Animation

Turning Fend Shui Lantern

If you had told me ten years ago that animated gifs would be so big in 2014, I would have laughed at you: the format was already obsolete then, and surely in ten years we would have been able to develop a better format for delivering animation.

It is easy to under-estimate the legal intricacies of intellectual property and the corporate intrigue that results of this. The fact that it took years to come up with a tag to host video after two earlier ones (object and embed) did not help.

So in the end, the only thing that works is a format designed in 1989 that can be displayed in the <img> tag.

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White seashell with a hole

The Price of Shells…

White seashell with a hole

In the mid nineties, when Apple introduced Macintoshes based on the 68040 processor, Word for Macintosh started crashing systematically. The reason for this was that Motorola had introduced two separate caches into their processor: one for data, one for instructions. Programs that would modify their own code, a practice that was discouraged for years, would fail because of cache inconsistencies.

Years have passed, and Unix systems have come to dominate, to the point where younger programmers have only ever coded on Linux. One of the strong points of Unix is its flexibility: everything is a file, most files are in human readable format, and many components can be reconfigured or re-assembled, in a lego-like way. As Douglas McIlroy one of the first contributors to Unix said:

This is the Unix philosophy: Write programs that do one thing and do it well. Write programs to work together. Write programs to handle text streams, because that is a universal interface.

This has led Unix to adopt prefer human readable formats and to represent configuration as an executable program, sometimes reusing the shell interpreter for that purpose, sometimes not. Because everything is text, there is no real typing and because everything has to be human readable, there are many escaping rules. Learning which quotes do what is one the most confusing things when learning a Unix shell.

This flexibility made Unix very versatile and adaptable, but we are now paying the price of this flexibility: if you conflate data and code, it is easier for an attacker to inject code into data, if your system has arcane escaping rules, there is a good chance someone will find a way to abuse them.

Shellshock shows this in an exemplar fashion: the bug has been there for ages, hidden in the way the shell interprets environment variables (un-typed text) and interprets the data as code. As this component is reused practically everywhere, the potential attack surface is huge and it is not just a matter of fixing a bug, the issue is systemic and for certain systems this is certainly a feature, i.e. they need it to work, fix the bug, and you break those elements.

Seashell Hole © Zen Sutherland CC BY-NC-SA 2.0.

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Une épée, une guitare, un fusil devant un heptagramme

Le Labyrinthe des cerisiers

Une épée, une guitare, un fusil devant un heptagramme

Le texte suivant est le début d’une nouvelle située dans l’univers de que j’avais commencé à écrire en 2007, ça aurait pu être un candidat pour l’été de l’échec, si je ne l’avais pas complètement oubliée, et que l’automne est clairement venu. Ironiquement c’est un texte très printanier. L’idée était, je pense, de décrire l’univers tel que je le percevais à ce moment là, même si ce n’est probablement pas visible, j’étais très influencé par à ce moment là.


Une légère brises fait onduler les cerisiers qui bordent le chemin. Les pétales tourbillonnent comme une neige parfumée. M. avance à petit pas, elle admire la nuque délicate de sa compagne, la coiffure complexe. Les deux femmes portent des kimonos aux couleurs claires, brodés de motifs complexes qui représentent des jeunes filles marchant parmi des cerisiers en fleur. M. se demande si elle-même n’est rien de plus qu’un motif sur une étoffe complexe. Un artifice comme le paysage ou le ciel, qui sont de savants hologrammes.

L’allée bordée de cerisiers suit un chemin tortueux, passant sur de petits ponts en bois et entre divers bâtiments. Sous les arbres, derrières les panneaux en papier une foule variée fête gaiement la floraison. Certains ont, comme les deux jeunes filles, des tenus néo-nippones, savant mélange d’ancien et de nouveau, d’étoffes holographiques et de soieries, mais on peut voir les multiples styles qui ont fait de Paris une capitale de la mode dans la Sphère.

M. et son amie portent des ceintures ornementés complexes, des obi, qui serrent leur hanches et font ressortir leurs formes sous la soie tendue et subtilement moulante. Des reflets et des animations discrètes sur les étoffes mettent en avant chaque courbe, chaque mouvement de leurs corps. Elle portent toutes deux un ras du cou de soie fine, auquel est attaché une plaquette en bois blanc ornée d’un caractère chinois, 美, signifiant beauté. Cette plaquette montre qu’elles participent au jeu.

Devant un petit temple shinto-lucyférien, une sœur de Sainte-Marie-Madeleine des Talons-Aiguilles joue aux échecs avec un Siyan. M. ressent une certaine empathie lorsque la main de la nonne gantée de vinyle noir saisit délicatement mais fermement un pion en ivoire pour le faire avancer sur le damier du champ de bataille. Aujourd’hui, comme la petite plaquette à son cou l’indique, elle est aussi un pion qui espère pouvoir atteindre l’autre extrémité du terrain de jeu, devenir une pièce plus importante.

Un nouveau pont mène dans un petit village. Un fort parfum d’encens se mêle à l’odeur de vieux bois. Sur la place, une foule de petit stands bigarrés vendent des nourritures variées. M. sait que les chalands joviaux, sont, de fait, des chefs prestigieux ou des directeurs importants, qui durant ce court carnaval, prétendre être de simple scommerçants. Il n’en est naturellement rien : ils participent au jeu et sont la première épreuve.

Silencieusement M. et sa compagne s’examinent mutuellement, vérifiant discrètement leurs tenues et de leur apparence. Elles se doivent d’être pure et virginales, tout en étant le plus séduisantes possibles. Leurs tenues et leur maquillages à l’apparence simple ont été préparées durant des heures. Le premier affrontement commence : tout n’est que sourires, geste délicats et petite conversation, mais il s’agit d’une épreuve.

Nombreuses sont les jeunes participants au jeu, virevoltant entre les stands comme les pétales de fleur de cerisiers, mais rares sont les élues. M. et sa compagne parviennent à force de séduction à obtenir chacune cinq pièces de métal percées. Armées de ce passe, elles se rendent vers un grand temple en bois. Après s’être purifiées à la fontaine à l’entrée, elles jettent chacune les cinq pièces dans le caisson en bois, et agitent par le biais d’une lourde corde tressée de rubans d’or un large grelot en fer. Un panneau du temple s’écarte et un moine fait signe aux jeunes filles d’entrer. Les trois personnes s’approche des pieds d’une grande statue représentant Lilith priant devant Bouddha. Le moine frappe le talon de Lilith qui révèle un escalier qui mène dans un renfoncement qui se révèle être un ascenseur.

Dès que la porte de l’ascenseur se ferme, les deux jeunes filles s’affairent. Deux fleurs qui ont échappé temporairement à la gravité, emportées le long de l’entrelacs de la façade art-nouveau du bâtiment. À travers les baies vitrées, la halle de brique rouge qui abrite le parc aux cerisiers s’éloigne en contrebas. Les lumières de la fête sont visibles à travers les verrières et le ciel holographique. Les deux passagères n’ont pas le temps de contempler les reflets du coucher du soleil sur les toits de Paris, occupées qu’elles sont à leur métamorphose.

Une pression à un endroit stratégique, et les sandales en bois laqué fondent pour changer de forme. Des rubans sont tirés, les kimonos qui s’échancrent et se serrent, les obis en châles. Par une série de mouvement précis, les coiffures sont réarrangées, les peignes désassemblés pour former des bijoux. Lorsque l’ascenseur s’arrête au sommet de la tour, la transformation est terminée. Les deux femmes sont vêtues de robes de soirées et d’escarpins à talons hauts.

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Lettre et jeu d'autocollants

Pumpi-Pumpe

Lettre et jeu d'autocollants

Cela fait plusieurs année que j’essaye de vivre léger, i.e. essayer de minimiser les choses que je possède, et qui encombrent ma vie. J’ai malgré cela des objets que je n’utilise que rarement : une échelle, un four à raclette. À défaut de m’en débarrasser, je peux au moins les prêter autant que possible, histoire de mieux justifier leur existence.

Le projet pumpi-pumpe va dans ce sens : on colle sur sa boîte aux lettre une liste d’icônes représentant les objets que l’on est prêt à prêter. L’idée sous-jacente est d’augmenter les interactions entre voisins, ce qui, est à mon sens, une bonne initiative. Pour l’instant, j’ai mis quelques autocollants, on verra comment les gens réagiront. Les autocollants peuvent être commandés gratuitement (pour la Suisse) sur le site web.

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Église Orthodoxe couverte de feuillage, adossée à un rempart

Mariage Serbe

Église Orthodoxe couverte de feuillage, adossée à un rempart

Il y a quelques semaines j’ai assisté à un mariage serbe, c’était la première fois que j’assistait à un rituel chrétien orthodoxe. J’ai trouvé le rite plus dynamique, on n’est pas assis, mais debout dans l’église, la procession alterne entre deux points, une sorte de guichet dans la paroi qui sépare l’autel du reste de l’église, et un lutrin placé au centre de l’église.

Il se passe beaucoup de choses, les fiancés, se déplacent entre ces deux points, sont liés, puis couronnés, puis ils paradent dans la nef. Ils sont escortés par les témoins qui portent des bougies. Le prêtre chante beaucoup, accompagné par un choeur qui ici était réduit à une seule personne.

Comparé à une église catholique, la lumière est plus claire, les fresques religieuses sont dans les teintes brunes, la décoration rutilante de bronze, et les fenêtres laissent entrer une lumière blanche, point de vitrail. Comme l’église était plutôt petite, cela donnait une impression plus chaude.

Ružica church tower, Kalemegdan, Belgrade, Serbia © Marko Kudjerski. Image Retouchée. Creative Commons Attribution 2.0 Générique

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Cadenas du pont des Arts

Les amoureux qui cadenassent les pont publics, ponts publics…

Guirlandes Tōnō

Une des belles choses au Japon sont les petites attentions qui s’accumulent, les plaques votives et les papiers de prédictions dans les temples, les grappes de grues en origami sur les sites nucléaires à Hiroshima, Nagasaki, les rubans rouges dans la forêt à Tōnō. Ces petits monuments ne sont pas exclusifs au Japon : les piles de galets des pèlerins partent de la même idée, chacun ajoute sa pierre à l’édifice. Il y a sans nul doute mille autres exemples.

Cadenas du pont des ArtsUne tradition émergente est celle des cadenas sur les ponts. Il y a probablement un pont quelque part d’où cette idée est partie, mais le fait est qu’on voit des cadenas fleurir sur les ponts un peu partout. Deux réactions possibles : s’outrager et décrier ce qui n’est pas une vraie tradition et que cette habitude défigure les édifices, ou bien chercher à faire quelque chose de cette énergie. Les autorités parisiennes ont clairement choisi la première option : le a été restauré, débarrassé des fétiches serruriers et augmenté de plaques de Plexiglas pour éviter que le problème de pose à nouveau. Qu’on n’aille pas croire qu’on se trouve dans la cité des amoureux.

C’est une approche valide, qui revient à traiter l’édifice comme une pièce de musée : on ajoute du verre pour protéger l’objet ; je suppose qu’il faudra un gardien, la police n’a rien de mieux à faire qu’arrêter les amoureux qui cadenassent les pont publics. C’est un peu dommage, vu que ces cadenas sont la manifestation d’un sentiment positif et une action constructive, à mon avis il serait plus intéressant de canaliser cette énergie de manière positive plutôt que la réprimer. Connecter les gens à l’espace public, plutôt que reproduire l’image stérile des musées, avec d’un côté les artistes, de l’autre les spectateurs.

Schema: Cadenas, deux filins, hampe.Ce que je proposerais serait d’avoir une structure prévue pour poser ces cadenas qui, au fur et à mesure qu’ils sont ajoutés devient une guirlande qui enjambe le cours d’eau. Deux câbles sont installés à quelques centimètres en dehors du pont, sur lequel s’accrochent les cadenas ; l’ouvrage est préservé, et la tradition peut fleurir. Si une guirlande est pleine, on peut la manipuler comme une chaîne et la déplacer, typiquement l’éloigner du pont et en commencer une nouvelle.

Le premier câble sert de filin de support, le second se termine par un mousqueton et maintient la chaîne de cadenas qui se créé sous tension. Pour ajouter un maillon, on ouvre le mousqueton, on ferme le nouveau cadenas sur le précédent et on referme le mousqueton sur celui-ci. Pour éviter que le poids des cadenas soit trop un problème, les câbles sont soutenus par des petits mats, situés tous les quelques mètres, un peu comme des hampes de drapeau.

Comme l’installation est composée de filins métalliques, elle devrait raisonnablement résister au déprédations. Le pire que l’on puisse faire c’est ouvrir le mousqueton et laisser filer le filin de tension. Pour limiter le problème, il suffit de l’arrêter à chaque hampe, simplement avec un cadenas dont le diamètre des inférieur à celui du mousqueton. N’importe qui peut tendre à nouveau le filin.

L’avantage de cette approche c’est que non seulement on canalise l’effet est on empêche les dégâts que causent les cadenas, mais en encourageant le processus, on obtient un avantage économique : si cette pratique devient officielle, les magasins alentours vendront des cadenas, avec service de gravure, certains artistes offriront leurs services pour les peindre.

Cadenas d’amour du pont des Arts, Paris © Frenchinspiration – Creative Commons 3.0

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Audio connectors

Din 5 / 180° Audio Connector

Technical standards are a part of our daily life, some seem to have been around forever, some die out. In some cases, standards are a marker for a generation, like audio tapes for mine. Usually, when a standard replaces another, we expect the new one to be better in some way, but this is not always the case, some come laden with locks and DRM, sometimes it is just one standard (often the US one) dominating for commercial reasons.

Analog audio connectors have seen a profusion of standards, as the notion of analog audio is dying out, there are still two connectors, the 3.5 phone connector and the RCA connector. The first is interesting because the shape evolved in the world of phone operators, then shrunk and gained one ring for stereophonic sound. Lately it gained another ring for the microphone as it became the de facto standard for mobile phones, an interesting circle.

RCA is a case where a simple and cheap standard replaced a more complete standard, the audio 5/180° connector: there was a time where a single connector was enough to connect audio equipment, with enough lines to handle both input and output. This connector died out in the 80’s, replaced by the US standard. The connector is still used for other purposes, including MIDI connections.

DIN-5 Diagram – Public Domain.

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Livres

Narration

Livres

Politique, marketing, design, la grande mode est au story-telling, ce qui n’est pas très étonnant, les gens pensent en terme d’histoire, et c’est une technique utilisée par les religions petites et grandes. Évidemment cela implique aussi que le plan, l’objectif respecte les règles de la narration.

Combien de guerres, de conflits, sont insolubles parce que sous-tendus par des narrations que le sang et les larmes et l’ancrage dans un mythe religieux ont rendu toute puissantes ? Un des premiers commandements religieux est de gommer la ligne entre narration et réalité, d’accepter le mythe comme fait.

À l’opposé, nombre de problèmes réels sont insolubles, car difficile à réduire en histoires. L’écologie est constamment embrouillée dans des narrations contre-productives : mère-nature en danger, les animaux mignons menacés. Le réchauffement climatique est particulièrement confus : invisible, ses effets sont omniprésents, mais flous et subtils, une attaque rampante ; l’opposé complet du drame. Évidemment, une conspiration de scientifiques est une bien meilleure histoire, reprenant des thèmes et des acteurs connus.

La plupart des modèles scientifiques modernes sont des catastrophes narratives : l’évolution est l’éloge du chaos, une pièce où tous les acteurs font n’importe quoi et les survivants définissent ce qui avait un sens ou non. La physique quantique est pire, personne n’est capable de l’expliquer, et elle viole explicitement l’unité de temps et de lieu. La conquête de l’espace s’est écroulée comme narration lorsque les échelles de l’univers sont devenues apparentes : avec des distances où même la lumière a le temps de s’ennuyer, impossible de recycler les contes de conquête et de pionniers.

Je me suis longtemps demandé d’où venait cette idée très commune que toute compétence technique réduit l’humanité de celui qui la possède, je pense qu’une des raisons est que comprendre n’importe quelle branche scientifique implique d’embrasser ce qui ne peut-être narré. Pas étonnant dès lors que le scientifique soit le méchant de toutes les histoires.

La plus grande conspiration sera celle qui ne sera pas racontable, non parce qu’elle est trop extrême, mais simplement parce qu’elle n’aura aucun sens narratif, qui écouterait une personne tentant de la dévoiler ? En attendant, fleurissent un peu partout plein de petites phrase que ce dont le monde à besoin c’est plus de poètes, de philosophes, bref, des gens qui racontent des histoires…

The Domesday Book de William Andrews (1848-1908) : Historic Byways and Highways of Old England (1900). Domaine Public

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HANGO

Out of band communication

HANGO

We always learn that languages are for communicating, but people usually forget to specify what is meant to be communicated. A large fraction of what is communicated is not the official message, but some sub-text: emotional, social. That subtext is usually not explicit, you learn there is correct language, and the interpretation of deviations and style is something you acquire on the side, you learn that this kind of mistake is a sign of this social group, this style is from that region of the planet. Life would be pretty hard if you cannot judge people based on their writing.

Internet has made it so easy for people to communicate between group, that we are faced with the problem of understanding each other, without any context, sentences like I play football, or I live on the first floor cannot be interpreted. Figures of speech like irony or exaggeration further confuse the conversation, to the point where it was necessary to make implicit communication explicit: for instance by using emoticons. Emoticons are one example of out-of-band communication, a narrative on a different level, but of course you could make it the main channel: emojili is an app that lets you communicate using only emoji.

While we tend to think of text as a single flow, there is a layering of communication systems, consider an old-school book, we have the following layers (theoretically, each layer except the first could be omitted).

  • The text.
  • The style of the text.
  • First subordinate level: parentheses.
  • Text formatting: italics, bold, fonts.
  • Second subordinate level: footnotes.
  • Page formatting.
  • Inset, figures and sidebars
  • Third subordinate level: foreword, appendix, etc.

Like most things, those levels are linked to a culture, typography rules change from one country to another, so do the rules of layout, and even the meanings of typography and font styling. Punctuation, capitalisation, even spaces are in a sense out-of-band information, you do not strictly need them to read the text, and there was a point in time when such artifices were optional. Nowadays they are considered an integral part of the text in western languages.

One type of out-of-band channel I like is furigana, a type of phonetic annotation that is used to give phonetic hints for kanji that are not well-known to the public, either because they are obscure, not used in Japanese, or the word they are used in is not read in a Japanese mode. For instance 上海 (Shangai) would be read as Jokai in Japanese, or even Ueumi; furigana tells the reader the way the kanji ought to be read. This annotation is not just a help to the reader, Japanese has a phonetic alphabet, so you could just write シャンハイ (Shangai), but writing it 上海 (シャンハイ) emphasises that this place is in China, and the relationship with the Japanese writing system, and carries semantic information about the name of place: top of the sea…

I often wish that this system would more widely used, as many words and names, because they have been taken out of the original context, do not have a pronunciation that can be guessed from their writing. This is particularly bad in English.

The web has brought another level of subtext, as text is now not only read by humans, but by algorithms. The web browser is the simplest of these algorithms, it re-creates some of the subtext levels for the viewer: adapting the layout for the device the user has, but also translating some of the sub-text, if the user is blind, the whole sub-text must be transformed, as it cannot be expressed visually. Other algorithms transform, synthesise and aggregate the information, search engines are the most visible example, but the logic that builds the snippet for a page when you share in on a social network is another, so are systems that extract dates and tracking numbers from confirmation e-mails.

While many concentrated on features to build applications inside web-pages, HTML5 actually contains many changes around making the semantic information in a web-page explicit:

  • Tags like <u> changed meaning: this tag now marks text that is stylistically different, and indicates a proper noun in Chinese. Underline should be done using CCS
  • New tags like <time> are used to indicate elements with a specific semantic meaning, with an attribute specifying the time in machine readable format.
  • The <input> tag now supports many more semantically defined input types, like phone numbers.

This concept has always been present in the web (<address> was there from day one), but were mostly abused by people trying to do page-layout in web-pages. Two things have happened since: more and more algorithms are parsing web-pages, and more and more people on the web cannot handle the content in its original form, either because of a handicap, or because they do not understand the language.

What I find interesting is that the same thing is happening in reality, more and more things get annotated with barcodes and QR-Codes so that machines can make sense of them, they are just another form of sub-titles, but in turn people are now learning to make them pretty, to stylise them, playing with the sub-text once again…

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