Le retour de la guitare

Guitare Acoustique Egmond

Une chose que j’essaye de faire dans ma vie, c’est d’avoir moins d’objets. Il est très facile de se retrouver encombré d’objets, qui, individuellement, ne sont pas un problème, mais qui collectivement prennent de la place autant dans mon appartement que dans mon espace mental. La solution la plus simple pour cela c’est de ne pas acquérir les objets, résister à la tentation d’acheter, ça n’est pas toujours facile, et parfois on acquiert des objets non pas en les achetant, mais comme cadeaux de différentes natures.

L’autre solution c’est de se débarrasser des objets en trop, j’essaye d’abord de les vendre, la somme d’argent que j’obtient est généralement négligeable, mais cela augmente les chances que la personne qui a acquis l’objet va s’en servir, la réutilisation vaut en général mieux que le recyclage. Sinon, je les donne et si je n’y arrive pas, j’essaye le recyclage. Au début j’avais un peu de peine à donner ainsi des objets, et si j’en avais besoin ? En général ce n’est pas le cas, et l’aisance aidant, je peux toujours en racheter un si le besoin devient urgent. Parfois, l’objet en question revient de lui même au bon moment.

Alors que j’étais encore à l’EPFL, un collègue thésard m’a un jour demandé où acheter une guitare pas cher, sa femme voulait en jouer. Ma compagne de l’époque avait une vieille guitare acoustique Egmond fabriquée en Hollande qui trainait dans sa cave et nous lui avons donc offert l’instrument, aucun de nous deux ne savait en jouer. Le temps a passé, ma compagne est décédée et j’ai complètement oublié la guitare.

Un jour mon ami de l’EPFL m’a appelé, il devait se rendre à l’aéroport de Zürich et me demandait si je voulais récupérer ma guitare. Il se trouve que ma compagne actuelle sait jouer de la musique, une guitare est donc la bienvenue dans mon appartement. Donc après bien des années, plusieurs déménagements, la guitare est à présent chez moi. Il faut encore que je trouve un crochet pour la suspendre.

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Matthias Wiesmann en tant que uke

Ceinture blanche

Matthias Wiesmann en tant que uke

L’aïkidō est une activité que je pratique plus ou moins régulièrement depuis un bon moment: j’ai commencé aux alentours de 1995 au club des Eaux-Vives, à Genève, où j’ai obtenu une ceinture orange (5e kyū), j’ai arrêté lorsque je suis parti à Lausanne pour ma thèse. J’ai repris la pratique à Meyrin lorsque je suis allé habiter à Saint Genis-Pouilly pour travailler au .

Faute de dōjō, je n’ai pas pu pratiquer au Japon, malgré une tentative d’établir un cours avec un collègue de , j’ai à la place fait du shōlinji kempō, art dans lequel j’ai obtenu une ceinture brune (3e kyū). Lorsque je suis retourné en Suisse, j’ai repris la pratique de l’aïkidō ici, à Zürich, il y a maintenant sept ans. Je n’ai plus passé de ceinture depuis… Techniquement, je suis donc toujours une ceinture blanche, ce qui est un échec assez intéressant, et justifie une nouvelle entrée pour l’été de l’échec. Cela ne signifie pas que je me considère comme un débutant, simplement que je n’ai pas de niveau officiel.

Mes passages de ceinture précédents, que ce soit en aïkidō ou en shōlinji kempō, se sont passé grosso-modo de la même manière : un jour le prof m’a dit tu vas passer le Xe kyū à tel moment, j’ai fait ce qu’on m’a demandé le jour donné et voilà. Mon dōjō actuel a une approche plus scolaire : il faut s’inscrire des semaines à l’avance, trouver un partenaire, et l’attente générale est que l’on prépare le passage de ceinture en sus des cours normaux. Bref, il faut bachoter pour l’examen. Étant donné que c’est un grand club avec de nombreux enseignants, cela n’est pas dénué de sens.

La pratique de l’aïkidō est pour moi un élément stable durant des semaines qui sont assez chaotiques, pouvoir y aller et repartir à heure fixes est important pour moi. Comme il faut parler avec la Californie, j’ai tendance à travailler tard et aller au cours du soir, il me faut encore 30 minutes de vélo pour rentrer, ce qui fait que j’ai le temps de manger un morceau, de prendre une douche et il est l’heure de dormir. Donc préparer l’examen une demi-heure de plus le soir veut dire aller au lit plus tard, pas une bonne idée.

En même temps, je voyage beaucoup, donc il y a des semaines où je ne suis simplement pas là, peut-être que je pratique de l’aïkidō, mais ailleurs (notamment au dōjō Aikido West dans Silicon Valley) cela permet d’aller à des stages et d’avoir une pratique variée, mais ce n’est pas idéal pour préparer un examen.

Ayant fait une thèse, j’en ai un peu ma claque des examens, et mon boulot comporte suffisamment de reviews et d’évaluations à 360° pour que je ne sois pas en manque, la ceinture en soi ne m’intéresse pas tellement ; j’ai assez de titres comme ça ; j’ai le droit de me faire appeler Herr Doctor et de le faire inscrire sur ma boîte au lettre, je suis Tech Lead au boulot. Les grades sont liés aux clubs et fédérations : changez de fédération, et votre belle ceinture redevient blanche. J’ai pratiqué dans quatre clubs en Suisse, trois sont dans des fédérations différentes, le dernier est indépendant.

Je ne suis pas fondamentalement hostile à un passage de grade, simplement cela implique de structurer plus ma vie, d’assoir certaines structures et de planifier plus loin. Après sept ans de vie à Zürich, la notion de que je vais partir sur un coup de tête est devenue plutôt abstraite, mais je ne veux pas non plus trop stratifier ma vie: même si mon expérience de faire du karaté au travail n’a pas été un succès, c’était une expérience intéressante.

En attendant, le seul changement certain, c’est que mon dōjō va déménager, ce qui devrait ajouter 5-10 minutes à mon trajet à vélo. Ce n’est pas un drame, mais cela signifie moins de marge, et peut-être re-penser la manière dont j’organise mes journées.

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Une femme dans une robe khaki avec un corset en cuir brun et une chemise blanche

Convoi – seconde partie

Une femme dans une robe khaki avec un corset en cuir brun et une chemise blanche

Ce week-end, j’ai profité d’un voyage en Valais pour faire une seconde partie de mon jeu Dieselpunk Convoi, cela m’a permis de mettre en pratique les corrections que j’avais en tête suite à la première partie. La partie s’est déroulée de manière plus fluide et on a pu terminer le premier scénario en une séance, et les joueurs avaient l’air de bien s’amuser ce qui est le plus important.

Si le jeu fonctionne en gros, pas mal de détails doivent être réglés. Le convoi (train) est un aspect important de l’histoire, un personnage à part entière et une partie du système devrait être dédié à sa gestion. La mécanique que j’ai détaillé dans le billet précédent pour gérer la mort d’un personnage fonctionne bien, mais j’aimerais faire que la perception qu’ont le PNJ principaux du personnage ait son influence.

Une idée qui marche admirablement bien concerne la création initiale des personnages, s’ils sont créés dynamiquement durant la partie, il faut quand même quelque éléments initiaux pour démarrer la machine. Le plus intéressant est la couleur des uniformes: je demande à une première personnage de choisir la couleur sombre (noir, bleu-marine, khaki, gris) et à la seconde de choisir une couleur claire (rouge, jaune, blanc, mauve, etc). Le premier groupe avait choisir noir et rouge comme couleurs, le second gris et mauve. Ce qui est intéressant c’est que cela a pas mal influencé le style de l’équipe résultant. Le fait qu’un groupe ait inconsciemment reconstitué l’uniforme de la SNCF de Christian Lacroix est certainement intéressant.

Le second jeu d’éléments initiaux concerne l’équipement : outre l’uniforme, une sacoche en cuir, une clef de berne, un poinçon, un livre vierge aux couleurs du convoi, les éléments suivants sont distribués aléatoirement : une lanterne et une arme à feu.

Si le scénario à proprement parlé a bien fonctionné, j’ai l’impression que le second acte était bien trop linéaire et trivial, j’avais en tête un monde post-apocalyptique avec des sortes de zombies, mais plus de combats à ce stade n’amenaient pas grand chose. J’aimerais le remplacer par un monde cyberpunk, quelque chose de gothique pour avoir un contraste avec le premier acte qui se situe dans une Italie alternative dans les années 1910-1920.

Équipage © Fiorella Annoni.

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Une route abandonnée envahie par la végétation

Ma carrière académique

Une route abandonnée envahie par la végétation

En janvier 2007, je commençais à travailler pour Google à Zürich, après 8 ans dans le monde académique (15 si on compte le temps pour obtenir mon diplôme à l’université). Si je suis à présent très content d’avoir quitté le monde de la recherche ce n’était pas mon plan à l’origine, je me voyais plutôt devenir professeur, mais vu que ce billet est sur le thème de l’été de l’échec, je vais un peu revenir sur les raisons qui m’ont fait quitter le monde académique.

Pour obtenir un poste de professeur assistant, il faut avoir un bon dossier, ce qui se résume généralement au portefeuille de publications – l’enseignement n’a pas une grande influence. La qualité d’une publication se juge à son impact (combien de gens la citent), l’importance du contexte de publication (journal, conférence), et le prestige des co-auteurs. Comme il est très difficile de juger de la qualité d’un papier sans le lire, la quantité de papiers joue un rôle très important.

Durant mon post-doc au Japon, j’ai simplement réalisé que mon dossier n’était pas assez lourd, i.e. je n’avais pas assez de publications pour obtenir un poste dans une université raisonnable, et j’avais simplement le choix entre tenter ma chance dans ces université de troisième zone (par exemple au fin fond des États-Unis) ou bien passer dans l’industrie, ce que j’ai fait.

Je n’ai jamais eu l’impression d’être un mauvais chercheur : j’ai publié mon lot de papiers, travaillé dur, mais la direction dans laquelle je voulais rechercher n’était pas adaptée au monde académique, et je n’avais pas envie de m’adapter pour devenir un chercheur qui publie beaucoup d’articles. Mon moment d’épiphanie est survenu lors d’un séminaire de chercheurs francophones à Tōkyō, un français. m’a posé durant le repas une question à laquelle j’étais incapable de répondre : est-ce que tu fais de la recherche fondamentale ?.

J’ai toujours trouvé la première question qu’une personne vous pose très intéressante. Je ne parle pas des questions rhétoriques comme comment ça va ? mais de question où une réponse est attendue. Au Japon, la question est souvent quelle est votre relation par rapport à X ?. Est-ce que je faisais de la recherche fondamentale ? probablement pas, je travaillais sur la tolérance aux pannes, qui est un problème pratique, qui plus est j’essayais d’attaquer le problème de manière pratique. Ça n’était probablement pas la bonne réponse car le niveau d’intérêt de mon interlocuteur a sensiblement diminué.

Mon domaine de recherche se situait à l’intersection entre la théorie et la pratique, d’un côté on essaye de faire des modèles sur le comportement des ordinateurs, des pannes et de prouver qu’un algorithme est correct, de l’autre implémenter des prototypes pour évaluer de manière quantitative les algorithmes. D’un côté, des mathématiques, de l’autre, de l’ingénierie. Cet aspect inter-disciplinaire était ce qui m’avait attiré, mais c’était aussi mon principal problème : tout le monde chante la beauté de l’interdisciplinarité, mais dans un monde d’experts, une personne travaillant dans plusieurs domaines sera naturellement moins avancée qu’un personne se concentrant sur un seul domaine ; un violoniste solo est bien plus prestigieux qu’un homme orchestre.

Je prenais très à cœur la partie ingénierie de l’informatique, j’ai fait pas mal d’enseignement et essayé de donner aux étudiants une idée concrète de la programmation ; dans mes papiers, j’ai toujours essayé de mettre en question le modèle et d’étayer mes papiers avec des données. Ça prend du temps. Il est parfaitement possible d’écrire un papier théorique en quelques semaines, ajoutez-y une simulation et vous doublez facilement le temps.

J’ai fini par trouver que les modèles sont souvent moins des outils de réflexions que des vaches à lait, trouvez un modèle intéressant et vous pourrez faire une bonne série de papiers. Les notations formelles sont aussi un piège, elles permettent de cacher la simplicité ou l’absurdité d’une modèle. La question de savoir si ce modèle est proche de la réalité est difficile à éclaircir et donc souvent laissée de côté, mettre les mains dans le cambouis, ce n’est pas de la recherche fondamentale.

Un aspect central de ma thèse était les algorithmes de consensus, pour lesquels il existait deux algorithmes, soutenus par des factions rivales et sises sur des formalismes incompatibles, des modèles vaguement différents. Un de ces algorithmes est utilisé au travail, mais dans sa forme la plus simple : toute la complexité du système consiste à faire marcher l’algorithme pour de vrai, i.e. ajuster l’algorithme théorique à la réalité.

Parfois, lorsqu’au travail, j’interviewe un candidat fraichement sorti de l’université, il me demande si je fais de la recherche, si le monde académique me manque. En un sens, je fais de la recherche, j’essaye de résoudre des problèmes pour laquelle il n’y a pas de solution toute faite dans un livre, mais je ne fais pas de la recherche fondamentale, je dois mettre les mains de le cambouis, et s’il y a une solution simple, tant mieux, on passera simplement au problème suivant; mon travail est de les résoudre, pas d’écrire des papiers.

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Deux graphiques en couleurs issus de la thèse 'Group communications and database replication: Techniques, issues and performance'

Documents pour le futur

Deux graphiques en couleurs issus de la thèse 'Group communications and database replication: Techniques, issues and performance'

Cet été marquait le douzième anniversaire de la publication de et je me suis retrouvé, un peu par hasard, à devoir y jeter un œil car j’avais oublié comment j’avais structuré la chose. Des années de labeur et puis on oublie, O tempora o mores  !, tout ça.

Une chose qui m’a frappé, c’est que le document est en couleur, ce qui n’était à l’époque pas une chose requise: les thèse étaient imprimées en noir blanc. J’avais néanmoins pris soin de générer les graphes au format vectoriel et en couleur avec les fontes par défaut du format PDF, ce qui fait qu’aujourd’hui encore, le rendu est très net, même sur un écran retina.

Cela m’a fait penser à mon billet sur les illustrations de scénarios de jeux de rôle : se limiter aux capacités d’affichage des imprimantes et des écrans d’aujourd’hui n’est pas une bonne idée, le but devrait être que le document s’affiche le mieux possible dans vingt ans.

La pérennité des données et l’obsolescence des formats est au débat à part, dans ce cas il faut avouer que le format PDF a bien survécu au temps, bien mieux que le HTML. Si on fait abstraction du format du conteneur, le fait est que, si la couleur ou l’image en haute résolution n’est pas présente, elles ne pourront pas être facilement re-crées dans le futur.

Je me suis retrouvé avec le même problème sur ce blog  : j’essayer d’illustrer chaque billet avec une image qui fait 250 pixels de large. J’ai installé un plugin qui insère la version double resolution pour les appareils dotés d’écrans haute résolution. Cela ne marche que dans le cas où j’ai mis sur le blog une version à haute résolution de l’image.

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Une femme dans une armure de cuir enchaînée au mur

La Reine d’Obsidienne en ligne

Une femme dans une armure de cuir enchaînée au mur

La reine d’obsidienne est un scénario sur lequel je travaille depuis un bon moment: je l’avais fait jouer à la convention Orc-Idée de 2011. J’ai finalement mis en ligne ce matin un fichier PDF avec le scénario illustré par Fiorella, que je remercie beaucoup pour son travail. C’est un relativement gros fichier (60MB) car toutes les illustrations en couleur sont au format maximal. Comme d’habitude, si cela pose un problème à quelque qui désirerait une version plus légère, qu’il me contacte.

J’ai créé une page dédiée pour le scénario et je l’ai soumis pour référencement sur la scénariothèque.

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Une femme dans une robe khaki avec un corset en cuir brun et une chemise blanche

Convoi – première partie…

Une femme dans une robe khaki avec un corset en cuir brun et une chemise blanche

Samedi dernier, j’ai fait jouer une première partie de Convois, mon idée de jeu Dieselpunk. C’était pour moi l’occasion de sortir sérieusement de ma zone de confort : un nouvel univers et un système (ou une absence de) très narrative. La partie ne s’est pas trop mal passée, bien que le jeu en lui même a été trop lent à mon goût, j’aurais insister sur la dimension pulp et pousser les joueurs à plus d’action. Clairement les joueurs auraient eu besoin de plus de cadre, présentation du monde, des options en jeu etc.

L’univers de convoi est centré sur les trains : certains points sur la voie, que l’on appelle les grandes aiguilles permettent de passer d’un monde à l’autre. Il existe ainsi un réseau de trains circulant entre les mondes, avec à chaque grande aiguille une faune d’interlopes qui vivent de traffics entre les mondes et interagissent avec les passeurs, ceux qui passent d’un monde à l’autre.

Une des limitations des passages d’un monde à l’autre, c’est que les systèmes électroniques ne survivent pas, et les convois sont ainsi confinés à un niveau de technologie dieselpunk : moteurs à vapeur ou diesel. Comme mentionné dans mon billet précédent, un thème important du jeu (pour moi) est la normalité et la punkitude.

En attendant, je pense avoir trouvé une idée sympa pour gérer la mort d’un personnage joueur : il ne meurt pas réellement, comme dans toute bonne histoire il n’est que blessé, mais la feuille de personnage est reconstruite d’après les souvenirs des autres joueurs, i.e. plus le personnage est mémorable, plus il peut revenir. Cette mécanique a probablement déjà été proposée dans un autre jeu narrativiste, j’en suis sûr, mais cela semble assez bien correspondre à mon contexte.

Bref, il va falloir que je travaille plus sur le matériel de jeu, et qu’on refasse une partie à l’occasion. En attendant, je collectionne les références Dieselpunk sur un board pinterest.

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Loofen bio-station

Biostation de cuisine

Loofen bio-station

La gestion des déchets est quelque chose qui prend une place non négligeable dans mon appartement : je trie le verre, le PET, le papier, le carton, les vêtements, les piles, les déchets électroniques. Malheureusement mon immeuble n’a pas de compost, donc les déchets organiques sont un problème pour moi : comme je recycle beaucoup, et bien je ne vide pas souvent la poubelle, et donc les déchets organiques ont tendance à se décomposer.

C’est pour cette raison que j’ai acheté il y a maintenant deux ans, une biostation de cuisine Loofen, un système pour déshydrater les déchets organiques. L’idée est simple : une fois déshydraté, les déchets ne se décomposent pas, et prennent beaucoup moins de place, donc moins de petites mouches, et plus de choses dans les sacs de poubelles qui, a Zürich, sont taxés.

Malheureusement, ce billet est placé sous le signe de l’été de l’échec, et cette bio-station ne fonctionne pas très bien. La station a deux modes : un mode lent qui ne sèche pratiquement rien, et un mode rapide, bruyant et qui chauffe sensiblement la pièce, résultat, je n’ai utilisé que le mode rapide, la nuit, par exemple lorsque je fais marcher la machine à pain. Officiellement, le système consomme 30 W et se met en veille de lui-même, en pratique, j’ai toujours du utiliser l’appareil à plein régime, ce qui consomme 240 W.

Même si l’on ignore le problème de la consommation électrique (et du bruit), la gamme de déchets que l’appareil traite efficacement se limite aux épluchures de fruits et légumes, ajoutez dans le bac un fruit pourri, il ne sera pas le sec le lendemain – je suppose que je devrais d’abord le découper en morceaux… Pas question de mettre des reste de viande ou de poisson, et les restes de thé tendent à tomber à travers la grille du bac, donc en général je les enrobe dans du vieux papier (ce que le manuel déconseille fortement).

Peut-être que cette machine est adaptée à quelqu’un qui a une production de déchets plus régulière, pour moi c’est largement une perte de place.

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Et quand il a vu votre bureau il a crié qu'il ne voulait plus dans ses locaux une succursale du marché aux puces

Génération Lagaffe

Et quand il a vu votre bureau il a crié qu'il ne voulait plus dans ses locaux une succursale du marché aux puces

J’ai relu récemment un de mes albums de Gaston Lagaffe, et j’ai été frappé par plusieurs choses : d’abord Gaston fut la première bande dessinée dont le thème central est le travail, ou tout du moins le lieu de travail. C’est aussi le personnage qui a l’emploi le plus raisonnable : employé de bureau.

La seconde c’est que mon environnement de travail actuel ressemble beaucoup à celui de Lagaffe : toboggans, animaux de compagnie, ateliers, capharnaüm et cafouillazibules sont la norme ; à l’opposé, secrétaires, directeurs en complets sont très rares et mes collègues ressemblent plus à Gaston qu’à monsieur Boulier. En fin de compte, e qui n’a pas beaucoup changé c’est le courrier, je passe un temps énorme à trier les e-mails en retard.

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Summer of Fail

La nouvelle

Summer of Fail

J’aime bien écrire, et comme beaucoup de gens dans le milieu du jeu de rôle j’ai eu l’idée d’écrire un texte de longueur conséquente : nouvelle, roman. Comme ces jours je suis inspiré par le thème d’Alias, l’été de l’échec, on se doutera que je ne suis jamais parvenu à écrire ce texte.

Le cadre de l’histoire aurait été un monde post apocalyptique, sauf que l’apocalypse aurait simplement été le transfert des consciences humaines dans des systèmes informatiques, probablement en orbite. Ne resteraient sur terre que les descendants des rares personnes n’ayant pas suivi le mouvement, et des machines vétustes dénuées de sens.

Certaines des idées liées à ce projet ont donné lieu à des billets sur ce blog : le conclave et la machine. Une idée de cet univers était le fait que, par accident, certains animaux proches des humains soient parvenus à une forme de sentience, rétrospectivement c’était l’aspect le plus intéressant et le seul sur lequel je suis parvenu à réellement écrire.

Le réel problème de ce projet c’est que je n’ai jamais eu d’histoire centrale qui m’ait convaincu : à l’origine je voulais avoir une trame centrale très fantasy avec un protagoniste datant d’avant le départ, pétri d’idée romantiques, parti sur une quête avec comme principal compagnon un âne sentient, et en guise de vieux sage un char d’assaut robotisé, peut-être une relation (compliquée naturellement) avec une femme issue d’une des rares tribus d’humains n’avant pas suivi l’exode. Je ne suis jamais parvenu à dégrossir ces idées.

Je pense que ce qu’une des raisons pour lesquelles je n’ai jamais réussi à construire une histoire c’est que le décor nostalgique est en conflit avec le style que j’avais en tête. Au cœur des histoires de fantasy on retrouve souvent l’idée de renouveau : le prince épouse la princesse et le royaume s’épanouit à nouveau (jusqu’au prochain dragon), or le monde que j’avais en tête était sur le déclin, et un éventuel renouveau aurait été un écueil de clichés, autant appeler le protagoniste Adam.

Je voulais que l’histoire soit un voyage, mais sans que j’arrive à définir un réel antagoniste, ou un but intéressant, difficile de sauver le monde après l’apocalypse. La quête aurait pu avoir pour but de découvrir un terrible secret, qui naturellement aurait été une révélation sur la nature du monde, mais là encore c’est quelque chose qui a été fait mille fois.

Entre-temps, Charles Stross a publié Les Enfants de Saturne, qui contient l’idée centrale : un monde où les humains ont disparu et où les robots cherchent leur raison d’être.

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