Obarajun – Vitrine avec une chemise avec un motif japonais bleu sur blanc

Obarajun

Obarajun – Vitrine avec une chemise avec un motif japonais bleu sur blanc

Il y a un an, nous étions au Japon pour notre voyage de noces. Une étape très sympathique était la marche sur un des tronçons de , la route entre Edo (Tōkyō) et Kyōto. Nous avons passé la nuit à Magome, donné nos bagages à un service de courrier et marché jusqu’à Tsumago ou nous avons passé la nuit.

En arrivant à Tsumago, nous avons trouvé plusieurs magasins très intéressants, dont celui d’Obara-jun. Il vendait de très beaux vêtements dans une étoffe traditionnelle, mais une coupe moderne. J’avais adoré la chemise avec le motif de la vague de Hokusai.

Si les chemises étaient belles, elles étaient aussi très chères, plus de 40’000 ¥, et si j’étais prêt à dépenser autant pour une chemise exceptionnelle, je n’étais pas prêt à payer cela cash, surtout qu’il n’avait pas la chemise à mes dimensions. Après quelques tractations dans mon mauvais japonais, nous décidons qu’une fois rentré en Suisse, j’enverrai l’argent. Nous échangeons comme il se doit cartes de visite et e-mails. Il me donne l’adresse postale d’un autre client en Suisse, me disant de le contacter – j’acquiesce faiblement je me vois mal contacter un quidam en suisse pour une chemise.

J’ai néanmoins un mauvais feeling : l’artisan utilise pour son e-mail son opérateur téléphonique, dans mon expérience le fonctionnement de ces e-mail est problématique lorsqu’ils interagissent avec le reste du monde.

Une fois rentré, cette suspicion c’est avérée justifiée, j’ai envoyé plusieurs e-mails, mais je n’ai pas reçu la moindre réponse, je suis passé à autre chose. Je suis retombé sur les photos en triant mes papiers. Le site web dont l’URL est sur la photo n’est plus actif, j’ai retrouvé les produits sur le site de vente en ligne japonais rakuten, mais bon, j’ai d’autres préoccupations à présent.

Moralité : il ne suffit pas d’avoir de beaux produits et d’être capable de baratiner le client, encore faut-il être en mesure de faire la transaction…

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Carte du Scénario Rêve de Dragon «La Gemme»

La Gemme – Scénario Fantôme

Carte du Scénario Rêve de Dragon «La Gemme»

Si plusieurs scénarios que j’ai écrit on été publiés dans le Tinkle Bavard, en fouillant dans mes vieux cartons à la recherche d’anciennes cartes, d’anciennes illustrations je suis aussi tombé sur les scénarios qui n’ont jamais vu le jour.

Le scénario La gemme était l’un d’entre eux. Il reprenait l’idée du monde dans une gemme qui nous avait beaucoup impressionné dans la campagne officielle, l’Auberge des Voyageurs. Ici l’idée était d’avoir une contrée aspirée dans une gemme magique, avec comme conséquence qu’à l’intérieur de cette gemme, elle était omniprésente et malléable selon les désirs de tout à chacun.

Le concept était intéressant, j’avais développé toute une contrée située à l’intérieur de la gemme, et tout un monde où beaucoup d’objets courants pouvaient être façonnés à volonté. Malheureusement il manquait un véritable trame, donc le scénario se résumait à aller au cœur du monde, et détruire l’objet magique central, qui est un peu trop récurrent dans les histoires médiévale fantastiques.

La carte est intéressante car le décor et le texte sont beaucoup moins stylisés que celles que j’ai dessiné plus tard. L’idée d’un cristal omniprésent qui peut être façonné à volonté est ré-apparue dans le scénario , mais elle est moins importante par rapport aux personnages, à l’histoire.

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Valérian par Manu Larcenet d'après Christin et Mézières
L'amure de Jakolass

L’armure du Jakolass

Valérian par Manu Larcenet d'après Christin et Mézières
L'amure de Jakolass

J’avais complètement raté la sortie de l’album, L’armure du Jakolass, jusqu’à ce que je tombe par hasard sur le Billet d’Alias sur le sujet. Cette bande dessinée est une nouvelle aventure de Valérian, mais imaginé et illustré par .

Comment souvent avec ce genre de reprises, il y a un twist, en l’occurrence que la majeure partie de l’histoire n’implique par réellement Valérian. J’ai trouvé le scénario intéressant et sympathique, plus proche de premier albums de la série ; les Shingouz sont à nouveau d’abominables arnaqueurs.

Mon problème avec cet album, c’est le dessin, qui est simplement trop Fluide Glacial pour moi. Autant les scènes exotiques et baroque sont très proches de l’original, autant les dessins des personnages sont des caricatures – au point que je soupçonne que tout le scénario n’est qu’un immense prétexte pour ne pas dessiner le personnage de Valérian. J’ai aussi trouvé les couleurs très ternes, plus qu’un album des années 80 vieilli.

Une fois l’album posé, j’ai réalisé qu’il y avait plusieurs incohérences avec le reste de la série, l’alcool n’est pas exactement une chose rare dans les premiers tomes, soudainement c’est quelque chose d’ultra rare, les Shingouz oublient des noms ce qui n’est pas réellement leur genre. Laureline est… bizarre…

Je suppose que pour un lecteur qui aime ce style de dessin, et qui n’est pas très attachés au détails de l’univers, c’est probablement un album très sympa. Pour moi cette expérience n’est pas réellement un succès…

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