf, le Nant de l’Écra, le Bief de la Janvoin, le petit et le grand Journans, et la Bossenat.
  • Il existe un chemin des Equimoches. Je n’ai pas trouvé le chemin des Equibeaux…
  • L’Église de Chevry a brulé le mois dernier, cette fois-ci, les Bernois n’ont probablement pas été impliqués.

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Convention 7 mai 1912

Rejouer le XIXᵉ siècle…

Article 10
La présente convention ne déploiera ses effets qu'après l'entrée en vigueur des deux conventions suivantes :
1) la convention entre le canton de Genève et la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, mentionnée à l'article premier ci-dessus :
2) la convention entre l'administration des chemins de fer fédéraux et la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée pour la circulation des trains sur la ligne de Genève à la Plaine et pour leur admission dans la gare de Genève-Cornavin.
Art. 11
Les ratifications légales de la Confédération et du canton de Genève sont réservées. Si ces ratifications n'intervenaient pas de part et d'autre jusqu'au 25 décembre de l'année courante, la présente convention serait nulle et non avenue.
Ainsi fait à Berne, en deux doubles, le 7 mai 1912.
Au nom du Conseil fédéral suisse : [signatures]
Au nom du Conseil d'État du canton de Genève : [signatures].

Il y a maintenant cinq ans, j’avais écrit un billet une autre troisième voie où je faisais remarquer que techniquement, alors que tous réclament à grand cris une troisième voie ferroviaire entre Genève et Lausanne, il en existe une qui rouille à l’abris des regards.

J’ai découvert par hasard une association qui propose en 2012 la même chose que je moi il y a quelques années : créer une voie entre la ligne du pied du Jura à Saint-Genis Pouilly et la ligne CFF près de Satigny. Je trouve intéressant qu’ils soient arrivés exactement au même conclusions que moi de manière indépendante – en tout cas, il ne citent pas mon blog. Dans tous les cas, je souhaite bonne chance à cette association.

Si je regarde le réseau de train autours de Zürich, de nombreuses lignes datent de l’époque des pionniers du rail, l’actuel S41 utilise les voies construites pour relier Winterthur à Bâle, le S4 la voie qui transportait aussi les marchandises jusqu’à l’usine de bière Hurlimann. Le trajet du CEVA n’est que la réalisation d’une convention signée le 7 mai 1912. La nouveau tunnel du Gothard est la version du XXIᵉ siècle du projet d’Alfred Escher.

C’est comme si notre société reprenait la construction des infrastructures au point où elles ont été laissées il y a un siècle. Ce que je trouve intéressant, c’est que la mode suit le mouvement : alors que nous reprenons les projets de ces Messieurs portant chapeau et redingote, la mouvance steampunk semble se populariser. C’est comme si certains types de projets ne peuvent être conçus que si l’on porte la tenue appropriée…

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Crayons Caran d'Ache

Crayons & Monopoles

Crayons Caran d'Ache

Une des choses dont je me souviens clairement de mon enfance, ce sont les crayons de couleur. C’étaient des crayons Caran d’Ache, Prismalo, estampillés État de Genève au dos, en lettre capitales et dorées. De fait, je n’ai pas besoin de me souvenir, il m’en reste quelques un dans ma boîte à vieux crayons isolés. Naturellement, il ne me reste que les couleurs peu utilisée, brun, bleu, jaune pâle, vert sombre, violet, et surtout beaucoup de blanc. Quel génie ! Vendre pour chaque écolier, chaque année, un crayon qui ne sert à rien sur le papier normal.

Il y a d’autre marques dans ma boîte : ceux de la Coop, les anonymes de la Migros, et enfin les Bellcolor, probablement moins chers car Made in Germany, ce qui a l’époque était ambigu – est ou ouest, je n’ai pas trouvé d’information sur le web. En échange de ce monopole, Caran d’Ache avait une superbe vitrine animée dans la Gare Cornavin, des ours ou des hérissons qui jouaient du piano ou faisaient du vélo, quand nous allions à la gare, nous nous y attardions toujours. Je me demande si l’état commande encore ses crayons à Caran d’Ache, la vitrine existe toujours, mais elle est pathétique : un seul ours qui bouge vaguement.

J’ai vu passer il y a peu un présentation sur youtube qui expliquait que la situation économique était catastrophique, et proposait de revenir au modèle des années 60-80, je pense à ces crayons, aux téléphones que les gens ne pouvaient pas posséder, mais devaient les louer aux PTT, aux modems de contrebande car ceux des PTT étaient naturellement hors de prix. J’essaye d’imaginer, ceux, plus jeunes que moi, qui ont grandi avec internet, de les projeter dans cet univers, et je me dis Nah

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Transports

Alain Bagnoud
Transports
L'Aire

Il y a un certain paradoxe à lire d’ durant un voyage. Avion, train, je passe beaucoup de temps dans les moyens de transport, il y a donc une certaine mise en abîme à lire les notes de quelqu’un qui se trouve dans la même situation, surtout lorsque l’on connaît certains des trajets évoqués, pour les avoir soi-même fréquenté. C’est probablement la publication que j’ai lu jusqu’à présent qui évoque les choses les plus proches de ma propre vie.

Transports
Alain Bagnoud
L’Aire
ISBN : 978-2-940-478040

La lecture est très agréable, les impressions évoquées sont bien observées, malgré un point de vue différent, j’ai souvent ressenti un écho dans les courtes notes : situations, gestuelle des passagers. Beaucoup de choses me séparent de l’auteur, l’âge d’une part, sa relation avec Genève de l’autre : si c’est la ville où j’ai grandi, je n’y vis plus depuis plusieurs années, enfin la destination de ses voyages, le Valais évoqué dans La Leçon de choses en un jour, néanmoins c’est un texte qui m’a beaucoup touché.

Si j’avais quelques réserves concernant la Leçon de choses, je n’en ai aucune pour Transports, beaucoup moins ambitieux et plus intime. Un petit livre gris que je recommande chaudement en cet hiver glacial.

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Brasserie Hürlimann aux alentours de 1900

Du recul et de la bière…

Brasserie Hürlimann aux alentours de 1900

J’ai toujours préféré la bière au vin, question de goût d’abord, je suis quelqu’un qui aime bien les goûts un peu amers, mais aussi pour des raisons sociales, le vin m’a toujours paru trop compliqué, avec trop de rituels, de snobismes et de critères sociaux – je préfère une boisson que la société me laisse boire à la bouteille et ouvrir avec le couteau de simple soldat.
Le mot le plus proche d’œnologue concernant la bière que je connaisse est belge. Si quelqu’un suggérerait de faire du vin avec du sirop de cassis, du jus de citron, ou de la sauge, on le traiterait de barbare, pourtant cela donne de très bonnes bières.

Naturtrübes Zwickel Bier&x13;Rugenbräu&x13;Der Biergenuss aus dem Berner Oberland

Ces dernières années ont vu une apparaître une profusion de bières locales, et parmi celles-ci, de nombreuses bonnes surprises. Il y a la Brasserie des Franches Montagnes (BFM), la Brasserie des Trois Dames, encore dans le Jura. À Zürich, il y a la Turbinenbräu (Brasserie de la Turbine), la Hirnibrau (dont je n’ai pas encore gouté les bières). La toute dernière brasserie à la limite du Züribiet (domaine de Zürich) a ouvert à Rapperswil et produit la Pfauenbier (La bière du Paon). À Genève il y a la bière Bière Calvinus (attention, site en Flash pénible).

Ce qui est intéressant, c’est que la majorité de ces brasseries sont tout apparues à partir de la même année : 1996. Que s’est il passé cette année là ? La brasserie Feldschlösschen fusionne avec la brasserie Hürlimann à Zürich et rachète la brasserie du Cardinal à Fribourg. Les usines de Fribourg et Zürich sont fermées. Je travaille d’ailleurs sur l’emplacement de l’ancienne brasserie Hürlimann.

À l’époque, la fermeture de la brasserie de Cardinal avait fait beaucoup de bruit en Suisse-romande, avec moult appels à sauver la tradition brassicole fribourgeoise, mais la seule brasserie artisanale fribourgeoise dont j’ai trouvé la trace sur le web est la Brasserie du Chauve, dont je n’avais jamais entendu parler avant de préparer ce billet. À Zürich, la Turbinenbräu fut fondée en réaction à la fermeture de la brasserie Hürlimann et se trouve à présent dans la majorité des bistrots de la ville.

Avec le recul, il semblerait que ces fusions et ces rachats n’aient pas été une si mauvaise chose, le vide ainsi créé a permis à de nouveaux acteurs d’entrer en scène, avec un très bon résultat. Cela ne veut pas dire que toutes les brasseries traditionnelles sont menacées : j’adore la Zwickelbier de Rugenbräu et en été la Quöllfrisch de la Brasserie Locher.

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Carte Oasis de la Baleine

La tête dans la Lune 2010

Carte Oasis de la Baleine

L’époque où j’allais à toutes les conventions de jeu de rôle est bien révolue, mais je dois dire que de temps en temps, c’est fort agréable. Cette édition de la convention La tête dans la Lune, organisée par l’association Aplune, ne sera pas qualifiée de succès par les organisateurs, peut-être à cause de la neige, il n’y a pas eu beaucoup de participants. Néanmoins pour moi c’était une très bonne expérience, j’avais inscrit une partie de Rêve de Dragon, avec un nouveau scénario la « Baleine des Sables » que j’espère pouvoir bientôt publier ici, j’avais une tablée complète, avec un bon mélange de joueurs et de joueuses, débutants ou expérimentés. J’ai pu retrouver quelques connaissances, bref, un moment agréable. J’espère que l’édition de l’année prochaine aura plus de succès.

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AEI Logo – Matthias Wiesmann - 1996

Ghost Pages

AEI Logo – Matthias Wiesmann - 1996

A long time ago, in 1996, when I was still at University of Geneva, I was part of the student association for computer science (Association des Étudiants en Informatique) and wrote some web-pages for said association. Those pages are still accessible by the way of the web archive. It is interesting to consider theses page 14 years later:

  • The comments, with my signature use the old style syntax, they mention the use of standard tags and Netscape 2.0 extensions, a new thing at the time.
  • The javascript scroller definitely dates the whole thing
  • The logo, created using the Canvas software, is very amateurish, but the transparent background means that it still looks ok with a white background (in those days, the default background was gray).
  • Tables were the new thing, and I used most of the features available at the time to do the courses time tables. I overdid the larger borders…
  • All the accents are done using escape-sequences, at that time encodings were not supported and generally a mess. One of the accessory pages uses the Mac-Roman encoding, without any header information…
  • The general layout works nicely even with newer, larger displays, as everything in it is relative.
  • Everything works in my iPhone, which is way powerful than the computers I used at the time.

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