YoshinoYoshino吉野

吉野は日本で有名な桜を見る場所です。天気ちょっと涼しくけれどもとっても奇麗な写真を採りました。

Yoshino is a famous place for watching cherry trees in Japan. Despite the slightly cool weather, I took beautiful pictures.

Yoshino est un emplacement fameux au Japon pour voir les cerisiers. Malgré un temps un peu frais, j’ai pris de belles photos.

Le Convoi de l’Eau水の葬列

Couverture du Livre "Le Convoi de l'Eau" Akira Yoshimura - Actes Sud

吉村昭の水の葬列は仏蘭西語で読みました。本当に感動な小説です。

J’ai lu Le convoi de l’eau d’Akira Yoshimura. C’est une nouvelle très émouvante.

J’avais ajouté ce livre à ma liste après avoir lu une très bonne critique dans le journal le Temps il y a de cela déjà un bon moment. Cette lecture a confirmé mon goût pour les nouvelles nippones : ici encore, j’aime le style fluide et dense, la narration concentrée sur l’essentiel. Le récit nous plonge dans les sentiments troubles d’un ouvrier exilé sur un chantier dans une vallée forestière perdue et nimbée dans les brumes. Si vous cherchez une histoire claire, avec un dénouement et des explications, passez votre chemin. L’histoire suit la dynamique des saisons et de l’interface entre un village reculé et le chantier des ouvriers, chaque côté suivant sa logique propre et étrangère.

Le Convoi de l’Eau
Traduction : Yutaka Makino
Actes Sud
ISBN : 978-2-7427-7150-9

Je suis resté un long moment agrippé à la rambarde de la tour de guet, abattu. Devant mes yeux se succédaient les montagnes enneigées, indifférentes, en une étendue qui se déroulait à l’infini.

Terremer

Erdsee 4 Romane in Einem Band – Urusula K. Le Guin

Les habitués de ce blog auront remarqué que la légère schizophrénie linguistique qui hante ces pages. Aujourd’hui je vais parler, en français, d’une œuvre de science fiction américaine que j’ai lu en allemand. La raison principale est que j’ai la flemme d’écrire en allemand, et que mes lecteurs habituels sont plutôt francophones. Bref, j’ai acheté, l’année passée l’intégrale de Terremer d’Ursula Leguin dans la langue de Goethe pour 18€. Un achat plutôt avantageux lorsqu’on réalise à l’aéroport de Zürich qu’on n’a rien à lire pour un vol trans-continental. J’ai donc lu les deux premiers livres durant un voyage aux États-Unis, et les deux derniers durant mon périple nippon.

En commençant à écrire ce billet, ce qui m’a frappé, c’est que les trois livres précédents étaient eux-aussi écrits par des femmes. Je ne saurais dire s’il s’agit d’une simple coincidence ou d’une tendance. Curieusement, je n’avais jamais lu de roman complet d’Ursula Leguin, mais quelques nouvelles, éparpillées dans les anthologies «Histoire de…» en édition Livre de Poche. C’était donc une expérience un peu étrange de relire de la Fantasy classique avec vingt ans de retard.

Erdsee – 4 Romane in Einem Band
Urusula K. Le Guin
Serie Piper
ISBN 978-3-492-28523-0

Soyons clair, il ne s’agit pas du genre de médiéval fantastique dont le Boulet se moque fort bien, mais d’un cycle prenant et fort bien écrit. Pour quelqu’un qui aime la voile et la mer, le cadre est réellement sympathique et décrit avec soin. Les intrigues des différents livres ne sont pas particulièrement originales et les différents éléments on depuis été absorbés par la littérature fantastique, mais les personnages sont attachants et l’écriture élégante et efficace. En bref, un classique donc je recommande la lecture…

Ghost Pages

AEI Logo – Matthias Wiesmann - 1996

A long time ago, in 1996, when I was still at University of Geneva, I was part of the student association for computer science (Association des Étudiants en Informatique) and wrote some web-pages for said association. Those pages are still accessible by the way of the web archive. It is interesting to consider that page 14 years later:

  • The comments, with my signature use the old style syntax, they mention the use of standard tags and Netscape 2.0 extensions, a new thing at the time.
  • The javascript scroller definitely dates the whole thing
  • The logo, created using the Canvas software, is very amateurish, but the transparent background means that it still looks ok with a white background (in those times, the default background was gray).
  • Tables were the new thing, and I used most of the features available at the time to do the courses time tables. I overdid the larger borders…
  • All the accents are done using escape-sequences, as at that time encodings not supported and generally a mess. One of the accessory pages uses the Mac-Roman encoding, without any header information…
  • The general layout works nicely even with newer, larger displays, as everything in it is relative.
  • Everything works in my iPhone, which is way powerful than the computers I used at the time.

和牛WagyūWagyū

Wagyū – ⓒ Cgoodwin – GNU Free Documentation License

レータン新聞はスイスの農民はヴィーリゲンで飼育している面白い記事が有ります。もおSwiss MadeのKobe Beefを食べられます。

The Newspaper Le Temps has an interesting article about a Swiss farmer raising wagyū cows in Villigen. Soon we’ll be able to eat Swiss Made Kobe beef.

Le journal le Temps contient un article intéressant sur un paysan suisse qui élève des vaches wagyū à Villigen. Bientôt on pourra manger du Kobe Beef Made in Switzerland.

Musée National

Musée National vu de la Place Spitz, ⓒ Roland zh Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported

Étant fan de Schuiten et Peeters, je suis propriétaire d’un exemplaire du Guide des Cités Obscures, qui suggère que le Palais Rumine de Lausanne est un peu point d’accès potentiel des terres obscures. Je pense que le Musée National Suisse, à Zürich, devrait être ajouté à la liste.

Des amies japonaises qui ont visité l’endroit on trouvé un nom plus approprié pour l’endroit Hogwarts (Poudelard). Construit en 1898 par Gustav Gull, le projet fut appelé Märchenschloss (château de conte de fée) et la l’enveloppe du bâtiment est une signature: c’est un g minuscule. Le même architecte a d’ailleurs conçu la Villa Sihlberg, que tout le monde appelle le château Hürlimann. Cette bâtisse a aussi des allures de petit château, et domine la zone où se trouvait la brasserie Hürlimann, à présent occupée en partie par les bureaux de Google.

glyphe sur la façade du musée national

Pour en revenir au musée national, rien que l’examen de la façade extérieure est fascinant. Les murs sont ornés d’une quantité invraisemblable de peintures, bas-reliefs, statues et inscriptions. On y trouve pèle-mêle des armoiries qui colleraient une migraine aux héraldistes, le visage d’un architecte fou tenant à la main une maquette du château et des symbole cabalistiques mystérieux. J’en ai trouvé deux dans les frontaux qui donne sur le parc Spitz, je ne serais pas étonné d’en voir d’autres. Est-ce que quelqu’un a une idée de la signification de ces deux symboles? Glyphe Mystérieux n°1Glyphe Mystérieux n°2

Parc RitsurinRitsurin Park栗林公園

kikugetsu tei - tea house

高松の栗林公園は雨が降ってけれども素晴らしかったです。悪い天気かだれでも居なかった静か自然を散歩するいい気持ちでした。掬月亭で抹茶を飲んで雨が池に丸を書く見る穏やかになりました。

Despite the rain, the Ritsurin park in Takamatsu was wonderful. Because of the bad weather, there was nobody, walking around the silent nature was a very nice feeling. Drinking matcha tea in the Kikugetsu-tei tea­house, watching the rain draws circles in the pond, I felt at peace.

Malgré la pluie, le parc Ritsurin à Takamatsu était magnifique. À cause du mauvais temps, il n’y avait personne, pouvoir se promener dans la nature silencieuse était un sentiment très agréable. Buvant du matcha dans la maison de thé Kikugetsu-tei en regardant la pluie dessiner des cercles dans l’étang, j’ai connu la paix.

Jeu de Rôle et Créativité

Alias a répondu à écrit sur son blog un billet à propos d’une entrée du blog intitulée Le JDR est potentialité. Le billet est assez long, mais très intéressant. L’argumentation centrale tourne au fait que la cœur du jeu de rôle est la créativité, et qu’en fixant les éléments d’un scénario on limite la créativité des joueurs et donc le jeu lui même.

Je suis entièrement d’accord avec certaines choses à éviter, comme contraindre les actes des personnages joueurs, ou se fixer sur une solution à un problème, mais je pense que si ce sont des bonnes considérations théoriques, en pratique, elle ne sont pas applicables, ou pas de manière absolue. Comme le fait remarquer à raison Alias :

Le problème est que si on se contente d’écrire un scénario qui présente les forces en présence, décrit deux ou trois saynètes et laisse le MJ se débrouvamerder avec le bazar, pour le lecteur moyen, ça ressemble fort, au mieux à un bidule inaccessible et, au pire, à un foutage de gueule grand style.

Même lorsque je prépare un scénario pour moi même, je préfère préparer dans une certaine mesure le déroulement de certaine événements, quitte à ne pas utiliser ce que j’ai écrit. Improviser demande de l’énergie et du temps, ce qui veut dire que pendant les moments où j’improvise, je me fatigue plus vite et je suis moins à l’écoute de mes joueurs. J’ai aussi l’impression de mieux improviser lorsque je pars d’éléments que j’avais déjà, en les détournant, les inversant, au lieu d’agir ex nihilo. Pour moi, le syndrome de la page blanche existe aussi en improvisation.

Si je met ma casquette d’informaticien, cette discussion n’est rien d’autre que l’équilibre entre une programmation dynamique et interprétée et une programmation plus statique, compilée et optimisée. La première laisse plus de libertés, aux prix de performance dégradées, la seconde donne de meilleures performances, et permet parfois certaines formes de validations, mais elle restreint les possibilités au moment de l’exécution. Il n’y a pas de solution absolue à ce dilemme, tout au plus un équilibre : compiler les chemins de code qui ont de grosses probabilités d’être suivis, quitte à ne pas les utiliser au moment de l’exécution, et interpréter le reste.

La même solution me semble être raisonnable en jeu de rôle : préparer la ou les solutions les plus probables, et laisser au MJ loisir d’ignorer ce qui a été préparé, c’est son rôle après tout. Mon problème avec l’argumentation de Démiurge est plus profonde, toute la discussion est basée sur le postulat suivant:

Ce que je crois, c’est que la seule supériorité du jeu de rôle sur les autres formes de fictions, c’est que c’est la seule à permettre une réponse à tous les choix envisageable par le joueur. Ceci, parce que les réponses sont formulées par des êtres humains, doués d’imagination.

Je ne crois pas que le jeu de rôle est supérieur aux autres formes de fiction. En fait, je ne pense pas que cette considération ait le moindre intérêt. Je ne pratique pas le jeu de rôle parce que c’est une activité supérieure, et tout personne qui le fait pour cette raison devrait enlever ses Louboutins mentales et aller prendre un grand bol d’air dehors.

Pour moi, le problème sous-jacent à beaucoup de Jeuderôlogie est le fait que les créateurs de jeu pensent qu’ils sont représentatifs des joueurs. On a tous participé à une partie ou le maître de jeu était trop dirigiste, de fait, nos première parties entrent probablement toutes dans cette catégorie, mais cela ne nous a pas empêché de continuer à jouer. Si je regarde les parties que je maîtrise, je ne pense pas que la limitation de la potentialité des joueurs soit un problème. Ou, si c’en est un, il est loin derrière les difficulté d’organisation pour une partie avec des gens qui ont une vie active, les problèmes interpersonnels dans le groupe, ou la question fondamentale du repas.

La créativité est peut-être une caractéristique saillante, mais cela n’est qu’un aspect du jeu de rôle. Différents joueurs prennent plaisirs à différent aspects d’une partie, pour les uns, l’important est d’écouter une belle histoire, pour d’autres le fait d’en être le héros, pour d’autres, c’est avoir un alter-ego intéressant, pour d’autre encore c’est le fait de pouvoir incarner avec brillance un personnage, un dialogue. Ceux qui sont le plus attiré par l’aspect créativité deviennent naturellement maître de jeu, et peut-être créateur de jeu, mais ils ne sont pas la majorité.

Le résultat, à mon avis, c’est que les jeux de rôle d’auteurs tendent à favoriser un aspect du jeu. Ces jeux plaisent naturellement dans les cercles de créateurs, mais curieusement ne fonctionnent pas si bien que ça avec le joueur λ. Le mot « éduquer » vient souvent immédiatement après dans la conversation. Mon problème c’est que pas mal de jeuderôlogie est faite par des gens qui ont une vision exclusive et théorique d’une activité qui consiste fondamentalement à s’asseoir autour d’une table avec des chips et des bières.

À l’époque de l’omniprésence de WoW je comprends la tentation de distinguer le jeu de rôle d’autre activités, de bâtir des lignes Maginot imaginaires autour du jeu de rôle, mais soyons honnête, elles ne font pas de bonnes fondations.

KotohiraKotohira琴平

compila san

山の中船の神社有る:金比羅山です。琴平に行って奥社まで階段を登って写真を採りました。

In the middle of the mountains there is a shrine dedicated to boats: it is kompira-san. So I went to the town of Kotohira, climbed the stairs up to the inner shrine and took pictures.

Au milieu des montagnes se trouve un temple dédié aux navires, kompira-san. Je suis donc allé à la ville de Kotohira, j’ai gravi les escaliers jusqu’au temple intérieur et j’ai pris des photos.