Kodomo Kabuki – Nagahama

長浜 / Nagama

金沢から南の方旅して琵琶湖の側で友達に遊びに長浜に泊まりました。偶然でこの日は祭が有りました。悪い天気がか山車が行けなかったが素晴らしい子供の歌舞伎を見ました。とても寒かったから子供が本当に偉いと思いました。あとで暖かい焼き鳥屋に食べに行った良かったです。

Leaving Kanazawa, I travelled south to Nagahama, on the shore of lake Biwa, to vist some friends. By coincidence, it was the day of a festival (matsuri). Because of the bad weather, the floats could not go, but there was an impressive children kabuki. It was really cold and I think the kids were really brave, I was really happy to go and eat in a warm yakitori place afterwards.

Kodomo Kabuki – Nagahama

Voyageant vers le sud depuis Kanazawa, je suis arrivé à Nagahama sur les berges du lac Biwa. Par coïncidence, je suis arrivé le jour du festival (matsuri). À cause du mauvais temps, la procession de chariots n’a pas pu avoir lieu, par contre, il y a eu un kabuki d’enfants très impressionnants. Vu qu’il a fait réellement froid, j’ai trouvé les enfants admirables, et j’étais fort content d’aller manger dans un restaurant de yakitori après le spectacle.

Martine - les Ruines de Hubris - Sabrina Panico

Ruines de Hubris Illustrées

Martine - les Ruines de Hubris - Sabrina Panico

J’ai reçu des illustrations magnifiques de Sabrina pour le scénario Rêve de Dragon « Les Ruines de Hubris », j’ai mis en-ligne une nouvelle version du scénario, illustrée cette fois-ci. Le fichier est un peu plus gros (huit megabytes), mais je pense que cela en vaut la peine. Je vous invite à lire le scénario et n’hésitez pas à donner votre avis. Encore merci à Sabrina pour son travail magnifique.

Couverture du Livre "Attentat" d'AmŽlie Nothomb. Livre de Poche.

Attentat

Couverture du Livre "Attentat" d'AmŽlie Nothomb. Livre de Poche.

J’ai déjà parlé dans ce blog du magasin d’objets trouvés proche de chez moi, j’y suis tombé sur un livre d’Amélie Nothomb, Attentat presque neuf, que j’ai acheté pour le légendaire franc symbolique. Curieuse coïncidence, une bonne part du récit tourne autours de la ville de Kanazawa, dont je reviens à peine. De fait, la nature de cette ville n’a que peu d’importance dans ce petit conte qui mélange mythes antiques et bizarreries de la société et de l’art moderne. Il ne gèle que rarement dans cette ville, cela aurait tout aussi bien pu être Uqbar. Fait amusant : selon la wikipedia, le thème central du livre aurait été inspiré par un clip de Mylène Farmer.

On suit l’amour impossible d’un homme terriblement laid pour une femme terriblement belle, avec en toile de fond les mondes de la mode et de l’art. Détaché, dénué de réelles compétences et doté d’un cynisme bizarre, le héros m’a fait penser à celui du Fait du Prince.

Le livre est très court : 132 pages ; mais le style d’Amélie Nothomb est dense, sensations et idées y sont distillés avec beaucoup de talent: l’histoire m’a touchée, et les tournures de phrases et les métaphores m’ont fait sourire, comme l’idée d’utiliser un fax comme remplacement de ceinture de chasteté :

Attentat
Amélie Nothomb
Livre de Poche
ISBN 978-2-253-14688-9.

Il faut vivre avec son temps. Au Moyen Âge je ne serai pas parti au loin sans enfermer ma bien-aimée dans sa tour ou dans une ceinture de chasteté, au XIXe siècle, je lui aurais acheté une camisole de force. À présent, au nom de la sotte liberté individuelle, on ne peut plus recourir à ces procédés sages et sûrs. Si l’on veut contrôler les gens à distance, on doit les bombarder de télécommunications.

Sakura in Kanazawa

金沢の桜 / Sakura in Kanazawa

Sakura in Kanazawa

今年の日本の旅は桜を見る積もりでした。金沢に到着するの時は城の公園の花が満開で空が陽光でとっても良かったです。奇麗な写真を取ってました。

My plan for this year’s trip to Japan was to see blooming of cherry trees (sakura). I was very lucky: the day I arrived in Kanazawa, the flowers were in full bloom and the sky was clear blue. I took beautiful pictures.

Mon but durant mon périple nippon de cette année était de voir la floraison des cerisiers (sakura). J’ai été très chanceux : le jour de mon arrivée à Kanazawa, les fleurs étaient pleinement écloses et le temps magnifique. J’ai pris de très belles photos.

Diesjähriges Reise nach Japan hatte ich das Ziel, die Kirschblüte (Sakura) zu sehen. Ich hatte Glück: als ich in Kanazawa angekommen war, waren die Blumen in voller Blüte. Ich habe viele schöne Fotografien gemacht.

Tanith Lee - The Silver Metal Lover

The Silver Metal Lover

Tanith Lee - The Silver Metal Lover

There are not many science-fiction and fantasy authors that I read while a teenager that I still read, Tanith Lee is among them, in fact “Cyrion” is among my all time favorite novels. So on my trip to Japan, I took a battered copy of the “The Silver Metal Lover” I had bought in a second hand book store in California. The book takes place in a vague future, where work scarce and most people live in polluted cities.

The Silver Metal Lover

Bantam Books
ISBN 978-0-553-58127-0

The protagonist is an ultra-rich teenager girl with low self esteem, which as the title suggests, falls in love with a robot. While the thema is hardly new, the story is well written and energetic, in tune with a teenager going crazy.

The book reminded me of the The Magic Toyshop to the extent that this is also a book about a woman becoming an adult and the general plot outline are similar: the heroine moves out of the original home into a new one with a strong masculine presence. In one case a domineering father like presence that builds puppets, in the other a loving and nurturing robot. In both case the masculine character is destroyed. Interestingly both Tanith Lee and Angela Carter are from the UK.

In conclusion, a nice character oriented science fiction novel that I recommend reading.

Temple Tōno umedori-sama

Vallée de Tōno

Temple Tōno umedori-sama

La plupart des gens qui visitent le Japon se concentrent sur l’axe Tōkyō – Kyōto, pourtant mes meilleures expériences du Japon se situent loin de cet axe. Durant ce voyage, l’endroit qui m’a laissé le meilleur souvenir est la petite ville de Tōno. Littéralement le nom (遠野) signifie «champ lointain», est surtout connu par les Tōno Monogatari, un recueil de légendes populaires compilées par Yanagita Kunio.

Dans cette vallée les Kappa, sortes de génies des eaux facétieux sont omniprésents, c’est un des rares endroits du japon où l’ont trouve encore des fermes aux toits de chaume, et les temples shinto ont quelque chose de plus brut, de plus vivant, comme celui ou sont exposés des centaines de poupées colorées (galerie de Photos).

ズモナビール - ヴァイツエン

Ces endroits reculés sont aussi l’endroit où l’on mange bien. On mange généralement bien au Japon, mais là on mange mieux. Je suis descendu au Minchuku Tōno, un petit minchuku qui ne paye pas de mine. Dès le moment ou je suis descendu dans la salle commune pour le repas du soir, j’étais heureux : un atre central au milieu des tatami ou des poissons embrochés grillaient lentement sur des braises de charbon. Lorsque l’hôte est venu prendre la commande des boissons (le menu est fixe), j’ai demandé une bière, et il m’a expliqué qu’il n’avait que la production du brasseur local : Tōnobräu. Les brasseries locales sont assez communes au Japon, durant mon précédent voyage nous avions visité une petite brasserie à Yudanaka, dans la préfecture de Nagano. Dans le cas de Tōno, la bière Zumona est réellement bonne et n’a rien à envier au bières européennes, j’ai particulièrement aimé la Weizenbier. On sent que la bière est prise au sérieuse lorsque les brasseurs savent où mettre l’umlaut dans le mot « Bräu ». Le repas commence et les plats se succèdent : soupe, salaisons, sashimi, et surprise, un plat de fromages et de viande séchée. À ma grande surprise, le camembert avait du goût et était bon. De même, la viande séchée avait un léger goût de noisette comme du Jamón serrano. Quand j’ai complimenté le cuisinier (qui faisait aussi le service), il m’a expliqué qu’il faisait lui même son fromage et sa viande séchée et son salami dans sa cave.

Le lendemain soir j’ai eu droit à une terrine, là encore faite maison. Si la nourriture n’était pas absolument parfaite, elle concurrençait sans problème ce que j’ai mangé dans des restaurants bien plus chers et cotés. Après le repas, nous avons un peu discuté, notamment sur la terrine qui était trop aqueuse à mon avis, il ne fait aucun doute que la qualité de la cuisine va encore s’améliorer : raffiner une technique est quelque chose que les japonais font particulièrement bien.

Dans tous les cas, je préfère l’ambiance de ces salles communes où l’on mange en yukata à celles des restaurants gastronomiques. Si j’étais un cuisinier français, je me ferais du soucis.

Sakura Sendai

Japon : premières impression

Sakura in Sendai

Hors donc, je suis rentré du Japon sans le moindre problème. Un des avantages de ce genre de voyages, c’est qu’ils me permettent d’ignorer largement l’actualité, et donc je n’avais pas réellement réalisé l’impact du volcan islandais. Comme j’avais prévu de rentrer en cours de semaine et qu’il restait quelques jours sur mon JR-rail pass, rester quelques jours de plus au Japon n’auraient pas été un drame. Je m’attendais donc vaguement a de longues attentes, des hôtesses demandant qui serait pret à voyager sur un autre vol. Dans les faits, tout s’est passé normalement. Je n’ai donc pu observer aucun effet du volcan, que ce soit dans les aéroport ou le ciel.

Le japon a peu changé depuis 2008, année de mon précédent voyage. Le changement le plus visible pour moi était les étrangers. Ayant vécu dans une petit ville de province, j’ai tendance à remarquer les étrangers au Japon, simplement du fait qu’en général, je les connaissais. Durant ce voyage j’ai été surpris par le nombre d’étrangers et l’apparition de touristes chinois. D’après mes observations, les chinois semblent adorer les jardins et les temples du sud du pays. Les français les zones culturelles, et les allemands, plus discrets, les petits coins de campagne.

Ce voyage a aussi confirmé mes goûts, j’aime plus que tout deux choses : les parcs et les vieux ryokan, boire du matcha dans un salon de thé dans un parc magnifique en écoutant la pluie, ou dormir sur des tatami qui sentent le bois, l’encens et l’alcool de chaufferette sont les meilleurs expériences du trajet.

Baby-boom art

Fleurs devant l'exposition chichū

Lors de mon périple nippon, je suis passé sur l’île de Naoshima, un centre important d’art contemporain. Je n’ai jamais beaucoup aimé l’expression « art contemporain », comme l’art moderne, et l’art nouveau avant lui, c’est une dénomination vouée à l’obsolescence, qui videra de son sens un adjectif de plus. Je pense qu’on devrait plutôt parler d’art baby-boom, ce qui exprime mieux la temporalité et le style.

Une des musées de l’île est appelé chichū, ce qui pourrait se traduire par méditerrané. Je ne saurais dire si c’est une exposition d’architecture ou d’art, mais l’ensemble est une sorte de complexe souterrain qui utilise en partie la lumière naturelle. Ce qui a été intéressant pour moi, c’est que cette exposition m’a fait réagir, ce qui est plutôt rare avec ce type d’art, qui provoque chez moi généralement un haussement d’épaules indifférent. La mauvaise nouvelle c’est que cette réaction a été négative. Suffisamment pour que j’écrive ce billet en premier.

Cela ne veut pas dire que tout dans l’exposition était négatif, j’ai bien aimé les trous au plafond qui faisaient du ciel comme un écran, et la boule en marbre sur laquelle le ciel se reflète toujours, mais les impressions dominante que m’ont laissé ces installations sont l’arrogance et la vacuité. À une autre époque, ces effets architecturaux auraient enrichi un temple, embelli un bâtiment ayant une réelle fonction, mais ici ils n’ont d’autre justifications qu’eux mêmes.

Du point de vue technique, il n’y a là pas tant de brillance que ça, tout musée des sciences aura dix illusions de ce type sur la même surface, présenté avec plus d’enthousiasme et de chaleur, dans un cadre ou adultes peuvent discuter, les enfants jouer et toucher. Il y a une certaine ironie de voir une œuvre créé en béton, le matériau dont on fait les bunkers et les prisons, mais qu’il est interdit de toucher, voire même d’apporter un stylo-bille qui pourrait tacher. Les vieux temples sacrés de bois et de paille, ne sont pas défendus aussi peureusement – les dragons en bois vermoulu survivront probablement à cette œuvre de béton créé à grand frais.

La joyau de ce musée est la salle où sont exposés des Nénuphars de Monet. C’est aussi la salle qui m’a le plus mis mal à l’aise. Le malaise n’était pas provoqué par un faux hélicoptère façonné d’entrailles de hamsters encore vivants, ou une autre provocation du même accabit. Les tableaux sont exposés dans une salle blanche. Les murs sont blancs, le sol est composé de petites pierre blanches, mais il faut enlever ses chaussures et entrer en pantoufles. Il n’y a même pas de paneau explicatif, le t-shirt de la gardienne contient le nom des œuvres. Clairement une japonaise pourrait sans peine éclipser les tableaux de Monet, dont mieux vaut l’habiller comme une prisonnière et l’utiliser comme panonceau. En y repensant, je suis étonné qu’ils ne lui aient pas rasé la tête.

La salle m’a fait penser, sans surprise, à une salle blanche: l’endroit ultra-stérilisé où l’ont fabrique des processeurs, sauf que ces dernières ont un sens, une raison d’être. Là il n’y avait qu’un monument à la gloire de lui même – sans rapport avec les œuvres dont ils devraient être l’écrin. Une caverne lumineuse qui accepte avec peine la présence en son sein de vivants. À attendre les complaintes d’une amie qui doit travailler dans une réalisation de Jean Nouvel, l’existence d’humains dans les œuvres architecturales est un problème récurrent des œuvres d’art architecturales.

À mon avis, la meilleure partie de l’exposition se trouve à l’extérieur. Sur le côté de l’allée qui mène à l’entrée se trouve un ruisseau où ont été planté diverses plantes pour évoquer les fameux nénuphars, avec la floraison des azalées et des cerisiers sur toute l’île, c’est tout simplement magnifique. C’est aussi la seule chose que l’ont était autorisé à photographier.

Clairement cette installation aura eu la vertu de me faire réagir, et d’en discuter avec de parfait inconnus – ce qui est une première. Une photographe italienne rencontrée dans le bus a été très surprise de ma réaction à l’exposition qu’elle a adoré, un couple d’allemands dans un bar m’ont dit qu’ils avaient trouvé l’exposition plus oppressante que le musée sur l’explosion nucléaire à Hiroshima…

Carte Rêve de Dragon, Mers du Sud

Cartes Rêve de Dragon

Carte Rêve de Dragon, Mer Hense Horte

J’ai profité du calme de la pause pour compléter quelque peu la section de ce blog dédié aux scénarios Rêve de Dragon, j’ai mis en ligne deux cartes en couleur qui contiennent la majorité des villes dans lesquelles se déroulent les scénarios que j’ai écrit. À l’époque, ces cartes étaient trop grandes pour être publiées, et l’impression couleur n’était pas une option, elles sont inédites. Ces deux cartes sont surtout l’occasion de calembours douteux qui ont bien distrait les joueurs lorsque les scénarios n’avançaient pas suffisamment vite.

Les deux cartes sont distribuées sous la license Paternité-Partage des Conditions Initiales à l’Identique 3.0 Unported

Les centralisateurs du web

Il y a de cela presque trois ans, j’ai écrit un billet au sujet de l’Oniropædia, entreprise qui m’avait semblé louable à l’époque. Le projet est rapidement tombé à l’abandon, pour rejoindre les légions de wiki mort-vivants qui peuplent le web. Cet désaffectation n’est pas réel­lement surprenante, Rêve de Dragon est à présent un vieux jeu, et les gardiens de ce wiki m’ont plus frappé par leur caractère procédurier que par leur esprit fédérateur, mais je pense qu’il y avait un problème plus fondamental dans leur approche : ils cherchaient à centraliser le web. Je ne veux pas dire qu’il n’y a pas de site centralisé sur le web, la wikipedia elle même est en un sens un site centralisé, un portail, simplement que ces portails offrent quelque chose qui a une valeur importante : des gens.

Il y a, à mon avis, trois catégories de sites de jeu de rôle amateurs sur le web : les sites personnels, les forums (typiquement en PHP-BB) utilisé typiquement par les membres d’un groupe, et les wikis liés à un jeu ou un univers. Les premiers étaient là au début du web, leur rythme dépend de l’intérêt de leur propriétaire, et ils continueront à exister, je soupçonne qu’ils prendront de plus en plus la forme de blogs. Les forums dépendent de deux choses, l’existence d’un groupe en tant que groupe, et l’énergie de quelqu’un qui va maintenir le forum. Leur principal problème, c’est qu’ils forcent les gens dans une communauté. Si quelqu’un veut interagir avec n groupes, il doit suivre n sites, gérer n identités. Les réseaux sociaux ont l’avantage de gérer des communautés multiples et de ne demander un modérateur ni un administrateur système.

Sans surprise, un wiki est particulièrement adapté pour gérer un travail de création commune d’une encyclopédie. Un wiki n’est pas particulièrement adapté pour gérer des opinions divergentes ni pour gérer un index, une collection de liens vers des resources situées sur le web (les moteurs de recherche font ça bien mieux). Cela veut dire que si j’écris une aide de jeu, un scénario, je ne la mettrais pas sur un wiki – je l’ai fait par le passé et le résultat a toujours été décevant, le format du wiki ne se prête pas à des textes complets avec des mises en page. Je ne mettrais pas non plus une critique de livre ou de film, je n’ai pas particulièrement envie que d’autres améliorent ma critique, et j’aimerais en garder le contrôle, pouvoir sauver les données, les migrer ailleurs. De même en tant que lecteur, je ne veut pas des critiques ou des scénarios qui sont le compromis issu du passage de nombreux éditeurs. C’est quelque chose de désirable pour les informations sur une ville, ou sur un coléoptère rare, mais pas pour un texte qui est censé avoir une personnalité, ou être raisonnablement indépendant.

En ce sens, je pense que le problème de ces initiatives, c’est qu’elles essayent de centraliser un media qui de par sa nature n’a pas de centre.