A4

Site web au format A4

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Hier j’ai vu passer sur les réseau sociaux une série d’images illustrant des questions ou des remarques insolites posées par des clients à leur agence web. L’une d’entre elles était la suivante:

On voudrait un site au format A4.

Au premier abord, cette phrase illustre les problèmes qu’ont bien des gens à appréhender le web : ils se raccrochent maladroitement à ce qu’ils connaissent. La question que je me suis posée, est : cette requête est-elle complètement dénuée de sens ?

Une page A4 fait 210 × 297 mm, or il se trouve que le millimètre est une unité de CSS standard, et peut être convertie en pixel. En effet un pixel est défini comme était 196 pouces, ce qui nous fait 127480 mm. Une page A4 fait donc 793.7 × 1122.5 pixels, ce qui veut dire un poil plus petit qu’un écran XGA+, qui a une résolution de 864 × 1152 pixels.

Demandez à une agence web un site web au format XGA+, et vous ne passerez pas pour un idiot, au pire on vous expliquera que concevoir un site pour une résolution fixe est une mauvaise idée…

Peut-être que le réel problème du format A4, c’est le ratio de √2…

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Une créature ailée dans une forêt devant une chaîne de montagnes

Dans les Brumes – Numérisé

Une créature ailée dans une forêt devant une chaîne de montagnes

Je continue à numériser les anciens scénarios Rêve de Dragon que j’avais écrit en son temps pour le fanzine le . Aujourd’hui, on est au numéro 20, avec le scénario Dans les Brumes.

C’est un scénario que j’aime bien, avec une intrigue relativement simple, inspirée de la chanson de Kate Bush Experiment IV. C’est le premier scénario que j’ai écrit où les antagonistes ne sont pas des personnages statiques liés au décor, mais d’autres aventuriers qui sont en compétition avec les personnages, mais peuvent aussi collaborer, ou donner l’illusion de collaborer.

C’est aussi un scénario qui demande pas mal de travail de la part du maître de jeu, qui doit gérer de nombreux personnages non-joueurs en parallèle, pour minimiser cette charge, les personnages non-joueurs sont relativement synthétiques : deux couples, un clown et un groupe uniforme.

À l’époque, la quantité de papier était réellement une limite, et en conséquence, les mise en page étaient très serrées. Dans le cas de ce scénario, cela se ressent surtout sur les informations concernant les personnages non joueurs, qui étaient, je pense, en taille 9 (voire moins). J’espère que le résultat reste lisible. Les illustrations sont de Christophe Swal qui est, par la suite, passé professionnel. Les images rendent parfaitement l’ambiance du scénario.

Le scénario numérisé à 600 DPI est disponible au format PDF, le fichier est raisonnablement petit : 6 méga-octets

Dans les Brumes © Christophe Swal |

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Vue du temple de Kiyomizu avec en avant plan un couple en kimono prenant des photos

Les Princesses de Kiyomizu-dera

Vue du temple de Kiyomizu avec en avant plan un couple en kimono prenant des photos

L’avantage à aller plus ou moins régulièrement – c’est à dire tous les deux, trois ans – en vacances au Japon, c’est que l’on peut voir les changements. Les plus notable cette année, c’est que nous avons pu emprunter la nouvelle ligne de train à grande vitesse, le 北陸新幹線 (Hokuriku Shinkansen) pour nous rendre à 金沢 (Kanazawa).

Le spectre de 福島 (Fukushima) semble bien loin, les touristes sont revenus, quelques activistes haranguent la foule impassible devant les gares. Si les temples à 京都 (Kyōto) n’ont pas réellement changés, il en va autrement des visiteurs. Il semblerait que ce soit la mode pour les jeunes chinois, de visiter 清水寺 (Kiyomizu-dera) habillé en 着物 (kimono). Visuellement c’est bien plus plaisant que les touristes harnachés de caméras ou armés de perches à selfie, et cela donne une ambiance plus traditionnelle à l’endroit.

La seule différence perceptible c’est que les jeunes hommes japonais portent très rarement le kimono, et là ou les chinoises semblent affecté des couleurs vives et des nœuds d’obi compliqués sans doutes noués par l’agence qui loue les kimonos, en général les japonaises portent des couleurs plus sobres et préfèrent un nœud plus simple, le 太鼓結び (taiko-musubi).

Néanmoins il y a quelque chose d’un peu absurde à voir les jeunes gens d’une nation officiellement communiste visiter un pays avec lequel les relations sont loin d’être excellentes pour y louer à grand frais un costume traditionnel pour visiter un temple…

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