Tigres à la retraite – Ruïn

Plan d'un palais très compliqué

Le fil RPGaDay de cette année à été l’occasion pour et de mentionner mon rôle dans le jeu . Si c’est un jeu que j’ai cessé de pratiquer il y a plus d’une décade, j’y avais à l’époque investi pas mal d’énergie. C’est une bonne occasion pour parler de différentes idées que j’avais à l’époque sur ce jeu et j’ai donc décidé d’écrire quelques billets rétrospectifs pour expliquer mes idées de l’époque, avec un peu de recul…


Un aspect relativement important du monde de Tigres Volants est l’Arlaurientür, l’empire des Eyldar, gigantesque par le passé, réduit à une fraction, la Répulique Eyldarin, à l’époque où jouent les personnages joueurs. Une partie de ces mondes a rejoint la Fédération de la Frontière, mais qu’en-est-il des autres ? Ce point est laissé dans le flou dans les premières éditions des règles de base.

était une tentative de ma part d’apporter une réponse à ces questions au moyen d’une campagne avec un nouveau groupe, de nouveaux joueurs. L’idée centrale était simple : une fraction de l’Arlaurientür a été redécouverte, et les personnages font partie d’une mission du CEPMES (l’ONU de TV) chargé d’explorer cette zone.

Le style peut rappeler la première version de la série Star Treck, mais je voulais surtout rythme de jeu plus aventureux, avec des intrigues à bord du vaisseau, des mondes exotiques et des plans foireux. J’ai toujours trouvé que Jack Vance était le maître pour décrire les interactions entre des aventuriers et des sociétés bizarres et stratifiées, je voulais me rapprocher de ce style.

Je voulais une structure politique différentes de celles trouvées dans l’univers de TV, j’ai donc opté pour un réseau de planètes liés par des relations commerciales, leur position, et leur accès un secret de clans marchands, peu enclins à exposer leurs routes au CEPMES. Au centre de ce réseau de comptoirs, la planète nommée Ruïn.

La campagne n’a pas duré très longtemps, mais m’a permis de définir et de faire jouer sur des planètes exotiques par rapport au canon de Tigres Volants. Pas mal d’idées subséquentes, comme l’Alliance Terrienne ou l’Ambre Noir sont des produits de cette exploration. L’aspect commercial a largement été transféré sur la station Nartia (j’y reviendrai).

Pumarí était la première planète explorée par le groupe. Originellement inspirée de la série , avec comme thème central des robots sauvages. Les robots sont une entité que l’on trouve peu dans le monde de Tigres Volants, ce scénario était une manière d’expliquer ce tabou, tout en explorant les implications. Ici le thème était des robots de guerre fabriqués en masse, sabotés durant la guerre et devenus sauvages, i.e. attaquant les deux camps durant la guerre stellaire tout au se reproduisant automatiquement – les usines ayant été reprogrammées aussi – un thème que j’ai dû voir la première fois dans (Épisode n°6). Le résultat était une société nomade / chasseuse, mais dont le gibier est des robots, des modèles millénaires ayant mutés. Ce monde a eu pas mal de succès avec les joueurs je crois, en tout cas j’en étais assez content.

Limena était le second monde à explorer. Cette fois-ci l’idée était une planète inhospitalière colonisée par un très petit groupe. D’un côté des officier Areyldar (les haut-elfes immortels) cantonnés dans une forteresse datant de la guerre stellaire – ce qui permettait d’avoir un bon vieux donjon (très inspiré par le jeu ), de l’autre un petit groupe ayant colonisé une planète hostile, utilisant les pouvoir psychiques pour lutter contre les problèmes de consanguinité. Je pense que cette thématique m’est venu de la bande dessinée dont Alias était un grand fan – c’est toujours intéressant de voir à quel point les mêmes inspirations peuvent donner des résultats très différents. Le reprend un peu le même thème. L’écologie de la planète, domniée par une sorte de lichen géant similaire à du corail terrestre, est directement inspiré de .

Ruïn aurait du être le point d’orgue de la campagne, mais comme pour la première campagne et la planète dans l’hyper-space, c’est un point qui ne fut jamais atteint par les joueurs.

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2 thoughts on “Tigres à la retraite – Ruïn

  1. Là aussi, ce sont des très beaux souvenir. A l’époque, j’avais vraiment regretté que la campagne capote.

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