Sakura in Kanazawa

金沢の桜 / Sakura in Kanazawa

Sakura in Kanazawa

今年の日本の旅は桜を見る積もりでした。金沢に到着するの時は城の公園の花が満開で空が陽光でとっても良かったです。奇麗な写真を取ってました。

My plan for this year’s trip to Japan was to see blooming of cherry trees (sakura). I was very lucky: the day I arrived in Kanazawa, the flowers were in full bloom and the sky was clear blue. I took beautiful pictures.

Mon but durant mon périple nippon de cette année était de voir la floraison des cerisiers (sakura). J’ai été très chanceux : le jour de mon arrivée à Kanazawa, les fleurs étaient pleinement écloses et le temps magnifique. J’ai pris de très belles photos.

Diesjähriges Reise nach Japan hatte ich das Ziel, die Kirschblüte (Sakura) zu sehen. Ich hatte Glück: als ich in Kanazawa angekommen war, waren die Blumen in voller Blüte. Ich habe viele schöne Fotografien gemacht.

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Tanith Lee - The Silver Metal Lover

The Silver Metal Lover

Tanith Lee - The Silver Metal Lover

There are not many science-fiction and fantasy authors that I read while a teenager that I still read, Tanith Lee is among them, in fact “Cyrion” is among my all time favorite novels. So on my trip to Japan, I took a battered copy of the “The Silver Metal Lover” I had bought in a second hand book store in California. The book takes place in a vague future, where work scarce and most people live in polluted cities.

The Silver Metal Lover

Bantam Books
ISBN 978-0-553-58127-0

The protagonist is an ultra-rich teenager girl with low self esteem, which as the title suggests, falls in love with a robot. While the thema is hardly new, the story is well written and energetic, in tune with a teenager going crazy.

The book reminded me of the The Magic Toyshop to the extent that this is also a book about a woman becoming an adult and the general plot outline are similar: the heroine moves out of the original home into a new one with a strong masculine presence. In one case a domineering father like presence that builds puppets, in the other a loving and nurturing robot. In both case the masculine character is destroyed. Interestingly both Tanith Lee and Angela Carter are from the UK.

In conclusion, a nice character oriented science fiction novel that I recommend reading.

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Temple Tōno umedori-sama

Vallée de Tōno

Temple Tōno umedori-sama

La plupart des gens qui visitent le Japon se concentrent sur l’axe Tōkyō – Kyōto, pourtant mes meilleures expériences du Japon se situent loin de cet axe. Durant ce voyage, l’endroit qui m’a laissé le meilleur souvenir est la petite ville de Tōno. Littéralement le nom (遠野) signifie «champ lointain», est surtout connu par les Tōno Monogatari, un recueil de légendes populaires compilées par Yanagita Kunio.

Dans cette vallée les Kappa, sortes de génies des eaux facétieux sont omniprésents, c’est un des rares endroits du japon où l’ont trouve encore des fermes aux toits de chaume, et les temples shinto ont quelque chose de plus brut, de plus vivant, comme celui ou sont exposés des centaines de poupées colorées (galerie de Photos).

ズモナビール - ヴァイツエン

Ces endroits reculés sont aussi l’endroit où l’on mange bien. On mange généralement bien au Japon, mais là on mange mieux. Je suis descendu au Minchuku Tōno, un petit minchuku qui ne paye pas de mine. Dès le moment ou je suis descendu dans la salle commune pour le repas du soir, j’étais heureux : un atre central au milieu des tatami ou des poissons embrochés grillaient lentement sur des braises de charbon. Lorsque l’hôte est venu prendre la commande des boissons (le menu est fixe), j’ai demandé une bière, et il m’a expliqué qu’il n’avait que la production du brasseur local : Tōnobräu. Les brasseries locales sont assez communes au Japon, durant mon précédent voyage nous avions visité une petite brasserie à Yudanaka, dans la préfecture de Nagano. Dans le cas de Tōno, la bière Zumona est réellement bonne et n’a rien à envier au bières européennes, j’ai particulièrement aimé la Weizenbier. On sent que la bière est prise au sérieuse lorsque les brasseurs savent où mettre l’umlaut dans le mot « Bräu ». Le repas commence et les plats se succèdent : soupe, salaisons, sashimi, et surprise, un plat de fromages et de viande séchée. À ma grande surprise, le camembert avait du goût et était bon. De même, la viande séchée avait un léger goût de noisette comme du Jamón serrano. Quand j’ai complimenté le cuisinier (qui faisait aussi le service), il m’a expliqué qu’il faisait lui même son fromage et sa viande séchée et son salami dans sa cave.

Le lendemain soir j’ai eu droit à une terrine, là encore faite maison. Si la nourriture n’était pas absolument parfaite, elle concurrençait sans problème ce que j’ai mangé dans des restaurants bien plus chers et cotés. Après le repas, nous avons un peu discuté, notamment sur la terrine qui était trop aqueuse à mon avis, il ne fait aucun doute que la qualité de la cuisine va encore s’améliorer : raffiner une technique est quelque chose que les japonais font particulièrement bien.

Dans tous les cas, je préfère l’ambiance de ces salles communes où l’on mange en yukata à celles des restaurants gastronomiques. Si j’étais un cuisinier français, je me ferais du soucis.

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Sakura Sendai

Japon : premières impression

Sakura in Sendai

Hors donc, je suis rentré du Japon sans le moindre problème. Un des avantages de ce genre de voyages, c’est qu’ils me permettent d’ignorer largement l’actualité, et donc je n’avais pas réellement réalisé l’impact du volcan islandais. Comme j’avais prévu de rentrer en cours de semaine et qu’il restait quelques jours sur mon JR-rail pass, rester quelques jours de plus au Japon n’auraient pas été un drame. Je m’attendais donc vaguement a de longues attentes, des hôtesses demandant qui serait pret à voyager sur un autre vol. Dans les faits, tout s’est passé normalement. Je n’ai donc pu observer aucun effet du volcan, que ce soit dans les aéroport ou le ciel.

Le japon a peu changé depuis 2008, année de mon précédent voyage. Le changement le plus visible pour moi était les étrangers. Ayant vécu dans une petit ville de province, j’ai tendance à remarquer les étrangers au Japon, simplement du fait qu’en général, je les connaissais. Durant ce voyage j’ai été surpris par le nombre d’étrangers et l’apparition de touristes chinois. D’après mes observations, les chinois semblent adorer les jardins et les temples du sud du pays. Les français les zones culturelles, et les allemands, plus discrets, les petits coins de campagne.

Ce voyage a aussi confirmé mes goûts, j’aime plus que tout deux choses : les parcs et les vieux ryokan, boire du matcha dans un salon de thé dans un parc magnifique en écoutant la pluie, ou dormir sur des tatami qui sentent le bois, l’encens et l’alcool de chaufferette sont les meilleurs expériences du trajet.

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Baby-boom art

Fleurs devant l'exposition chichū

Lors de mon périple nippon, je suis passé sur l’île de Naoshima, un centre important d’art contemporain. Je n’ai jamais beaucoup aimé l’expression « art contemporain », comme l’art moderne, et l’art nouveau avant lui, c’est une dénomination vouée à l’obsolescence, qui videra de son sens un adjectif de plus. Je pense qu’on devrait plutôt parler d’art baby-boom, ce qui exprime mieux la temporalité et le style.

Une des musées de l’île est appelé chichū, ce qui pourrait se traduire par méditerrané. Je ne saurais dire si c’est une exposition d’architecture ou d’art, mais l’ensemble est une sorte de complexe souterrain qui utilise en partie la lumière naturelle. Ce qui a été intéressant pour moi, c’est que cette exposition m’a fait réagir, ce qui est plutôt rare avec ce type d’art, qui provoque chez moi généralement un haussement d’épaules indifférent. La mauvaise nouvelle c’est que cette réaction a été négative. Suffisamment pour que j’écrive ce billet en premier.

Cela ne veut pas dire que tout dans l’exposition était négatif, j’ai bien aimé les trous au plafond qui faisaient du ciel comme un écran, et la boule en marbre sur laquelle le ciel se reflète toujours, mais les impressions dominante que m’ont laissé ces installations sont l’arrogance et la vacuité. À une autre époque, ces effets architecturaux auraient enrichi un temple, embelli un bâtiment ayant une réelle fonction, mais ici ils n’ont d’autre justifications qu’eux mêmes.

Du point de vue technique, il n’y a là pas tant de brillance que ça, tout musée des sciences aura dix illusions de ce type sur la même surface, présenté avec plus d’enthousiasme et de chaleur, dans un cadre ou adultes peuvent discuter, les enfants jouer et toucher. Il y a une certaine ironie de voir une œuvre créé en béton, le matériau dont on fait les bunkers et les prisons, mais qu’il est interdit de toucher, voire même d’apporter un stylo-bille qui pourrait tacher. Les vieux temples sacrés de bois et de paille, ne sont pas défendus aussi peureusement – les dragons en bois vermoulu survivront probablement à cette œuvre de béton créé à grand frais.

La joyau de ce musée est la salle où sont exposés des Nénuphars de Monet. C’est aussi la salle qui m’a le plus mis mal à l’aise. Le malaise n’était pas provoqué par un faux hélicoptère façonné d’entrailles de hamsters encore vivants, ou une autre provocation du même accabit. Les tableaux sont exposés dans une salle blanche. Les murs sont blancs, le sol est composé de petites pierre blanches, mais il faut enlever ses chaussures et entrer en pantoufles. Il n’y a même pas de paneau explicatif, le t-shirt de la gardienne contient le nom des œuvres. Clairement une japonaise pourrait sans peine éclipser les tableaux de Monet, dont mieux vaut l’habiller comme une prisonnière et l’utiliser comme panonceau. En y repensant, je suis étonné qu’ils ne lui aient pas rasé la tête.

La salle m’a fait penser, sans surprise, à une salle blanche: l’endroit ultra-stérilisé où l’ont fabrique des processeurs, sauf que ces dernières ont un sens, une raison d’être. Là il n’y avait qu’un monument à la gloire de lui même – sans rapport avec les œuvres dont ils devraient être l’écrin. Une caverne lumineuse qui accepte avec peine la présence en son sein de vivants. À attendre les complaintes d’une amie qui doit travailler dans une réalisation de Jean Nouvel, l’existence d’humains dans les œuvres architecturales est un problème récurrent des œuvres d’art architecturales.

À mon avis, la meilleure partie de l’exposition se trouve à l’extérieur. Sur le côté de l’allée qui mène à l’entrée se trouve un ruisseau où ont été planté diverses plantes pour évoquer les fameux nénuphars, avec la floraison des azalées et des cerisiers sur toute l’île, c’est tout simplement magnifique. C’est aussi la seule chose que l’ont était autorisé à photographier.

Clairement cette installation aura eu la vertu de me faire réagir, et d’en discuter avec de parfait inconnus – ce qui est une première. Une photographe italienne rencontrée dans le bus a été très surprise de ma réaction à l’exposition qu’elle a adoré, un couple d’allemands dans un bar m’ont dit qu’ils avaient trouvé l’exposition plus oppressante que le musée sur l’explosion nucléaire à Hiroshima…

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Ōki ramen

Ōki Rāmen / 大木ラーメン

Ōki rāmen

チューリッヒは天気がまだ寒くなった、また雪が降っていました。会社の近くで美味しいラーメン屋を発見した良かったです:大木ラーメン

In Zürich, the weather has turned cold again, it snowed again, so I was very happy to have discovered a good rāmen-bar close to the office: Ōki Rāmen.

Ōki Ramen
Bäckerstraße 39
8004 Zürich

+41-44 370 37 76
info@ooki.ch

À Zürich, le temps s’est rafraîchi à nouveau, il a de nouveau neigé, j’ai donc été très heureux d’avoir découvert un bon bar à rāmen à proximité du boulot : Ōki Rāmen.

In Zürich ist das Wetter wieder kühl geworden, es hatt wieder geschneit, dafür war ich sehr zufrieden, eine guten Rāmen-Bar in der Nähe meiner Arbeit gefunden zu haben: Ōki Rāmen.

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œil

And the Winner is… / Le Vainqueur est…

eye

Without further ado, the winner of the quizz in the previous post is Antoine, who correctly suggested solution c, using strong reverse psychology (it was the less absurd answer of them all). I own two computers (my old powerbook g4 and a Mac mini), and three iron tea-pots (two at home, one at work). I have taken ballet classes as a child, a long time ago. I never actually participated in a karaoke competition. I was a sailing teacher for the school Rudevent, on the Arz Island in the Morbihan gulf of Britany. My eyes have two colours, an inner brown ring, and a outer dull green area. I have quoted Lovecraft in my PhD, although the quote is not attributed to him, but one of his characters:

That is not dead which can eternal lie,
And with strange æons even death may die.
Abdul Alhazred

Kudos to those who bravely read the thesis to figure that one out. The only car I owned was indeed a Toyota Starlet, in Japan, and my previous passport had three stamps, Sweden (which exists), Taiwan / Republic (which does not exist as country), and the Deutsche Demokratische Republik, i.e. east germany, which does not exist (anymore).

œil

Sans plus attendre, voici le vainqueur du quizz dans mon billet précédent est Antoine, qui a suggéré la solution c, grace à ses talents de psychologie inverse (c’était la solution la moins absurde). Je possède deux ordinateurs (un vieux powerbook G4 et un a Mac mini), j’ai trois pots à thé en fonte (deux à la maison, un au boulot). J’ai pris des cours de ballet enfant, il y a très longtemps. Je n’ai jamais participé à une compétition de karaoké. J’ai été un moniteur de voile sur l’île d’Arz dans le golfe du Morbihan, en Bretagne. Mes yeux ont deux couleurs : un anneau brun sur un fond vert glauque. J’ai cité Lovecraft dans ma thèse, mais la citation n’est pas attribuée à lui, mais à un de ses personnages:

That is not dead which can eternal lie,
And with strange æons even death may die.
Abdul Alhazred

Bravo à ceux qui ont bravement lu l’opus pour essayer de découvrir cette citation. La seule voiture que j’ai jamais possédée était un Toyota Starlet au Japon et mon passeport précédent n’avais que trois tampons, la Suède (qui existe), Taiwan / République de Chine (qui n’existe pas en tant que pays) et la RDA qui n’existe plus.

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