Edimbrough

Édimbourg

Édimbourg

Avant de voir le film L’illusioniste, je n’avais pas réellement d’image de la ville d’Édimbourg en tête. Difficile de visualiser une ville à partir de personnages en kilt. Je suppose qu’il y a un album de tintin qui a pour décor l’architecture écossaise, mais si je l’ai lu, je l’ai oublié. La chose amusante est que durant ce voyage, je lisais Halting States de Charles Stross, qui se situe dans cette ville, donc les déplacement des personnages avaient lieu dans des rues que j’avais moi même parcouru.

Je peux difficilement prétendre avoir visité la ville dans son état typique, vu que la ville était blanche de neige, les locaux nous ont assuré que c’était inhabituel. Avec l’humidité ambiante, il a certainement fait froid, et le fait que les établissements locaux n’ont souvent qu’une idée vague d’isolation n’a pas aidé. Il y a certainement quelque chose d’amusant à voir les locaux en costume impeccable avec des grosses bottes en caoutchouc vertes. Nous avons naturellement visité le château, parcouru la « Royal Mile » et visité les « Closes », ces ruelles souvent couvertes, parfois même enterrées et condamnées.

Si les guides insistaient naturellement sur les anecdotes, le pittoresque et l’impact de la peste, ce qui m’a frappé, c’est la taille des bâtiments de la ville au ⅩⅥe siècle dans une ville qui n’existait pas réellement avant l’an mil. La dualité entre l’ancienne ville, et la nouvelle, dans le style classique, m’a fait pensé à la bande dessinée La fièvre d’Urbicande, il est fort heureux que les architectes classiques n’aient pas obtenu la destruction de la vieille ville. Le centre ville semble avoir été épargnée par le brutalisme et les nouveaux bâtiments imitent plutôt bien le style local. La gare, située dans la vallée entre les deux villes n’est malheureusement pas aussi bien intégrée.

En général, j’ai trouvé que c’est une fort belle ville, la temps peu clément et la période de l’année ont probablement fait que nous avons évité les foules de visiteurs, il semblerait qu’Édimbourg soit la deuxième ville touristique du Royaume Uni, après Londres. Cela m’a certainement donné envie d’aller voir le reste du pays, en été…

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L’Extravagant Voyage du Jeune & Prodigieux T.S. Spivet

Un des cadeaux que j’ai reçu pour anniversaire était une copie de L’Extravagant Voyage du Jeune & Prodigieux T.S. Spivet, écrit par Reif Larsen et traduit par Hannah Pascal. Ma première réaction a été: « chouette, un livre avec plein de schémas dedans », car si c’est avant tout un roman, ce n’est pas seulement un texte linéaire, schémas, notes et croquis ajoutent une nouvelle dimension à l’histoire. Le fait même qu’il ait été possible de faire une bande annonce avec le matériel graphique du livre donne une idée de sa richesse.

L’Extravagant Voyage du Jeune & Prodigieux T.S. Spivet

Traduction Hannah Pascal
Éditions Nil
ISBN : 978-2841114092

Les citations en début de livre parle d’un mélange d’auteurs classiques, incluant Mark Twain. Je pense que la comparaison est valide. S’il s’agit en surface des aventures d’un enfant parti pour traverser les États-Unis, c’est aussi un roman sur la mort, les relations familiales, les questions éducatives et le rôle de la science et du progrès dans la société. Le livre est émaillé de schémas, croquis, notes, et théorie scientifiques qui reflètent la vision du monde du protagoniste. L’écriture est aussi riche que les illustrations : les notes du jeune Spivet contiennent des extraits d’autres textes, ainsi que ses réactions. L’histoire est assez originale pour n’être pas prévisible pour un adulte, tout en suivant certaines règles des récits pour enfants.

Bref, un livre que je recommande chaudement à tout ceux qui sont passionné par la science et ont gardé une âme d’enfant…

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