Martine - les Ruines de Hubris - Sabrina Panico

Ruines de Hubris Illustrées

Martine - les Ruines de Hubris - Sabrina Panico

J’ai reçu des illustrations magnifiques de Sabrina pour le scénario Rêve de Dragon « Les Ruines de Hubris », j’ai mis en-ligne une nouvelle version du scénario, illustrée cette fois-ci. Le fichier est un peu plus gros (huit megabytes), mais je pense que cela en vaut la peine. Je vous invite à lire le scénario et n’hésitez pas à donner votre avis. Encore merci à Sabrina pour son travail magnifique.

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Couverture du Livre "Attentat" d'AmŽlie Nothomb. Livre de Poche.

Attentat

Couverture du Livre "Attentat" d'AmŽlie Nothomb. Livre de Poche.

J’ai déjà parlé dans ce blog du magasin d’objets trouvés proche de chez moi, j’y suis tombé sur un livre d’Amélie Nothomb, Attentat presque neuf, que j’ai acheté pour le légendaire franc symbolique. Curieuse coïncidence, une bonne part du récit tourne autours de la ville de Kanazawa, dont je reviens à peine. De fait, la nature de cette ville n’a que peu d’importance dans ce petit conte qui mélange mythes antiques et bizarreries de la société et de l’art moderne. Il ne gèle que rarement dans cette ville, cela aurait tout aussi bien pu être Uqbar. Fait amusant : selon la wikipedia, le thème central du livre aurait été inspiré par un clip de Mylène Farmer.

On suit l’amour impossible d’un homme terriblement laid pour une femme terriblement belle, avec en toile de fond les mondes de la mode et de l’art. Détaché, dénué de réelles compétences et doté d’un cynisme bizarre, le héros m’a fait penser à celui du Fait du Prince.

Le livre est très court : 132 pages ; mais le style d’Amélie Nothomb est dense, sensations et idées y sont distillés avec beaucoup de talent: l’histoire m’a touchée, et les tournures de phrases et les métaphores m’ont fait sourire, comme l’idée d’utiliser un fax comme remplacement de ceinture de chasteté :

Attentat
Amélie Nothomb
Livre de Poche
ISBN 978-2-253-14688-9.

Il faut vivre avec son temps. Au Moyen Âge je ne serai pas parti au loin sans enfermer ma bien-aimée dans sa tour ou dans une ceinture de chasteté, au XIXe siècle, je lui aurais acheté une camisole de force. À présent, au nom de la sotte liberté individuelle, on ne peut plus recourir à ces procédés sages et sûrs. Si l’on veut contrôler les gens à distance, on doit les bombarder de télécommunications.

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Carte Rêve de Dragon, Mers du Sud

Cartes Rêve de Dragon

Carte Rêve de Dragon, Mer Hense Horte

J’ai profité du calme de la pause pour compléter quelque peu la section de ce blog dédié aux scénarios Rêve de Dragon, j’ai mis en ligne deux cartes en couleur qui contiennent la majorité des villes dans lesquelles se déroulent les scénarios que j’ai écrit. À l’époque, ces cartes étaient trop grandes pour être publiées, et l’impression couleur n’était pas une option, elles sont inédites. Ces deux cartes sont surtout l’occasion de calembours douteux qui ont bien distrait les joueurs lorsque les scénarios n’avançaient pas suffisamment vite.

Les deux cartes sont distribuées sous la license Paternité-Partage des Conditions Initiales à l’Identique 3.0 Unported

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Les centralisateurs du web

Il y a de cela presque trois ans, j’ai écrit un billet au sujet de l’Oniropædia, entreprise qui m’avait semblé louable à l’époque. Le projet est rapidement tombé à l’abandon, pour rejoindre les légions de wiki mort-vivants qui peuplent le web. Cet désaffectation n’est pas réel­lement surprenante, Rêve de Dragon est à présent un vieux jeu, et les gardiens de ce wiki m’ont plus frappé par leur caractère procédurier que par leur esprit fédérateur, mais je pense qu’il y avait un problème plus fondamental dans leur approche : ils cherchaient à centraliser le web. Je ne veux pas dire qu’il n’y a pas de site centralisé sur le web, la wikipedia elle même est en un sens un site centralisé, un portail, simplement que ces portails offrent quelque chose qui a une valeur importante : des gens.

Il y a, à mon avis, trois catégories de sites de jeu de rôle amateurs sur le web : les sites personnels, les forums (typiquement en PHP-BB) utilisé typiquement par les membres d’un groupe, et les wikis liés à un jeu ou un univers. Les premiers étaient là au début du web, leur rythme dépend de l’intérêt de leur propriétaire, et ils continueront à exister, je soupçonne qu’ils prendront de plus en plus la forme de blogs. Les forums dépendent de deux choses, l’existence d’un groupe en tant que groupe, et l’énergie de quelqu’un qui va maintenir le forum. Leur principal problème, c’est qu’ils forcent les gens dans une communauté. Si quelqu’un veut interagir avec n groupes, il doit suivre n sites, gérer n identités. Les réseaux sociaux ont l’avantage de gérer des communautés multiples et de ne demander un modérateur ni un administrateur système.

Sans surprise, un wiki est particulièrement adapté pour gérer un travail de création commune d’une encyclopédie. Un wiki n’est pas particulièrement adapté pour gérer des opinions divergentes ni pour gérer un index, une collection de liens vers des resources situées sur le web (les moteurs de recherche font ça bien mieux). Cela veut dire que si j’écris une aide de jeu, un scénario, je ne la mettrais pas sur un wiki – je l’ai fait par le passé et le résultat a toujours été décevant, le format du wiki ne se prête pas à des textes complets avec des mises en page. Je ne mettrais pas non plus une critique de livre ou de film, je n’ai pas particulièrement envie que d’autres améliorent ma critique, et j’aimerais en garder le contrôle, pouvoir sauver les données, les migrer ailleurs. De même en tant que lecteur, je ne veut pas des critiques ou des scénarios qui sont le compromis issu du passage de nombreux éditeurs. C’est quelque chose de désirable pour les informations sur une ville, ou sur un coléoptère rare, mais pas pour un texte qui est censé avoir une personnalité, ou être raisonnablement indépendant.

En ce sens, je pense que le problème de ces initiatives, c’est qu’elles essayent de centraliser un media qui de par sa nature n’a pas de centre.

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My Exe

Le Vainqueur est…

œil

Sans plus attendre, voici le vainqueur du quizz dans mon billet précédent est Antoine, qui a suggéré la solution c, grâce à ses talents de psychologie inverse (c’était la solution la moins absurde). Je possède deux ordinateurs (un vieux Powerbook G4 et un a Mac mini), j’ai trois pots à thé en fonte (deux à la maison, un au boulot). J’ai suivi des cours de ballet enfant, il y a très longtemps. Je n’ai jamais participé à une compétition de karaoké. J’ai été un moniteur de voile sur l’île d’Arz dans le golfe du Morbihan, en Bretagne. Mes yeux ont deux couleurs : un anneau brun sur un fond vert glauque. J’ai cité Lovecraft dans ma thèse, mais la citation n’est pas attribuée à lui, mais à un de ses personnages:

That is not dead which can eternal lie,
And with strange æons even death may die.
Abdul Alhazred

Bravo à ceux qui ont bravement lu l’opus pour essayer de découvrir cette citation. La seule voiture que j’ai jamais possédée était un Toyota Starlet au Japon et mon passeport précédent n’avais que trois tampons, la Suède (qui existe), Taïwan / République de Chine (qui n’existe pas en tant que pays) et la RDA qui n’existe plus.

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