Banana Yoshimoto 
 Kitchen 
 Folio 
 Couverture © Cohwa International Ayako Kawahara & Gilles de Chabaneix

Kitchen

Banana Yoshimoto 
 Kitchen 
 Folio 
 Couverture © Cohwa International Ayako Kawahara & Gilles de Chabaneix

Kitchen de Banana Yoshimoto était le roman japonais suivant dans ma pile. Le livre contenait en fait deux récits : Kitchen et Moonlight Shadow.

Kitchen est le récit intimiste de Mikage, une jeune japonaise après le deuil du dernier membre de sa famille. Elle est recueillie par une famille un peu étrange, un père devenue femme et son fils. Comme souvent avec les romans japonais, le récit s’écoule, passionnant et délicat, sans que je puisse distinguer où il va arriver. La présentation au dos du livre parle de minimalisme flou, je trouve cette description assez juste.

Une histoire d’amour se cache quelque part dans les recoins des anecdotes de la vie de tous les jours. Kitchen est proba­blement le roman nippon avec le feeling le plus féminin que j’ai lu. Le ton délicat, hésitant et un peu détaché de la narration m’a semblé très approprié à une personne en deuil.

Moonlight shadow reprend le même thème du deuil, on retrouve aussi un personnage travesti, mais avec une touche plus légère, à la limite du fantastique.

Ce lieu où trainent des épluchures de légumes, où la semelle des chaussons deviennent noires de crasse, je le vois étrangement vaste. Un énorme réfrigérateur s’y dresse, rempli de provisions suffisantes pour tenir facilement tout un hiver, et je m’adosse à sa porte argentée.

Je tiens à souligner que par opposition aux années douces, j’ai trouvé la traduction très bonne, alors même que les traductrices semble avoir été des étudiantes au bénéfice d’une bourse. En conclusion, un petit roman très agréable à lire qui m’a beaucoup touché.

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