La Reine des Amazelles

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Après quelques discussion sur un forum dédié à Rêve de Dragon, j’ai décidé de renommer les elfes du scénario La reine des elfes, et d’utiliser le terme Amazelle gracieusement suggéré par Vermer. J’ai aussi intégré les commentaires d’Alias et ajouté une introduction qui explique le pourquoi du scénario, en gros le contenu de l’entrée de blog où j’ai présenté le scénario.
La nouvelle version est disponible au format PDF.

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De la Vélocité des Processeurs

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Si le commun des mortels est habitué à mesurer les choses avec des unités, la plupart évitent les conversions qui impliquent la maléfique règle de trois dans le meilleur des cas, et des choses proprement diaboliques comme l’annulation d’unités, où l’on peut découvrir que la consommation d’essence des voitures est une unité de surface.

La performance d’un processeur est généralement exprimée en Mégahertz, ce système a ses désavantages, parmi lesquels le fait que personne ne sait à quoi ressemble un Mégahertz. On pourrait tout aussi bien utiliser une unité que les gens peuvent comprendre et qui a fait ses preuves : la .

Certains lecteurs se souviennent peut-être d’une époque où la fréquence des radios n’était pas exprimée en Hertz, mais en longueur d’onde, ainsi les stations en onde courte étaient aux alentours de 200 mètres. Le processeur de mon ordinateur portable tourne à 2.3 Gigahertz, ce qui équivaut à environ 13 centimètres, soit ⅓ de coudée, ou ⅔ d’empan (à une vache près, hein, c’est pas une science exacte), ce qui est quand même plus parlant…

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Un gratte ciel de Tōkyō

Le goût de Tōkyō

Un gratte ciel de Tōkyō

J’aime bien les anthologies de nouvelles, cela permet de découvrir de nouveaux auteurs, des idées, et le format ce prête bien à une lecture souvent interrompue. Durant mon récent voyage à Dublin, j’ai lu Le goût de Tokyo, un petit livre de 117 pages qui exactement le bon format pour se coincer de manière ennuyante dans le casier où l’on range les instructions de sécurité de l’avion. Ce n’est de loin pas un livre unique, il y a toute une série de livres intitulés le goût de… suivi du nom d’une ville. La sélection de texte apparaît assez diverse, auteurs, mais aussi architectes, sociologues, japonais, écrivains francophones mais aussi anglophones, bref, une grande variété.

Le goût de Tokyo
Rédacteur : Michaël Ferrier
Le petit mercure
ISBN : 978-2-7152-2811-5

Je ne fais probablement pas partie du public cible, vu que j’ai déjà visité plusieurs fois la capitale de l’est, quoi qu’il en soit le livre m’a laissé perplexe. Il ne s’agit pas, comme dans une antologie, d’une collection de nouvelles ayant leur propre structure, un début, une fin. Ici on a affaire à de courts extraits de 2-3 pages, auquel on a accolé une introduction et une sorte de synthèse. Vu le commentaire en page 6, la longueur des extraits pourrait être justifiée par des considérations non littéraires.

Nous avons tenté de joindre tous les auteurs ou leurs ayants droit. Pour certains d’entre eux, malgré nos efforts, nos recherches de coordonnées n’ont donné aucun résultat. Leurs droits leur sont naturellement réservés.

J’ai trouvé le résultat assez médiocre ; la qualité des textes est très variable, certains textes sont le fruits d’auteurs qui connaissent le japon et savent écrire (Nicolas Bouvier), d’autres d’auteurs japonais, mais le reste relève assez vite du fatras : écrivains célèbres ayant passés quelques jours sur l’archipel, analyses sociologiques à six sous, théories architecturales bouffies de mots vides et compliqués.

L’introduction et la synthèse de chaque texte par Michaël Ferrier ne parviennent pas réellement à donner une impression d’ensemble, à vouloir tout redire avec un style sans intérêt, il m’a fait penser à un mauvais présentateur TV. Je suppose que cette qualité de texte suffirait pour un magazine, avec de très jolies photographie sur papier glacé pour donner un peu plus de substance. La mise en page du livre m’a d’ailleurs fait penser à celle des magazines, avec trois format de texte différents pour chaque texte : fonte à empattements en italique pour l’introduction, fonte à empattement droite pour le texte principal, fonte grotesque droite pour la synthèse, avec en prime un trait dans la marge à gauche.

Bref, le goût de Tokyo est à mon avis un livre avec un intérêt assez limité, le seul point positif, c’est que l’extrait du Secret de Tanizaki Jun’ichirō m’a donné envie de lire ce livre. Pour le reste, c’est plus un article de magazine imprimé sous forme de livre qu’autre chose, et qui ne donne, à mon avis, qu’un goût très superficiel de Tōkyō.

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Halabaille la titanesque

Halabaille n’est pas une ville à proprement parler, mais plutôt un affleurement géologique habité. Par une bizarrerie géologique, des strates urbaines ensevelies à la fin du second âge y sont poussées vers la surface, pour être promptement démantelées par les tempêtes maritimes et les habitants qui vendent aux cités voisines bloc de pierre, colonnes et tuiles. La première richesse de la cité, est sa substance même.

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La reine des Elfes – premier jet

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J’ai toujours été un peu suspicieux envers les gens qui ajoutent des elfes à tous les jeux de rôles, je soupçonne que c’est une des raisons pour lesquelles j’apprécie Rêve de Dragon, c’est un jeu sans elfes, où l’on joue surtout des humains.

Cela ne veut pas dire que les elfes n’ont jamais été introduits dans le jeu, formellement rien ne s’y oppose, dans un rêve ou un autre, mais c’était plus des scénarios ou des personnages joueurs isolés.

Les elfes sont un cliché puissant de l’imaginaire médiéval fantastique, le problème central est d’en faire quelque chose d’intéressant. Une approche que je trouve intéressante – qui semble souvent avoir été suivie lors de la conception des scénarios officiels de Rêve de Dragon – est de prendre un cliché et de le rendre fonctionnel dans l’univers.

Nous avons des humanoïdes éternellement jeunes, très sensuels, visiblement capable de relations avec des humains : chaque fois qu’il y a des elfes, la question des demi-elfes pointe son nez. En même temps, ces elfes ne semblent jamais réellement se reproduire, d’avoir d’enfants. Sans surprise, les images d’elfes sont surtout féminines, vu le nombre de demi-elfes, on peut se dire que les elfes masculins sont plutôt décoratifs.

Partant de ces idées, j’ai écrit le scénario la Reine des Elfes, et j’ai mis en ligne un premier jet (fichier PDF d’environ 1 MB) que j’ai déjà fait jouer une fois, le texte est plus fourni que ce j’ai l’habitude d’écrire, la faute à Scrivener, et la version des elfes qui y est décrite n’est pas très orthodoxe. Peut-être que je devrais changer leur nom afin d’éviter la confusion? Dans tous les cas, n’hésitez pas à me donner votre avis.

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Table de Résolution

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Une des particularités du jeu Rêve de Dragon est sa table de résolution qui est multiplicative. Au lieu d’additionner caractéristique et compétence, comme c’est le cas dans la majorité des jeux, ces deux données sont multipliées. C’est une de ces idées qui sont élégantes sur le papier, et un peu lourdes à mettre en œuvre. Je vois régulièrement sur le web des maîtres de jeu qui simplifient ce système en remplaçant la table par une addition, convaincus que cela revient au même.

Si c’est une simple multiplication, pourquoi faire une table ? Il se trouve que les joueurs ne sont pas très rapide pour faire des produits de tête. De fait, la formule est relativement simple :

Caractéristique × (Difficulté + 10) / 2 

Arrondi au supérieur pour les caractéristiques paires, et vers l’inférieur pour les caractéristiques impaires.
On peut évidemment juste coder cette fonction en javascript et obtenir à nouveau la table.

Note : la colone à -10 est une exception, la valeur est Caractéristique/4.

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