Une elfe dans un uniforme militaire noir

Tigres Volants est du Space Opera

Eowyn en Uniforme de l'Alliance Terrienne Ⓒ Axelle Bouet

Dans son blog, Alias a récemment écrit un billet sur le thème « Tigres Volants est du Space Opera ». Pour être honnête, j’ai toujours considéré ce jeu comme étant un Space Opera, et je pense avoir utilisé l’idée de base présentée par Alias plusieurs fois, que ce soit avec des Eylda qui ont un plan™ ou bien une opposition plus structurée et agressive : l’Alliance Terrienne.

Là où je ne suis pas d’accord, c’est avec la proposition que les joueurs doivent faire partie d’une organisation. Je suis d’accord avec le postulat qu’un des aspects du space opera, et de toute forme d’histoire épique en général, c’est que les personnages doivent avoir, potentiellement, de l’impact, c’est à dire pouvoir affecter le cours de l’Histoire. Pouvoir changer le cours de la narration, c’est le contrat de base du jeu de rôle, mais souvent la trame historique d’un jeu de rôle est immuable, simplement parce qu’elle est statique.

Insérer les personnages dans une organisation veut fondamentalement dire que la dite histoire sert de médiateur entre les personnages et les évènements historiques clefs. Il y a deux problèmes avec cet intermédiaire. D’abord il n’est géré que très partiellement par les personnages, c’est tout autant une créature de l’auteur du scénario ou du monde et du maître de jeu. Par définition une organisation a ses règles, ses structures, ses éléments et ses personnages, avec leur logiques, leur propres histoires. Les personnages peuvent infléchir le cours de l’histoire, mais par le biais d’une créature du narrateur.

Le deuxième problème que je vois avec des personnages subsumés à une organisation, c’est l’interaction du groupe de personnage avec l’organisation. Le groupe ne parlera jamais d’une seule voix à l’organisation, il y aura des grades, des positions, des contacts. Donc si le maître de jeu veut garder un certain équilibre dans le groupe, il devra s’assurer que l’interaction groupe de jeu ⇿ organisation soit équilibrée, que chaque membre ait une influence équitable. C’est à mon avis quelque chose de difficile à faire, et si elle est mal faite, peut sérieusement limiter les possibilités des joueurs individuels d’avoir de l’impact, enfin c’est une approche très peu compatible avec des organisations typiquement militaires.

Pour moi, la solution pour rendre un scénario dynamique et épique c’est de concevoir une drame historique tendue. C’est à dire que selon ce qui se passe à certains points précis, le cours de l’histoire peut-être changé par des détails. Une fois que ces points d’inflexion sont déterminés, il s’agit de créer des scénarios qui ont lieu à ces points. Cela faisant, on utilise un contrat implicite de base du jeu de rôle : les personnages sont à l’endroit et au moment intéressant. Pour peu que les joueurs aient les clefs pour déterminer les prochains point d’inflexion, et la motivation d’intervenir, ils peuvent avoir un impact, pour peu que le couple créateur de scénario ⇿ maître de jeu ait sincèrement accepté qu’une bataille peut-être déterminée par des éléments mineurs, une catastrophe avortée ou provoquée par des quidams. Il se peut que dans le cours des scénarios, les personnages fassent partie d’une organisation, mais cette relation risque d’être relativement lâche : dans la première trilogie de Star Wars, l’association entre les protagonistes et la rébellion est assez fluctuante.

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Linges du Japon

Linges Nippons

Linges du Japon

Une des affirmations du « Guide du Routard Galactique » est qu’un bon routard se déplace avec une serviette de bain (un linge pour nos amis de France). La logique étant que les gens seront tellement impressionné par une personne qui voyage avec une serviette de bain, qu’ils prêteront volontiers tous les autres accessoires de bain comme savon, peignes, etc.

Je me demande si Douglas Adams pensait au Japon quand il a écrit cela car un linge sec est dans ce pays un des objets les plus utile que l’on puisse avoir sur soi. Il faut savoir que les toilettes publiques n’offrent que très rarement de moyen pour se sécher les mains. Si de nombreux bains publics mettent à disposition savon et shampooing, on est censé apporter sa serviette ou en acheter une à l’entrée. Même si on vous fournit une serviette par exemple à l’hôtel, ce sera une petite serviette de 30 cm par 60, généreusement appelée フェイスタオル (Face)タオル (towel). Ça va pour se sécher les pieds, mais si comme moi, on a les cheveux longs, c’est rarement suffisant.

Si le Japon est par certaines manière le pays de l’uniformité, c’est aussi, pour les questions touristiques, le pays de la localisation. Ainsi, chaque hôtel, chaque source, chaque lieu touristique a ses serviettes. Certaines sont simple, une adresse et un peut-être un logo imprimé en une seule couleur. D’autres sont bien plus impressionnantes. Voici certains de ceux que j’ai accumulé au fur et à mesure de mes voyages. Naturellement les gens ont appris à les plier pour faire des personnages, des créatures.

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Haut Parleur Bowes & Wilkins 683 sans grille et Amplificateur Denon AVR 3310

Meilleure-Fidélité

Haut Parleur Bowes & Wilkins 683 sans grille et Amplificateur Denon AVR 3310

Après quelques années de bon et loyaux services, ma mini chaîne technics a quitté mon salon pour être remplacée par une installation plus conséquente, une paire de haut-parleurs Bowes & Wilkins 683 et un amplificateur home cinema de Denon. Première constatation : l’amplificateur peut faire bien plus qu’amplifier, c’est fondamentalement un routeur, une boîte capable de jongler avec différents formats en entrée et d’envoyer le résultat sur diverses sorties. Par exemple, prendre le signal HDMI qui vient de ma Playstation, afficher l’image sur l’écran, et jouer le son lui même. Cet amplificateur disposant d’une prise réseau, la source peut aussi être une source de streaming sur internet ou dans mon réseau local (typiquement, mon NAS).

Deuxième constatation, les sources que j’utilise régulièrement sont toutes numériques : outre la Playstation (HDMI), il y a une borne Airport Express (toslink), et un Mac Mini (DVI + toslink). L’avantage de cette situation, c’est que la conversion numérique – analogique n’a lieu qu’à a un seul endroit, dans l’amplificateur qui est, paraît-il, doté de bons circuits de conversion. Je dois dire que le fait que le Mac Mini et la borne airport Express disposent d’une sortie optique était une bonne surprise. Outre le fait que les données sont transmises numériquement, l’avantage des connections optiques est l’isolation galvanique : un composant qui grille ne peut pas endommager ceux auxquels il est connecté. Ce passage à l’optique me semble aussi bienvenu que tardif, ma vieille chaîne Technics avait déjà une sortie optique au niveau du lecteur de CD. J’ai un amplificateur avec une entrée optique au moment ou je n’utilise plus de lecteur de CD. Détail amusant de l’installation, il a fallu calibrer l’amplificateur aux haut-parleurs et à la pièce, cela se fait en connectant un petit micro que l’on place là où on va écouter la musique, et l’amplificateur envoie différents signaux.

Troisième constatation, le son est différent. Après mon expérience au magasin audiotechnik, j’étais curieux de pouvoir ré-écouter calmement ma collection chez moi. Observations dans le désordre:
Plan du réseau

  • Le son est beaucoup plus clair, et je distingue beaucoup mieux les détails, dans certains cas, j’ai réalisé qu’il y avait des sons que je n’avais jamais remarqué auparavant dans les morceaux. Cela a pour conséquence que j’écoute en général moins fort.
  • Le problème des basses que j’avais observé au magasin se confirme. En gros les morceaux ne sont enregistrés qu’avec une gamme de basses limitée et ce qui est en dessous est coupé. Le morceau où cela m’a le plus frappé est Platinum de Mike Oldfield que j’aime beaucoup. On sent clairement que la batterie devrait faire plus de basses, mais elles ne sont pas là.
  • Ce problème est indépendant des questions du taux de compression des fichiers, des codes sur les enregistrements des CD (AAD, DDD, etc). Mon impression est que de ce point de vue, les morceaux enregistrés dans les années 70, 80, sont particulièrement mauvais, mais il y a aussi des ratés récents (In for the Kill de La Roux où j’entends clairement la saturation).
  • La musique électronique/dance semble bénéficier d’une meilleure qualité d’enregistrement que la Pop/rock, ou même les albums classiques que j’ai (principalement des compilations pour les nuls). Ainsi les bons vieux Jean-Michel Jarre sonnent pas mal du tout et j’y redécouvre de nouvelles sonorités. Röyksopp forever du groupe éponyme est tout simplement magnifique.
  • Un bidule capable de produire 7 × 170 Watts, c’est lourd (13Kg), et ça chauffe.
  • Je n’ai évidemment pas résisté et fini par faire un nouveau plan de mon réseau personnel.

Une petite note amusante en passant, le nom de la marque Denon, vient du japonais 電気 (Denki)音響 (Onkyo), qui signifie « son électrique »

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Redesign des Heures de Rêve de Dragon

douze heures de rêve de dragon calligraphiées

Une des choses qui me frappe lorsque j’ouvre la première édition de rêve de dragon, c’est la mise en page plutôt élégante pour l’époque. L’utilisation d’une fonte similaire à Papyrus serait aujourd’hui un pêché cardinal, mais vu les abominations de l’époque, cela donne un style presque classique. Les illustrations étaient inégales, j’aimais bien l’humour de celles de Bernhard Verlhac (très inspirées de Cugel L’Astucieux), celles de Roger Ronsin étaient impressionnantes sur le moment, mais ont – à mon avis – mal vieilli, celles de Jean-Charles Rodriguez avaient un style neutre qui s’intégrait bien dans la mise en page, mais à mon avis elles sont un peu molles.

Un élément du graphisme qui a largement défini le jeu, ce sont les symboles des douze heures draconiques. Je n’ai pas réussi à déterminer qui des trois illustrateurs ou du graphiste Jean-Guy Kœnig a créé ces symboles. Comme je m’entraîne irrégulièrement à écrire des kanji avec un stylo-pinceau, je me suis demandé si on pouvait faire une version des symboles de Rêve de Dragon, en suivant (grossièrement) les principes de la calligraphie chinoise. Vu que le système d’heures était inspiré des douze créatures du zodiaque chinoise, cela semblait approprié.

Je ne suis pas encore satisfait du résultat, je commence à voir comment faire les heures simples (faucon, épées, poisson, roseau), mais pour d’autres je n’ai pas encore trouvé le truc. Il faut encore que je fasse des essais, notamment de retourner certains symboles pour suivre le sens du pinceau comme j’ai fait pour le poisson.

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