French Flag

Ligatures et petits drapeaux

Peut-être parce que j’ai une écriture abominable, j’adore la typographie. Un sujet qui me fascine en particulier ce sont les ligatures, je trouve merveilleuse l’idée que lorsqu’on assemble des lettres, on se retrouve avec quelque chose d’autre que la séquence de ces lettres. L’autre chose sujet qui me passionne ce sont les caractères exotiques, les caractères chinois, les kanji, tout naturellement, mais aussi la ménagerie de caractères ethniques, techniques ou simplement bizarres que l’on retrouve dans le zoo de l’écriture que l’on appelle communément unicode.

Les dernier arrivés dans la communauté des caractères sont les emoji, une création d’origine nipponne, qui donne le titre de caractère à proprement parler à un sourire, la floraison des cerisiers, ou un envahisseur extra-terrestre 8 bits. Naturellement, il y a des réfractaires, des gens qui arguent que ce ne sont pas de vrais caractères. Ces mêmes gens n’ont pas objecté sur le fait que nous avions un caractère pour représenter le mot « et », l’esperluette dont personne ne connaît le nom. Nous avons aussi des caractères pour des abominations comme le ©opyright, que personne ne saurait prononcer, ou bien des petits drapeaux noir et blancs.

Les 絵文字 (emoji) sont apparus sur les téléphone mobiles japonais et n’ont été standardisé que lorsque les entreprise américaines ont réalisé qu’elles devaient inter-opérer avec ces téléphones, tous capables d’envoyer des e-mails. Pour tout simplifier, chaque opérateur nippon utilisait un standard différent pour ces caractères. Parmi ces caractère se trouvaient quelque petits drapeaux pour les pays importants : le Japon, bien sûr, mais aussi la Corée du Sud, la Chine, les États-Unis, la France, l’Espagne, l’Italie, la Russie, le Royaume Uni et l’Allemagne.

Durant le processus de standardisation, les pays qui ne faisaient pas partie de la liste ont, curieusement, objecté à cette discrimination. Comme souvent dans ces cas là, un curieux compromis a été trouvé : au lieu d’encoder chaque drapeau comme un caractère, il est encodé sur deux caractères spéciaux, deux lettres magiques qui correspondent au pays. Ainsi tous les pays pouvaient être représentés par leur code, et le système de rendu et la fonte sont libres de représenter ce code avec un drapeau. Ainsi la Suisse est représentée ainsi : 🇨🇭 (CH) et la France 🇫🇷 (FR). Sous Mac OS X 10.7, la séquence pour la Suisse reste CH, celle pour la France devient un petit drapeau français.

Ce système a l’avantage de rester compatible avec les système existants tout en laissant la possibilité d’ajouter de nouveaux pays dans les fontes, il n’en reste pas moins compliqué : une séquence de plusieurs caractère unicode correspond a un seul caractère dans le système des téléphones mobiles japonais et à une ligature à l’affichage. Pour tout simplifier, ces caractères ont des valeurs au dessus de 65535, ils ne peuvent donc être exprimés avec deux octets. À l’époque où Java et Javascript ont été conçu, on se disait encore que 16 bits suffiraient pour tous les caractères, et ils utilisaient le système UCS2 qui a entretemps été transformé en utf-16. Le résultat, chacun des deux caractères du drapeau français doit à son tour être encodé sur deux mots de 16 bits (appelés surrogate pair en anglais). La séquence hexadécimale de ce drapeau devient donc : D83C,DDEB,D83C,DDF7, ce qui fait que du code quelque peu ancien pensera que ce drapeau est en fait quatre caractères. Rien n’est simple…

J’ai généré une liste complète des drapeaux en emoji.

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Code QR Flattr pour le Scénario La Route de Symptote

Flattr pour les scénarii Ⅱ

Code QR Flattr pour le Scénario La Route de Symptote

Après avoir discuté un peu avec le support de Flattr, qui fut fort aimable, j’ai réalisé pourquoi le système ne fonctionnait pas : flattr ne peut générer de code barre que pour un objet qui a été enregistré, or le plugin wordpress n’enregistre un con­tenu qu’au premier flattr (il a aussi un mode qui enregistre auto­mati­quement les contenus, mais il ne semble pas fonction­ner). Le fait que je puisse demander un code pour un contenu non-enregistré était un bug, qu’ils vont cor­riger. Le plus simple est de se rentre sur La page d’enre­gistrement et de cliquer sur Create a button manually, de remplir les divers champs, et une fois le bouton créé manuellement, d’obtenir le code QR.

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Swissair Logo

100 ans de design graphique Suisse

old Swissair Logo

Le (Musée du Design de Zürich) est un petit musée que j’aime bien. Situé dans les bâtiments de la (Haute école d’art de Zürich) elle a souvent des expositions intéressantes. Jusqu’au 3 juin, il y a une exposition sur 100 ans de design graphique en Suisse qui m’a permis de découvrir ce qu’était en fait le design Suisse au travers de poster, de logos et de publicités étalées sur un siècle.

La fonte est probablement l’élément le plus connu et le plus omniprésent de cette mouvance, mais j’ai trouvé intéressant de voir les idées sous-jacentes : la relation entre le texte, la page, la mise en page, l’importance des logos (dans un pays où la traduction est un problème), des design très épurés: la chaîne de magasin ABM aujourd’hui disparue avait dans les années 60 une signalétique simple et synthétique qu’on retrouve aujourd’hui chez Apple, 無印 (Muji), ou Ikéa.

L’exposition n’est pas très grande, mais vaut la peine si vous êtes dans la région de Zürich, sinon il y a aussi une très belle collection d’affiche de design suisse sur Flickr.

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Oasis des Deux Lunes – Mise en page temporaire, page n°13

Oasis des Deux Lunes en Chantier

Oasis des Deux Lunes – Mise en page temporaire, page n°13

Un de mes multiples projets en fond est la mise en forme de mes divers scénarii pour le jeu de rôle Rêve de Dragon. Le suivant dans ma liste est L’Oasis des deux Lunes, qui date du n°40 du Tinkle Bavard, ce qui ne nous rajeunit pas. Avec l’aide de Fiorella qui avait déjà illustré , je prépare une mise en page du scénario.

Si le gros du texte est similaire à la version de 1996, j’ai ajouté pas mal de notes sur les inter­actions des person­nages principaux, vu que j’ai fait jouer le scéna­rio pas mal de fois dans l’intervalle. Je regrette de ne pas pouvoir réutiliser les illustrations originales de Phi, celle-ci ayant été perdues et le rendu à 300 DPI des images numérisées à l’époque est assez horrible.

Il manque encore quelques illustrations, et j’ai réalisé en feuilletant la version papier contient des modi­fications et des ajouts posté­rieurs à la version du fichier à partir de laquelle j’étais parti, j’aimerais donc les répercuter dans le fichier. Néanmoins j’espère pouvoir bientôt mettre un ligne un fichier PDF.

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Crayons Caran d'Ache

Crayons & Monopoles

Crayons Caran d'Ache

Une des choses dont je me souviens clairement de mon enfance, ce sont les crayons de couleur. C’étaient des crayons Caran d’Ache, Prismalo, estampillés État de Genève au dos, en lettre capitales et dorées. De fait, je n’ai pas besoin de me souvenir, il m’en reste quelques un dans ma boîte à vieux crayons isolés. Naturellement, il ne me reste que les couleurs peu utilisée, brun, bleu, jaune pâle, vert sombre, violet, et surtout beaucoup de blanc. Quel génie ! Vendre pour chaque écolier, chaque année, un crayon qui ne sert à rien sur le papier normal.

Il y a d’autre marques dans ma boîte : ceux de la Coop, les anonymes de la Migros, et enfin les Bellcolor, probablement moins chers car Made in Germany, ce qui a l’époque était ambigu – est ou ouest, je n’ai pas trouvé d’information sur le web. En échange de ce monopole, Caran d’Ache avait une superbe vitrine animée dans la Gare Cornavin, des ours ou des hérissons qui jouaient du piano ou faisaient du vélo, quand nous allions à la gare, nous nous y attardions toujours. Je me demande si l’état commande encore ses crayons à Caran d’Ache, la vitrine existe toujours, mais elle est pathétique : un seul ours qui bouge vaguement.

J’ai vu passer il y a peu un présentation sur youtube qui expliquait que la situation économique était catastrophique, et proposait de revenir au modèle des années 60-80, je pense à ces crayons, aux téléphones que les gens ne pouvaient pas posséder, mais devaient les louer aux PTT, aux modems de contrebande car ceux des PTT étaient naturellement hors de prix. J’essaye d’imaginer, ceux, plus jeunes que moi, qui ont grandi avec internet, de les projeter dans cet univers, et je me dis Nah

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Flattr

Flattr pour les scénarii

Flattr

Cela fait quelques temps que j’ai installé un plugin sur mon blog, je trouve l’expérience intéressante, même si ça entre clairement plus dans la catégorie expérience de geek que dans celle source de revenus, ce qui ne me gêne pas. Cela permet par contre d’avoir quelques informations sur mes lecteurs, i.e. qui a aimé suffisamment tel ou tel contenu pour me donner un peu d’argent, par opposition à un like de facebook, qui ne coûte pas grand chose.

Une chose que j’ai découvert cette semaine, c’est qu’il était possible de mettre l’équivalent d’un bouton sur des objets offline, sous la forme d’un QR-code. Je me suis dit que ce serait une bonne idée pour mes scénarii: d’une part cela permet aux gens de me dire qu’ils ont aimé le scénario, de l’autre cela permet, à partir du document papier, de revenir à la version web simplement en numérisant le code.

Le processus est un peu ardu, principalement parce que les outils officiels ne marchent pas. Si le site web de flattr a un outil pour générer ces codes, il ne produit pas les bons codes. On peut générer le code avec d’autres outils, mais c’est un peu plus compliqué:

  • Aller sur le page des things et choisir embed code.
  • Aller sur le code du bouton statique et copier l’url.
  • Aller sur un site de génération de codes QR, par exemple qrcode.kaywa.com et y coller l’url
  • Insérer le code généré dans la mise en page.

J’ai utilisé cette technique pour ajouter un code QR à mon scénario Rêve de Dragon, La route de Symptote, j’ai aussi annoncé le problème aux gens de Flattr (ticket n°5340), on verra si le processus peut-être simplifié.

J’ai découvert entre temps que ma configuration était un peu bancale, j’ai écrit un nouveau billet qui explique un peu mieux les choses

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Livres électroniques et médiation

📖

Depuis mon billet sur les livres futurs, j’ai un peu réfléchi à la question des livres électro­niques, et je me dis que beaucoup de gens sous-estiment ce que l’on peut faire avec des livres électro­niques. L’hypo­thèse cachée faite par un peu tout le monde est que le texte sur un livre électro­nique serait un texte conçu pour un livre papier. Tôt ou tard cela ne sera plus le cas.

Un livre électro­nique peut contenir des sons, des anima­tions, autant de choses qui peuvent déjà être présentes dans une page web, mais qui a part pour des textes à voca­tion pédago­gique n’ont pas causé de grand changement. Ce qui est plus intéressant, je pense, c’est qu’un livre électronique doit pouvoir adapter le contenu au lecteur.

Le fait d’écrire implique de fixer, consciemment ou non, la langue et langage du texte. Ce choix est, une fois le texte imprimé, irrémédiable. Si le vocabulaire est trop ardu pour le lecteur, il risque d’être repoussé par le texte, si on contraire, l’auteur se restreint a des mots simples, il risque de lasser le lecteur. Ce n’est pas une simple question d’utiliser du bon français, il existe un multitude de termes techniques qu’une personne avec une éducation plutôt littéraire ignore.

Ces temps, j’ai lu pas mal de roman sur le Japon, faut-il traduire les noms des plats, des vêtements ? Ce n’est pas question simple, personnellement je trouve que remplacer nabe par pot au feu est moins précis, pour un autre tous ces mots étrangers peuvent nuire à la lecture.

Un livre électronique permettrait de repousser ce choix, c’est à dire de construire le texte final en fonction du lecteur. Dans mon cas, cela voudrait dire laisser en version originale un maximum d’idiomes dans les langues que je connais. De même, l’utilisation de mots techniques serait ajustable, un maximum pour les branches dans lesquelles je travaille, avancé pour les domaines avec lesquels j’ai de l’affinité. Par exemple, le fait que je parle français fait que je comprends beaucoup plus de termes médiévaux en anglais qu’un américain.

Ces choix et ces adaptations n’ont pas besoin d’être statiques, selon mon humeur et mon énergie, je peux vouloir apprendre plus ou moins de nouveaux termes, de nouveaux concepts. Le livre pourrait mesurer ma vitesse de lecture et ajuster la difficulté en conséquence, juste assez pour pimenter, pas assez pour me décourager.

Concevoir un tel livre serait naturellement quelque chose de très différent de l’écriture d’un livre papier et une redéfinition du métier d’auteur et je doute que la transition se fasse immédiatement. Après tout, la forme des textes a beaucoup changé lorsqu’on est passé de formes prévues d’abord pour l’oral, et ensuite pour l’écrit, a des textes conçus d’abord pour la lecture. Soyons honnêtes, la scansion des auteurs modernes est déplorable.

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Route de Symptote – Maximilien

Route de Symptote, nouvelle version

Route de Symptote – Maximilien

J’ai finalement mis en page une nouvelle version du scénario Rêve de Dragon, que j’avais déjà présenté dans un billet précédent la Route de Symptote. Le changement le plus important est un nouveau lot d’illustrations d’Audrey Molinatti, j’ai aussi détaillé plus les deux dernière parties du scénarios, vu que les retours que j’ai eu étaient qu’ils était un schématiques. Le fichier résultat est un peu gros (56 MB) si cela pose un problème à quelqu’un, qui mette un commentaire à ce sujet, je générerais un autre pdf avec des images en basse résolution.

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