Carte Oasis de la Baleine

La tête dans la Lune 2010

Carte Oasis de la Baleine

L’époque où j’allais à toutes les conventions de jeu de rôle est bien révolue, mais je dois dire que de temps en temps, c’est fort agréable. Cette édition de la convention La tête dans la Lune, organisée par l’association Aplune, ne sera pas qualifiée de succès par les organisateurs, peut-être à cause de la neige, il n’y a pas eu beaucoup de participants. Néanmoins pour moi c’était une très bonne expérience, j’avais inscrit une partie de Rêve de Dragon, avec un nouveau scénario la « Baleine des Sables » que j’espère pouvoir bientôt publier ici, j’avais une tablée complète, avec un bon mélange de joueurs et de joueuses, débutants ou expérimentés. J’ai pu retrouver quelques connaissances, bref, un moment agréable. J’espère que l’édition de l’année prochaine aura plus de succès.

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Jeu de Rôle et Réduction

Il y a quelque temps j’avais écrit un billet, en réponse à un billet intitulé Le jeu de rôle est potentialité, mais je n’étais pas arrivé à une conclusion qui me satisfasse. Après quelques bières des BFM et pas mal de discussions avec Antoine, je pense que le jeu de rôle n’est pas tant la potentialité, que le réduction de cette potentialité de manière consensuelle.

J’utilise le terme réduction, dans le sens où il utilisé dans ma maigre compréhension de la mécanique quantique, dans la réduction du paquet d’onde.

La réduction du paquet d’onde est un concept de la mécanique quantique selon lequel, après une mesure, un système physique voit son état entièrement réduit à celui qui a été mesuré.

Quel rapport avec le jeu de rôle ? Si le jeu de rôle se définit par beaucoup de potentialité au début, le déroulement d’une partie voit les différentes potentialités se réduire, la multitude d’histoires possibles n’en deviennent qu’une seule. L’arbre des possibilités ne devient qu’une seule branche. Dans le jeu de rôle, c’est la narration qui tient lieu d’observation. Dès le moment où le MJ explique que les murs de la cité sont blancs, toutes les univers potentiels où les murs avaient une couleur différente, s’évaporent. Ce qui est intéressant, c’est que ce n’est pas que le maître de jeu qui raconte, les autres joueurs le font aussi, autours de la table, mais aussi lorsqu’il conçoivent leur personnage, le simple fait de choisir un nom de personnage qui est un palindrome créé un univers de possibilités, et en détruit un autre.

Mais pourquoi parler de cela ? À mon avis, un des problèmes dans la conception de matériel de jeu de rôle, que ce soit des univers, des suppléments ou des scénarios, c’est que ce matériel réduit souvent les mauvaises choses. Tout matériel est par définition une réduction des potentiels, vu qu’ils contiennent des faits, des éléments narratifs. À noter que réduire les potentialités est une bonne chose, le jeu de rôle n’est possible que s’il existe une connaissance commune et consensuelle entre le MJ et les joueurs. Idéalement, on voudrait réduire tout ce qui est nécessaire pour que l’histoire avance, et rien de plus.

Si on regarde comment son structurées les séries télévisées, les personnages sont suffisamment définis pour que l’histoire fonctionne, pour qu’on puisse cerner leur personnalité, mais leur passé, n’est pas défini au départ. Les différents éléments de leur passé sont introduits au fur et à mesure que la série progresse. Si un personnage a besoin d’un frère ainé psychopathe, il en aura un, rétroactivement. Une fois ce fait narré, observé dans l’histoire, l’univers des frères ainés possible sera réduit à un seul. À mon avis, le jeu de rôle devrait suivre le même principe, mais de manière consensuelle.

Une notion intéressante mentionnée dans le billet Le jeu de rôle est potentialité est celle de bang, notion issue du site the Forge et décrite comme suit.

La Technique d’introduction d’évènements dans le jeu, produisant une thématique significative ou amenant au moins des choix évocateurs nécessaires pour le joueur.

En d’autre termes, il s’agit d’un évènement qui force l’observation d’un aspect d’un personnage.

Beaucoup de jeux ont des mécanismes pour permettre aux joueurs d’introduire des éléments nouveaux : plot points, improvisation, mauvaises nouvelles. Le problème c’est que lorsque l’on met ensemble ces mécanismes, les suppléments, le jeu de base, le résultat est souvent incohérent. Par exemple, dans Serenity, les personnages peuvent avoir des points forts. Si un personnage est beau, c’est quelque chose qui sera observé d’entrée de jeu, mais s’il a des contacts dans la pègre ? Pourquoi déterminer les avantages avant qu’ils soient observés ? De même dans Rêve de Dragon, les rêves souvenirs permettent de monter les compétences des personnages, pourquoi les allouer immédiatement, pourquoi ne pas laisser les joueurs décider rétro-activement ce dont les personnages se sont souvenus ? Certains joueurs aiment préciser leurs personnages, d’autres préfèrent réagir sur le moment. Laisser les joueurs choisir les avantages et leur compétences de manière opportuniste leur donne un léger avantage, mais quelle importance ? En contrepartie, les personnages résultant seront plus organiques, plus marqués par l’histoire. Un autre exemple concerne les suppléments pour une région de l’univers, il serait très pratique d’avoir des mécanismes permettant de faire qu’un personnage soit, rétroactivement originaire de la région. On pourrait par exemple imagine un mécanisme d’avantages et de défauts liés à l’endroit qui apparaîtraient en cours de jeu, par exemple le fait d’être connu dans la dite région. Ce ne sont que des exemples et des idées, bien sûr, mais je pense que le concept peut aider à concevoir du matériel de jeu plus facilement utilisable.

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The Social Network

When I first heard about the movie the social network by David Fincher, I was somehow sceptical: my experience of Holly­wood movies about computer science is a mixed bag, they tend to be either stereotypical, completely off the mark, or have Keanu Reaves as the main character. The review of Mark Kermode made me want to see it, as he claimed, rightly so, that the movie is not so much about the computers than about the characters and the drama between them. He was right.

As the title suggest, the social network tells the story of the founding of facebook, centred on two juridical disputes, one between two founders, Mark Zuckerberg and Eduardo Saverin, the other between Mark Zucker­berg and the Winklevoss twins, who approached Mark to create a social web site exclusively dedicated to Harward students. The story follows the various depositions during conciliation sessions.

The movie was both gripping and fun, while at the same time giving a reasonably accurate picture of computer science studies and internet companies. The movie made me realise that a system like facebook could only originate in the east coast of the United States. Boston, with its prestigious universities, and, more importantly, their complex social structure and hierarchy of societies is at the root of facebook. Such a structured system could probably not have appeared in Silicon Valley.

In conclusion, a very good movie that I recommend viewing, although we saw it in one of the last showings in Zürich, in a small cinema, so grabbing a DVD or a Blue-ray is probably the best option.

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Festival du court Métrage, Winterthur

Même si elle est souvent éclipsée par Zürich, Winterthur est la sixième ville du pays en taille, avec une activité culturelle non négligeable. Ce week-end, y avait lieu un festival de court métrages. Avec quelques amis j’ai été voir une des sessions internationales, qui a eu beaucoup de succès: la salle était comble. J’ai beaucoup aimé Leikkipuisto (the playground) mais aussi The Tail Gunner de Tōkyō-plastic. À vrai dire j’étais un fan des animations de Tōkyō-plastic depuis des années (Music Box est simplement génial), mais je n’ai pas réalisé avant d’écrire ce billet que c’est lui qui avait créé The Tail Gunner. En général j’ai bien aimé les différents films présentés, celui qui m’a le moins convaincu était Pour toi je ferai bataille que j’ai trouvé lent, prévisible et plutôt superficiel. Bref une soirée très sympa, et je me réjouis d’y retourner l’année prochaine.

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崖の上のポニョ

Ponyo / 崖の上のポニョ

崖の上のポニョ

誕生日に貰った贈り物は崖の上のポニョのブルーレイです。スタジオジブリのアニメは大好きから楽しみました。ジブリの映画の題目はいつでも幼時です、この映画そうですが母の役、千と千尋の神隠しより大きいです。ポニョの書く様式は前のアニメより違うです:背景ポニョで書きそだ、幼時時代の感じします。本当の素晴らしい映画です。

One of my birthday gift was the blue-ray for Ponyo. As I really like studio Ghibli movies, I was looking forward to this one. The theme of Ghibli movies is always childhood, but compared to Spirited Away the role of the mother is more important. The graphical style of Ponyo is different from the previous anime: the background looks like drawn with crayons, this gives the feeling of childhood. This was really a nice movie.

Un de mes cadeaux d’anniversaire a été le blue-ray de Ponyo sur la falaise. Comme j’aime beaucoup les films des studios Ghibli, je me réjouissais de voir celui-ci. Le thème des films Ghibli a toujours été l’enfance, mais comparé au Voyage de Chihiro, le rôle de la mère est plus important. Le style graphique est aussi différent des films précédents : le décor donne l’impression d’avoir été dessiné au crayon, ce qui donne une ambiance d’enfance. C’est réellement un très bon film.

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The american

The movie “The American”, despite the presence of George Clooney, is hardly a blockbuster. It showed only in one theatre in Zürich, at five. This was actually one of the smallest cinema rooms I have been in ages. There were at most a dozen people. One of the reasons I wanted to see this movie Mike Kermode’s film review gave it quite a good review.

The movie tells the story of a an american who stays in a small mountain town in Italy, hiding. Slowly he makes relationship with the locals, in particular the town’s priest, while at the same time he resumes his shady activities torn between remorse and his love for his works. The movie has gorgeous visuals, of the mountain landscapes, the labyrinthine stone streets of the town. The graphical style has a subtle feeling of the seventies, faded brown colours, simple tracking shots. Even the pic-nic scene had that timed feeling. I found this style suited the movie well, as the small mountain town stayed in that epoch anyways: the only person to use a mobile phone is situated in Roma. There is also an interesting contrast of having a town full of hard faced italians, where the real bad guy is the smiling american.

While this is certainly not a masterpiece, I found that the The american was a nice, no frills drama, with good acting and a clear sense of what it was about.

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