Emoji

While the chinese writing system includes up to 60’000 characters, only around 3000 are used for everyday japanese and 5000 for chinese. The system has stopped evolving: no new characters are created nowadays. Still the notion that a character is a concept is a powerful one, as shown by the increased usage of emoticons in electronic writing forms. The japanese telecom operators have started to formalize this system and called it 絵文字emoji (literally emo-characters). There is now a proposal to stand­ardize those char­acters in Unicode. Around 100 emoji characters are already present in Unicode (in the dingbat range), but this proposal still adds around 600 new symbols, including various types of flowers, and symbol for Japanese holidays. The table for the proposal is one the Unicode Consortium’s web site.

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CEVA – pas durant l’année du buffle de terre…

Hors donc, le tribunal administratif a refusé la de levée de l’effet suspensif pour le chantier du CEVA (le site web n’a pas encore été mis à jour). Cela signifie que les travaux ne pourront commencer avant que tous les recours soient traités. Un recours au tribunal fédéral est possible, mais prendrait du temps. En parallèle, des voix s’élèvent pour mille autres projets: métro, tracé différent. Évidemment, personne ne parle du financement, de la part de la confédération, des négociations avec les partenaires français. Après tout ce sont des détails en ces temps de crise. De toute manière, ces autres projets risquent tout autant d’être bloqués par les recours.

Lorsque nous avions emménagé à Genève, en 1978, je me souviens que mon père s’était enthousiasmé pour le pont de la traversée de la rade. Trente ans plus tard, il y a eu beaucoup de projets, mais pas un seul n’a vu le jour, et nous avons tous deux quitté Genève. J’ai l’impression que le CEVA va rejoindre la traversée de la rade dans les catégorie des serpents de mer. C’est peut-être une bonne nouvelle, elle devait se sentire seule.

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Du tōfu et des végétariens…

Tōfu

Je n’ai en général rien contre les végétariens – ils entrent tout au plus dans ma liste des gens qui se compliquent inutilement la vie. Ce n’est pas non plus que je suis un consommateur de viande acharné: depuis mon voyage au Japon, je mange moins de viande, et même si je mange plus de poissons et de fruits de mer, je pense que ma consommation de protéine animale est relativement basse. Je pense que c’est une bonne chose, vu le coût énergétique et environnemental de la viande, mais c’est comme toujours une question de mesure, plutôt que d’interdit ou de tabou.

Là ou j’ai un problème avec les végétariens c’est au sujet du tōfu. J’aime le tōfu, je trouve que c’est quelque chose d’exquis, rien de tel que manger un morceau de tōfu en été avec juste un léger assaisonnement de sauce soja, de gingembre rapé et de flocons de bonite. Les végétariens mangent eux-aussi du tōfu, ce qui est censé, vu que c’est une source de protéines. Mais au lieu d’assumer ce fait et de manger du tōfu qui a le goût de tōfu, ils consomment une abomination qui cherche à imiter, sans jamais y parvenir, la texture du poulet industriel congelé. Le résultat est que tous les super-marchés ont du tōfu, et qu’ils est immangeable. Je suis donc contraint de m’approvisionner dans diverses épiceries asiatiques.

Je ne sais pas pourquoi les gens consomment ce tōfu ignoble. Je peux imaginer qu’il s’adapte plus facilement aux recette occidentales, même si on trouve aussi du tōfu dur dans les épiceries asiatiques. Ou alors, il s’agit une forme de masochisme moral – manger sain doit être mauvais. Évidem­ment cette approche n’est pas idéale si l’on veut convaincre les gens de manger moins de viande, et totalement absurde: la nourriture de fête bouddhiste (entièrement végétarienne) est une des choses les meilleurs que j’ai jamais mangé. En conséquence je lance cet appel : végétariennes, végétariens dites non au mauvais tōfu des super-marchés ! Le tōfu peut être une chose délicieuse, ne vous laissez pas berner !

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Le propre de l’humain…

Coureur Humain

La question de ce qui distingue l’homme (et la femme) des diverses créatures qui nous entourent est probablement une des plus anciennes. Je suppose que c’est une question importante, mais c’est à mon avis surtout une occasion de dire beaucoup de bêtises. Certains ont proposé le rire, mais quid de la hyène? D’autres ont proposé l’intelligence, ou la raison – ce qui prouve qu’ils ne regardent pas tellement les nouvelles à la télévision. Même en faisant abstraction de cela, l’intelligence est quelque chose de si mal défini que c’est un critère très nébuleux. Pour qu’une activité intellectuelle soit considéré comme un discriminant véritable entre humains et animaux il faut non seulement qu’aucun animal n’en soit capable, mais qu’en plus qu’un quidam kidnappé par des savants chinois, incarcéré et quelque peu passé à tabac (c’est une bonne approximation de ce va supporter un animal qui sera soumis à un expérience) en soit capable. Ça exclu définitivement la philosophie, les mathématiques et les échecs.

L’autre problème de cette concentration sur l’intelligence c’est qu’en vertu du sempiternal dualisme cela conforte les gens dans l’idée qu’ils sont des animaux lamentables, c’est à dire que les capacités physiques des humains sont négligeables. Comme le dit Calvin à Hobbes: No retractable claws, no opposable toes, no prehensile tail, no fangs, no wings… *sigh* (pas de griffes rétractables, pas d’orteils opposables, pas de queue préhensile, pas de crocs, pas d’ailes… *soupir*). Cela fait que les gens ont tendance à sourciller quand on leur affirme que les humains sont de meilleurs coureurs que les chevaux. C’est pourtant le cas – et la raison que les amérindiens ont pu capturer des chevaux dans des plaines. Les chevaux sont surtout des sprinteurs, mais il ne peuvent pas galoper très longtemps, alors que les humains peuvent courir admirablement longtemps, jusqu’au point où le cheval est épuisé.

Antoine m’a donné un lien sur un article intéressant sur la question (en anglais). Chaque année a lieu une course entre des cavaliers et des coureurs à pied sur un trajet de 35 Km. En 2004, pour la première fois, un coureur a gagné la course. Des chercheurs des universités de Havard et de l’Utah se sont mis en tête d’analyser la constitution humaine et sont arrivés que les humains sont, de par leur structure, de très bon coureurs.

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Louve de Rome

Latin & Informatique / Latin & Computer Science

Louve de Rome -  ⓒ Óscar Palmer – Creative Commons

One of the curiosities of my academic life is the fact that I studied latin in high-school. In Switzerland, the exam at the end of high school is called maturité and is specialized – the French have a similar exam called baccalauréat. Of course, many people were wondering if latin was a good preparation for computer science studies. A report by researchers from ETHZ about student results in high-school and in the Swiss Federal Institutes of Technology, has an amusing conclusion: people who studied latin or greek in high school fare quite well.

Une des curiosité de ma vie académique est le fait que j’ai fait une maturité (baccalauréat pour nos amis Français) latine. Naturellement pas mal de gens se sont demandés si c’était une bonne préparation pour des études en informatique. Un rapport de chercheurs de l’EPFZ sur les résultat des étudiants dans les lycées (collèges pour nos amis Genevois) et durant leurs études dans les Écoles Polytechniques Fédérales contient une conclusion amusante : ceux qui ont étudié le latin ou le grec s’en sortent plutôt bien.

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Tel l’araignée…

Wolf Spider – © Phil Myers Creative Commons

Une chose qui m’a toujours fascinée en regardant les reportages animaliers, c’est la capacité de certains animaux de produire des trucs. Avoir, ou plutôt être, comme l’araignée, sa propre fabrique de corde semble être une faculté enviable. Même si le fil de soie est très léger, le fait qu’une petite araignée puisse produire une toile reste fascinant. Mon refroidissement m’a rappelé que mon organisme est lui aussi capable de produire des grand volumes de substance à base de protéines. Si seulement elle avaient un quelconque usage…

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Student classification

Student Classification Diagram

I often have realistic dreams, in the sense that the content of the dream is me doing something mundane, like buying stuff. This can leave me quite confused, because the next day, I think I did buy some wares, but I only dreamt that I did, and somehow my fridge is unwilling to contain dreamed-up things. So this night I had a dream about giving a seminar and explaining the different types of students, and it kind of made sense, so when I woke up, I just drew up the schema and and went back to sleep. I was semi-surprised in the morning when I realized that the schema actually made sense. I’m not really sure the idea is that original, but I might be interesting. Or not.

The idea is that there are basically four types of students in a class, for lack of better term I call them positive, negative, manipulative and passive. As with many classifications, this does not really mean that there are only four types of students, just that there are four trends along two axes. The first axis is semi straightforward: positive students are the one that have like school, and have facility learning (and typically sit in the front row), negative students on the other hands are the that have trouble with the whole school thing and accordingly sit in the back-row. The other axis is between passive and manipulative students passive students just want to be taught stuff (the ones close to the door) while the manipulative have more structured expectations: they want to learn particular stuff, or even get something else out of the class (fun, recognition, fame, whatever). Somehow I put those close to the window.

The interesting bit about this classification is if you think about teaching. More precisely, what type of student teaching is optimized for. Teaching optimized for positive students will be elitist. Teaching optimized for passive students will be very academic, ex-cathedra, while teaching for manipulative students will more be hand-on labs.

Is this in any way useful? I have no clue, I just dream that stuff up…

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I ha di gärn – moi non plus

J’ai trouvé par le biais du blog Blogwiese une émission intéressante de la RSR sur l’impact qu’à eu l’arrivée de nombreux allemands à Zürich sur la relation entre le dialecte et le haut-allemand. C’est amusant de voir que les personnes interviewées répondent soit en dialecte, en haut-allemand, ou même en français.

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Empire – Orson Scott Card

Orson Scott Card – Empire – Cover – Bob Warner

Saturday I was sick to the point to go to the permanency, my general cold had changed into an otitis and it hurts. I had taken a book for the waiting room, so I have started reading Orson Scott Card’s “Empire”. I generally like Orson Scott Card, without being a devout fan, but I had reasonably high expectation of the book. Once I got home I did something I rarely do, I went online and checked the reviews. I was full of doubts, was it because of my sorry state, or was this book, just, not good? One review gave me a hint: that the afterword of the book explained its nature, an essay on a political thema designed for a TV show. One review claimed that the book’s problem was that it is too leftist. In my opinion, it is just bad.

I agree with the author that the US political landscape is way to polarized, and I could certainly imagine a civil war tearing up the United States. I also do not have an intimate knowledge of the history of that country and would be interested in learning more on the subject. All this to say, that I would certainly be receptive to the whole thema of the book. The problem is that you can write an essay on US politics in a novel (Neal Stephenson certainly did novels on more esotheric subjects) or you can write the basis for an US TV show. Doing both is not possible, or at least not in the reach of Orscon Scott Card’s talent. The result is just a book with a lousy plot, bad characters and no depth.

The heroes are basically two top military guys, good US citizens, willing to lay down their lives for the constitution. One of them is married with a perfect wife that choose to raise their kids instead of being an aid to a senator. I would claim that Orscon Scott Card was channelling the late Heinlein, except that if this were the case the characters would have some depth, some interesting theories to tell. This is not the case. In fact the characters are so wooden that when the first good guy died, I was relieved because from now on, there was no risk of me mixing them up. The first guy is a croatian who married a serb girl (or the reverse), the second is an american whose father died. Not that I cared. There is also a supporting cast of good buddies of the hero to help both good guys A and B. The gang communicates in farsi, I suppose this is to show that they know about foreigners and stuff. The group also includes a black guy, but no girl. I think I have seen computer game characters that were more interesting. In the background there is also a smart university professor who explains everything and manipulates everybody until the end of the book – that bit I guessed somewhere in the first chapter. He ends up being elected president of the US by both parties, he also feels like the projection of the author into the book. He is supposed to be very smart, but his intelligence has clearly been calibrated for US TV show level, so don’t hold you breath.

The plot is riddled with holes and coincidence to the point where the characters themselves have to comment on the fact they are coincidences, never a good sign. Basically Rube (good guy A) writes potential scenarios to kill the president for helping counter-insurgency. Except the bad guys implement the scenario first (Hello “Six Days of the Condor”). Cole is the new good guy that will work with good guy Rube. They just happen to be near the white house when the attack is played out, they manage to kill one of the bad guys, but not the second. President gets killed, vice-president too (it was really a good plan). The two good guys try to avoid being framed, go to the media – which are not so bad guys in the end – the two good guys and family hide at the grand-mother’s place in the country side, except before going to mess on sunday morning, they want to go and see ground zero, where they get attacked by giant robots that shoots down everybody who wears an uniform… I’m not making that stuff up! The rest of the plot does not make much more sense, people go to places to get boxes and get killed, but they don’t really need them (the boxes), people are traitors for no clear reason, but the new President is in his heart a good guy, and avoids to much slaughter between good US citizens, by phoning the right guys. The story ends with a commando attack on the bad guy’s secret base, because this is clearly how civil wars are stopped.

So what about the political bits? Besides the professor’s initial lecture (a rant on the Roman Empire, not ground-breaking) the material again is very thin. Basically after the president is killed, the right wing and the army prepare for a coup, only to be preempted by a right-wing coup staged by a millionaire in a secret base in a artificial dam (no, the bad boss has no cat). The characters talk a lot about other civil wars, in England, in Yugoslavia, and the previous civil war in the US, but nobody goes to some depth, like discussing distribution of resources, or the secession of a part of the country because it disagrees with the decisions of the central government, or the problems related to the way elections are done, you know underlying reasons for civil wars. No, we have a James Bond bad guy doing a coup because he though the previous election was rigged – there is nothing deeper, no data, no discussion, just a badly done James Bond plot with less sexy girls, and no real bad guys, because in their hearts all the people involved are good american people – except the terrorists in the beginning, but they are never mentioned again. Who the hell blew up the White House in the first episode remains a mystery. Don’t expect anything about stuff outside the US, it only contains terrorists (to be killed) and weak diplomats (to be despised). Painful questions, like in the event of a civil war, who owes the US’s huge foreign debt are of course of no concern. But then again the giant robots could be build fully in the US without any involvement of foreign technology, so this is clearly science-fiction.

In conclusion this is in my opinion a bad book. Whatever Orson Scott card was trying to achieve with this book, failed. In fact I only felt this was a book by him because you can still feels his obsession with über-people and his religious slant. The book is already dated: it was written in 2006, but now that the US’s economical might has been crippled, the whole US empire discussion of the smug professor sounds like delusions.

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Genève à l’horizon 2016

Plan RER Genève Horizon 2016

Hors donc, Genève verra son réseau de train régionaux étendu à l’horizon 2016: le projet de RER a été rendu public par les cantons de Genève et Vaud, ainsi que les autorités Françaises. Le nouveau réseau comportera des lignes régionales entre Lausanne et Annemasse et Nyon et Thonon. De même, les grandes lignes qui s’arrêtent à Genève pourront continuer jusqu’à Thonon ou Annecy. La clef de voûte de ces lignes est la ligne CEVA qui connecte les réseaux CFF et SNCF à travers la ville de Genève. La gare de Genève deviendra-t-elle un hub de transports ferroviaires ? Peut-être. La ville de Genève a en effet fait recours contre la rénovation de la Gare Cornavin. Raison invoquée ? Les CFF ont fait opposition à un projet immobilier à proximité de la même gare, arguant que de nouvelles voies ferrées seront nécessaires au moment de la mise en chantier de la troisième voie entre Genève et Lausanne. Je comprends que la ville désire construire des logements, car il y a pénurie, mais chercher à construire à proximité des voies alors que le canton met en chantier un projet qui a pour objectif d’augmenter significativement le traffic ferroviaire n’est pas très malin. Genève à l’horizon 2016 reste pareille à elle même…

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