Cargo

There are things that only happen in a lifetime. This was my main motivation for buying the DVD of , the only swiss science-fiction movie ever, and maybe the only one. The best way to describe Cargo is to say that it is classical science fiction: 2001, Alien, Matrix are all clear inspirations. The realisation is meticulous, the special are fine (given the budget of the movie), and I really liked the mise en scène which heavily borrows from the science fiction imagery: the spaceship would fit in perfectly in Blade Runner or Firefly, but at the same time gives a good sense of the emptiness and coldness of space. The use of coulours and themes is also very classical, but efficient nonetheless.

The plot is also quite classical: a spaceship in a dark future and something weird in the holt. The movie is basically a mix of science-fiction themes and ideas and, while the general ideas can be guessed from the synopsis, I still was curious to see where the plot would go. I suppose I’m biased, but I really like the rythm of the movie, and the fact that most of the tension was psychological, the characters are normal people, and the action scenes feel very real because of this.

The result is somehow like a swiss watch of science fiction. Nothing ground breaking, but all the elements have been meticoulously built and fit neatly in place, with all the attention concentrated on the important bits: characters, plot, ambiance, and a refreshing lack of ridiculous action scenes. While the movie is in German, there are English (and French) subtitle available.

GM questionaire

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I found this questionaire by the way of the blog of Anniceris, so here are my 23 answers.

  1. If you had to pick a single invention in a game you were most proud of what would it be?
    A scenario where the main NPC changes according to the player’s whims, this is my most played one.
  2. When was the last time you GMed?
    Sunday December the 18th, my first Dragon Dream game in English
  3. When was the last time you played?
    That was a long time ago, I can’t remember.
  4. Give us a one-sentence pitch for an adventure you haven’t run but would like to.
    The players have to recover their dreams an underground steampunk city where they mine horrible things.
  5. What do you do while you wait for players to do things?
    Chit-chat with them, think of the next thing.
  6. What, if anything, do you eat while you play?
    Whatever is on the table, although I try to organise proper meals, instead of munchies.
  7. Do you find GMing physically exhausting?
    Not that much.
  8. What was the last interesting (to you, anyway) thing you remember a PC you were running doing?
    One PC convincing another to become an amazon and spread a magical curse.
  9. Do your players take your serious setting and make it unserious? Vice versa? Neither?
    My setting is not very serious, and my players don’t take it seriously.
  10. What was the last non-RPG thing you saw that you converted into game material (background, setting, trap, etc.)?
    A review of a movie I never saw was the basis for a Serenity scenario.
  11. What do you do with goblins?
    Not much, there are no goblins in the settings I use.
  12. What’s the funniest table moment you can remember right now?
    The point where the players figured out what the emergency rock was for.
  13. What was the last game book you looked at – aside from things you referenced in a game – why were you looking at it?
    It was the Dying Earth rulebook, I love the game, but I don’t see me using as a referee with my players. Still it is a good source of inspiration.
  14. Who’s your idea of the perfect RPG illustrator?
    Keith Parkinson, who, alas, passed away. A good blend of very expressive backgrounds, nice characters and a sense of humor.
  15. Does your game ever make your players genuinely afraid?
    No.
  16. What was the best time you ever had running an adventure you didn’t write? (If ever)
    I would say the scénario Un parfum d’Oniroses for Rêve de Dragon, in French.
  17. What would be the ideal physical set up to run a game in?
    A wooden chalet with a fireplace, this is where the best stories are told.
  18. If you had to think of the two most disparate games or game products that you like what would they be?
    Cybergeneration and Dying Earth.
  19. If you had to think of the most disparate influences overall on your game, what would they be?
    Computing theory and steampunk fashion.
  20. As a GM, what kind of player do you want at your table?
    People who are enthousiastic and want to genuinely play, not win. I like beginners, but have often a problem with “experienced” players who take themselves to seriously and hate loosing the control of their characters in the story.
  21. What’s a real life experience you’ve translated into game terms? Almost everything. The last one was channelling my colleagues discussing programming languages into scholars explaining the various writing systems in Rêve de Dragon.
  22. Is there an RPG product that you wish existed but doesn’t?
    Good scenarios for Rêve de Dragon.
  23. Is there anyone you know who you talk about RPGs with who doesn’t play? How do those conversations go?
    The conversation is very interesting, because once you go behond the basics, you have to think about the social protocols that take place around the table and the nuances that make a game successfull or not.

Disque de stationnement de zone bleue

Place de Visiteur à Zürich

Disque de stationnement de zone bleue

Depuis que je vis à Zürich, je n’ai pas de voiture, et je m’en passe pour l’instant très bien : la ville dispose d’un bon système de transport public, et même si le réseau de pistes cyclables est quelque peu baroque, la ville est moins pentue que Lausanne, et les auto­mobilistes mettent moins d’entrain à me tuer qu’à Genève. De fait, la ville n’est pas exactement hospi­talière pour les auto­mobilistes, et les places de station­nement sont rares. Cela pose un problème lorsque j’ai des visiteurs qui viennent quelques jours me rendre visite : autours de chez moi il n’y que des .

J’ai découvert durant la période des fêtes que l’on peut acheter des auto­risations temporaires d’une journée. Le prix est de 15 francs par jour, ce qui n’est pas donné, mais pas très cher comparé aux tarifs des parking en ville. Le plus intéres­sant, c’est que l’on peut les acheter en ligne et les imprimer chez soi, il suffit d’avoir une carte de crédit et le numéro d’immatri­culation de la voiture. Je dois avouer que le fait de pouvoir obtenir une auto­risation de l’état, le soir, depuis mon salon est une sensation nouvelle pour moi, mais plutôt bienvenue.

Soirée de Nouvel an – Battlestar Galactica

Comme chaque année, Angel et moi même avons organisé une murder pour la soirée de nouvel an. Cette année, le thème était la série : les joueurs incarnaient différents person­nages notables du vaisseau, avec comme but d’amener l’humanité à bon port. Comme dans le jeu de plateau, il y avait parmi les humains des Cylons infiltrés, donc le but était au contraire la destruction de l’humanité. Une partie des joueurs découvrait leur identité de cylon au début de soirée, une autre partie en cours de soirée. Le principe est similaire à celui de jeux comme Mafia ou Loup Garous.

La soirée était découpée en tours d’environ 30 minutes. Au début de chaque tour, chaque personnage récupère des cartes d’actions politiques, puis il discute, négocie, échange ses cartes et effectue certaines actions particulières. Au terme du tour une décision doit être prise par les différents personnages, en votant avec ses cartes. Parfois il s’agit d’élections, parfois de décisions stratégiques (route à suivre), parfois il s’agit simplement de réunir assez de ressources politiques ou techniques pour résoudre une crise ponctuelle. L’état de la flotte (et de l’humanité) est représentée par deux unités: la population et les consommables (carburant et matériaux), si l’une de ses unités atteint zéro, les humains ont perdu.

Angel a fait la grande majorité du travail cette année. Il a préparé des transparents qui contiennent les règles, ainsi que les différents états. Cela permet d’afficher sur un grand écran ou bien une télévision les règles avant le début du jeu, et la situation du tour en cours ensuite. Les cartes d’actions politique étaient composée des cartes de valeur (0 à 10) de deux jeux de Uno. Nous aurions voulu couper les coins des cartes pour donner aux cartes le look de Battlestar galactica, mais faute de temps et de massicot, cela n’a pas été fait. Cela reste à mon avis une bonne idée, le look rétro-moderne du jeu de Uno s’accorde bien au thème de Battlestar. Les autres cartes du jeu sont utilisées pour déterminer qui est un cylon et qui est un humain.

Le jeu tel qu’il est décrit dans les transparents est conçu pour 13 joueurs et deux organisateurs, qui incarnent l’amiral Adama et le président Gaïus Balthar en début de soirée. Le but est que ces deux personnages soient remplacés par des joueurs durant la soirée. Aucun de ces deux personnages n’intervient dans les votes durant la soirée. Le jeu dure entre 7 et 9 tours soit 3½ – 4½ heures. Avec le temps pour le repas, le briefing initial et un peu de marge, cela signifie qu’une partie commencée vers 19 heures se termine vers minuit.

Voici les différentes ressources pour cette soirée:

Livres Futurs

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Je suis tombé il y a quelques jours via Facebook sur un article concernant le futur referendum (en Suisse) sur un loi de prix unique pour les livres. Si je n’ai pas d’opinion très forte sur la loi per se, je pense qu’essayer de changer la loi en 2012 n’a aucun sens.

L’auteur justifie la nouvelle loi sur le besoin de protéger les auteurs, les éditeurs, les librairies de la grande distribution qui va casser les prix. Il s’agit peut-être d’une menace actuelle – même si les librairies que je fréquente s’y sont adaptées en étant des lieux plus accueillants qu’un super-marché – mais cela n’est pas réellement important : la réelle menace pour le monde actuel du livre n’est pas la grande distribution, mais le livre électronique.

Je n’ai pas encore de liseuse électronique, mais je sais que c’est une question de temps. Elles ne me satisfont pas encore, mais il y a des hordes d’ingénieurs qui travaillent dur pour les améliorer, et, tôt ou tard, toutes mes objections seront caduques. Les poètes feront des éloges sentimentales du papier, déclareront que le livre électronique ne sera jamais un beau livre, mais il prendra du terrain, le grignotant en partant des ouvrages les plus vulgaires : manuels, dictionnaires, livres de poche et de cuisine. Peu à peu tout la majorité s’y mettra, de la même manière que la majorité s’est mise à la musique, la photo, ou la vidéo numérique.

Le passage au format numérique s’accompagnera des habituels cavaliers du chaos : piratage, transformation de tous les modèles, distribution, vente (pourquoi est-ce que je ne peux pas acheter mon livre au chapitre ?), stockage, partage, archivage. Le problème de la copie sera renforcé par le fait que les informations textuelles sont ridiculement compactes : les Contes Français ne prennent que 400 kilo-octets, moitié moins que la page d’entrée de ce blog. Un téléphone mobile avec 32 giga-octets peut donc stocker 80 millions de livres, la librairie du congrès américain, consi­dérée comme la plus grande au monde, ne contient que 20 millions de livres. À moins d’im­poser un niveau de contrôle qui laisserait même la Corée du Nord coite, il est impossible d’éviter les copies.

Par rapport à la musique la situation sera compliquée par deux faits. D’abord il y a un énorme inventaire de livres gratuits. Pourquoi acheter des romans quand il y en a des très bien dans le domaine public ? Chaque années les écoles font acheter des milliers d’exem­plaires de classiques. Ces piliers de la culture ne devraient-ils pas être gratuits ? Les romans à l’eau de rose d’aujourd’hui sont-ils réellement meil­leurs que ceux d’il y a un siècle ? Ensuite, comme les données textuelles sont compactes et structurées, les ordinateurs peuvent faire des traitements avancés.

En quelques années nous sommes passés de correcteurs ortho­graphiques à la traduction auto­matique. Un article généré par un algorithme a déjà été accepté dans une conférence, et un ordinateur a déjà gagné a un jeu de questions de culture générale. La qualité est discutable, mais c’est un début. Je doute qu’un algo­rithme puisse écrire le prochaine Murakami, mais le prochain Gérard de Villiers ? Un premier algorithme pour changer le style d’écriture a été publié ce Noël. Le but, dans ce cas précis, est de garder l’anonymat de l’auteur, mais on peut imaginer d’autres applications. Peut-être qu’un algorithme pourrait réécrire Proust dans un style moins barbant ? Est-ce que ce texte serait une œuvre dérivée ? Pourquoi ai-je besoin d’un éditeur si un algorithme peut sélectionner un livre pour moi en se basant sur mes préférences au lieu de ses à-prioris.

Je ne pense pas que la grande distribution aura encore beaucoup de temps pour nuire à l’édition. Les changements qui vont venir dans les dix prochaines années vont remettre en cause à peu près toutes les notions du monde littéraire : qu’est ce qu’un livre, un auteur, un éditeur. Je ne sais même plus s’il y a encore des CDs dans mon super-marché, une chose est sûre, ce n’est pas ça qui a mis sans dessus-dessous le monde de la musique…

The abstraction trap

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One of the omnipresent notion in computer science is the abstraction layer. You can find them everywhere, and a large fraction of computer science academia is about designing proper abstraction layer, and studying the existing ones. I find them similar to metaphors: powerful but also very dangerous, as they can trap you, and warp the way you think. Bad, broken or unnecessary abstractions are the root cause of some of the most horrible code I have seen.

I’m not saying there are no good abstractions, but first that creating the right one is far from trivial, and that even the best designed abstraction will have limitations, and will be based on some assumptions. Sooner or later those assumptions will change, and the abstraction will become more of a tradition than an useful tool – UI abstraction layers are a typical example of this: the expectations and capabilities of the hardware have evolved so much that then current abstractions make little sense.

Often people build an abstraction layer around an unfamiliar API, in that case they are building more of a shield to avoid thinking to much about that API. There will be arguments for doing so: this is a cleaner design, makes the code more portable. The result is, more often than not, a simple wrapper that somehow shifts the model to whatever the author prefers, with no real added value. It adds bugs, code burden, and make the code more complex. When code is passed to another person, she just adds another layer of abstraction on top of the previous crap, and so on.

For me, an abstraction layer is valid if one or preferably both of the following conditions are met:

  • The layer adds some non-trivial property
  • The layer abstracts at least two different implementations

Sockets are a good abstraction, they abstract two very different underlying systems (network streams and files). A layer that hides a SQL database to do read and write operations has little value. A layer than handles multiple url formats has value, in particular if it handles the difficult parts of the various protocols: compression, encryption, proxy handling.

I think writing an abstraction too soon is basically just a case of premature optimisation, only what one tries to optimise is code reuse instead of code execution…