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Recyclage et impression

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Un des effets secondaire du recyclage, c’est qu’on réalise la masse de matière premières disponible dans les déchets. Le verre et le carton se mesurent facilement en kilos; le volume de métal est, paradoxalement, plus léger. Parmi les déchets non triés, il reste un gros volume de plastique : en Suisse, seul le PET (♳ code 1) est systématiquement recyclé. Il existe différentes initiatives pour recycler les autres plastiques (de la Migros notamment), mais cela reste encore un peu désorganisé.

Ce qui est certain c’est que les déchets sont une mine de matières premières, le problème c’est d’en faire quelque chose. Un projet intéressant est de convertir les déchets plastiques en filament pour imprimantes 3D.

Si l’impression 3D se généralise, ce genre d’approche pourrait devenir très intéressante pour les particuliers et les collectivités : les déchets peuvent être recyclés localement et utilisés pour produire de nouveaux biens. Le principe pourrait très bien s’appliquer à d’autres matériaux que le plastique, il existe des filaments d’impression 3D à base de bois, et des imprimantes pour le métal.

Dans cette perspective, un programme de recyclage pourrait rapidement devenir un avantage.

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Piraterie d’arrière garde…

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Ces derniers temps je vois régulièrement passer des billets sur différent créateurs, graphistes, illustrateurs sur le copie de leurs œuvres, qu’il s’agisse d’e-books piratés ou bien d’images réutilisées. Personne n’aime se faire spolier, que ce soit par une industrie qui n’a pas de scrupules en la matière ou la population indifférente.

Grogne compréhensible, certainement, mais assise sur une position morale bancale : parmi tous ces créateurs, combien peuvent honnêtement lever la main et dire j’ai toujours payé pour mes logiciels. Il y a certainement des créateurs qui ont tout fait avec des logiciels gratuits, ou simplement sans logiciel, mais je doute qu’ils soient la majorité.

La copie illicite des programmes a existé depuis le début de l’ère des micro-ordinateurs, le logiciel a été le premier bien numérique, et ainsi très facile à copier. Des trésors d’imaginations ont été déployés les 30 dernières années pour éviter les copies, en vain. Le monde de l’informatique s’est adapté, les logiciels sont devenus bien moins onéreux, souvent gratuits. Les petits indépendants ont largement disparus, qui se souvient des shareware d’antan ?

Le même scénario s’est répété avec la musique, les films, mais là où le piratage informatique était un problème de niche, on a sorti la grosse artillerie : avertissements du FBI, campagnes de pub. Rien n’y a fait. Aujourd’hui c’est au tour des livres et des arts graphiques de passer à la moulinette numérique. Demain il s’agira des petits objets, qui pourront être copiés par le tout venant grâce à son imprimante 3D.

On peut essayer de faire des distinctions, est-ce qu’il y a une différence entre le piratage d’outils ou celui de biens de consommation ? Entre les corps de métiers qui peuvent s’adapter et ceux qui ne peuvent pas ? Je doute que ce genre de pinaillages aidera à construire la moindre solidarité…

Symbole de Copyright par Oejitv Creative Commons – Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International (CC BY-SA 4.0)

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Toscanelli

Toscanelli – Fabbrica Tabacchi Brissago

J’habite dans un immeuble qui a été construit peu après la guerre et le grenier est encore aménagé pour faire sécher le linge, directement sous le toit. Je suis le seul habitant de l’immeuble à utiliser cet endroit, l’accès n’étant pas exactement pratique : un escalier escamotable plutôt raide.

Les poutres et les tuiles sont directement visibles, ce qui fait que ce dimanche j’ai découvert par hasard deux vieux paquets de cigares (vides) coincés entre les poutres et les tuiles, probablement laissés là par un ouvrier ou un habitant qui venait fumer sous le toit.

Le papier, le graphisme, l’absence d’indications de fabrications m’a rapidement indiqué que ces paquets sont vieux. Je n’avais jamais entendu parler de la Fabbrica Tabacchi Brissago, mais une recherche sur internet m’a appris que ce fut une des plus grandes fabriques de tabac du pays, et la première société anonyme. L’usine existe encore, mais a été rachetée par le groupe Dannemann.

Originaires de la région Toscane, les Toscani, sont, selon quelle Wikipedia ont lit, une tradition purement italienne (version italienne), ou un produit très consommé en Suisse et en Autriche (version allemande). La version anglaise évoque pudiquement les deux faits. Les cigares sont fabriqués à partir de tabac du Kentucky, usuellement utilisé pour fumer la pipe.

J’ai trouvé intéressant de voir que si les produits n’ont pas réellement changés durant ces années, l’emballage a changé dramatiquement: le carton est devenu plus épais, plastifié, l’emballage à son tour protégé par une couche de cellophane et surtout la quantité de texte a explosé : avertissements pour la santé, adresse du fabricant, et enfin les codes barres.

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Papier Cadeau

Papier “Cadeau”

En bon Zürichois, je recycle le papier ; ce qui veut dire que 90% de ce qui entre dans ma boîte au lettre est immédiatement jeté dans un panier. Le contenu est lié en ballots qui sont relevés la plupart des vendredis. Évidemment, plutôt que de recycler tout ce papier, il serait plus simple et plus écologique de ne pas le mettre dans ma boîte au lettre ; j’essaye autant que possible d’utiliser des factures électroniques, mais les factures ne représentent qu’une petite fraction du papier qui entre dans ma boîte au lettre.

Avec les fêtes arrivent les lettres des diverses organisations caritatives, comme j’ai fait une donation à l’une d’entre-elles, je reçois à présent des courriers adressés de la part de nombreuses autres organisations, clairement elles se partagent le fichier des bonnes poires. Pratique décriée en ligne, mais visiblement acceptable hors-ligne, surtout si l’on agit pour une bonne cause.

Il ne suffit pas d’entrer dans ma boîte au lettre pour obtenir de l’argent, il faut avoir mon attention, me faire réagir émotionnellement. Pour cela il semble y avoir deux écoles : la pitié avec ses images de petits enfants et de souffrance, et la réciprocité, l’envelope contient une babiole sans valeur qui me met devant un dilemme moral : jeter un objet (gaspillage) ou utiliser un objet sans avoir fait preuve de réciprocité (i.e. donné de l’argent). Stratégie très efficace : toutes les options sont moralement problématiques, sauf donner de l’argent.

Cette année, une de ces organisations a décidé d’envoyer du papier cadeau, c’est très malin, les coûts de productions sont certainement très bas, inférieurs aux cartes de vœux qui sont généralement utilisées dans cette technique, et qui envoie des cartes en papier ces jours-ci ?

Personnellement, je déteste les chantages moraux ainsi que le gaspillage. J’essaye toujours d’utiliser des matériaux recyclés comme emballages. Je considère ces envois comme de la dépose de déchets dans ma boîte aux lettre, je recycle ce papier au mieux, vu que je suis même prêt à l’utiliser comme papier cadeau…

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