Encyclopédie du savoir relatif & absolu

Bernard Werber était l’un de ces auteurs dont on m’avait énormément parlé, mais dont je n’avais rien lu. Un peu comme ces films dont on connaît la trame à force de voir des extraits, des références, je n’ai jamais lu les fourmis, mais j’ai une assez bonne idée du contenu de ce livre. Donc lorsque je suis tombé par hasard sur une copie de L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu, je n’ai pas trop hésité : le titre est sympathique, et une collection de petits articles me semblait parfait comme livre de vacances. Je l’ai donc emporté pour mon voyage en Italie.

Le Livre que vous tenez entre vos mains est une expérience. Il contient des informations que vous ne trouverez pas ailleurs. Des informations dans des domaines aussi étranges ou complémentaires que : les grandes énigmes du passé, les casse-tête mathématiques, les recettes de cuisine étranges, les paradoxes de la physique quantique, des anecdotes inconnues de l’histoire de l’humanité, ou des blagues philosophiques. Ici l’hypnose, l’alchimie, le shamanisme ou la kabbale côtoient la sociologie, la biologie ou l’archéologie.

L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu

Le Livre de Poche
ISBN : 978-2253-15530-6

Durant la lecture, j’ai rapidement ressenti un malaise. Si la description du livre ci-dessus était peut-être correcte à la première édition du livre, en 1993, quelque chose est arrivé entre-temps : internet. À chaque nouvelle entrée, j’avais une furieuse envie d’aller jeter un œil sur le web – chose difficile lorsqu’on est dans un avion – pour soit en savoir plus, mais aussi pour vérifier les informations. De fait, mis à part les animaux bizarres, j’avais entendu parler d’une bonne partie de ces choses qu’on ne trouve pas ailleurs. Comme le livre mélange allègrement des informations assez concrètes, des anecdotes mystiques et des théories médicales disputées, je me suis retrouvé a régulièrement penser citation needed. C’est dommage qu’il n’y ait pas d’équivalent pour le mot anglais , une affirmation présentée comme un fait, mais à la véracité douteuse ; cela décrirait à merveille le contenu de ce livre.

J’ai aussi trouvé le style et le ton du livre lassant : il arrive à être paternaliste et soixante-huitard en même temps, la moitié des entrées est une éloge à la différence, à être ouvert d’esprit, l’autre moitié contient le canon de la pensée new age : schamanisme, cycles naturels et naturellement les dauphins, avec juste une pincée de pseudo-science pour faire vrai.

En bref, un livre qui a très mal vieilli, et dans la forme et le contenu. Au mieux, c’est une liste de sujet à consulter sur le web, comme par exemple l’entrée wikipedia sur le rat taupe nu. Une balade au hasard sur la wikiepdia sera à mon avis plus informative, avec beaucoup plus de possibilité d’ouverture d’esprit.

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Une colonne dans une cour, devenue parking

Rome

Une colonne dans une cour, devenue parking

Même si l’Italie était une destination de vacances familiales de mon enfance, je n’étais jamais allé à Rome. Après y avoir passé une journée et demie, je peux difficilement prétendre en avoir fait le tour, juste donner quelques impressions.

Rome est une ville de pierres. Y vivent aussi quelques humains, ils semblent vouloir vaincre les pierres en roulant comme des fous dans de petits bolides, espérant que les gaz d’échappement rongent le minéral. Le gouvernement essaye de les en empêcher.

Ce qui m’a frappé, c’est la grande quantité de pierres. La majorité des routes sont en pavés noirs, les murs en pierre blanche ou en brique rouge. Beaucoup de façades incluent des constructions plus anciennes, arches, fenêtres, alcôves. En dehors des parcs des anciennes villas, il y a très peu de végétation.

Antoine m’avais une fois dit, à raison, qu’on peut décrire une ville d’après sa hauteur, le nombre d’étages qu’ont en général les bâtiments. Zürich est une petite ville à trois étages aux rues étroites, Berlin une ville à six étages avec de larges rues. À Rome, la question est de savoir à partir de où l’on compte. La moitié des maisons sont construites sur des ruines, parfois excavées en des expositions ou des chantiers archéologiques. À force de relever le niveau des rues, certaines églises ont des entrées en sous-sol.

Dans ce labyrinthe de pierre, les habitants font penser à des fourmis qui tentent d’entretenir, voire de moderniser la ville, cela semble une tâche sans espoir, même les taggeurs n’arrivent pas à réellement changer l’aspect des murs et se rabattent sur le métro. Le fait que de nombreux bâtiments sont des musées ajoute à l’impression de vide qui domine en dehors des centres touristiques, qui débordent de gens.

Je n’ai pas eu le courage de visiter les grosses attractions de Rome, comme le Vatican, ça sera pour une prochaine fois. Je ne peux que recommander le quartier de Trastevere (Transtévère) comme base d’exploration de la ville, c’est une quartier très sympathique, très vivant le soir, et relativement proche du centre (il suffit de traverser le Tibre).

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