Roomba SE

À quoi rêvait Anselme…

Le robot d'Anselme

Lorsque j’étais au Cycle d’Orientation (dans le canton de Genève, l’école ou l’on va de 10 à 14 12 à 15 ans), une de mes séries de bande dessinées favorites étaient les livres d’Anselme Lanturlu de Jean-Pierre Petit. Chaque livre vulgarisait un sujet donné, À quoi rêvent les robots présentait le sujet de la robotique. Dans ce livre, Anselme en avait assez de passer l’aspirateur et décidait d’automatiser le sien. D’abord avec un programme statique codé sur une bande perforée, le robot-aspirateur devenait de plus en plus perfectionné et autonome.

Roomba SE

Vingt ans ont passé, et le robot qu’Anselme cherchait à construire se retrouve dans mon appartement, un roomba-SE. Le produit commercial d’aujourd’hui est somme toute très similaire aux idées présentées par Jean-Pierre Petit. Le roomba est plus plat, ce qui lui permet de passer sous les armoires et son principal senseur est une coquille sur l’avant qui détecte les collisions, le robot d’Anselme avait les contact de recharge sur le dessus, alors que le roomba les a en dessous.

Après quelques premiers essais, je suis arrivé aux conclusions suivantes:

  • En général, ça fonctionne, la bestiole a sensiblement diminué le niveau de poussière dans mon appartement (pas difficile mais bon).
  • À condition de ranger les franges sous le tapis, le roomba a bien nettoyé mon tapis dans l’entrée.
  • Le roomba est assez plat pour se glisser sous l’armoire et nettoyer dessous, mais aussi pour s’emmêler dans les câbles que j’avais caché sous la dite armoire. Une bonne raison pour faire de l’ordre dans ses câbles.
  • Le roomba n’arrive pas à passer les seuils des différentes pièces de mon appartement – le hall d’entrée est légèrement surélevé, il faudra donc que je bricole des plinthes ou des rampes si je veux que le roomba nettoie tout l’appartement et retourne tout seul à sa station de charge.
  • L’appareil est assez bruyant, d’une part à cause de l’aspirateur, de l’autre du fait que la détection des objets se fait en fonçant dedans. Vu que je le fais marcher durant mon absence, ce n’est pas très grave.
  • Mon modèle venait avec deux murs virtuels, qui permettent d’interdire l’accès à une zone en projetant un faisceau invisible. La longueur de ce faisceau est assez difficile à évaluer ce qui fait que la première fois, j’ai bloqué l’accès à la base de recharge à proximité.

Dans tous les cas, je suis assez content de ce robot, et une fois que j’aurais réglé le problème de transition entre les pièces, je pense qu’il pourra nettoyer tout l’appartement d’une traite.

Les albums d’Anselme Lanturlu sont à présent disponibles en téléchargement gratuit.

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Leopard

Mac OS Ⅹ 10.5 Leopard Disk Image

As my work laptop has been upgraded to Mac OS Ⅹ 10.5, aka Leopard. I also have installed the new operating system on my private laptop. The upgrade process was a mixed bag, both machines I had were heavily customized, which lead to certain problems, but nothing deadly. It still confirmed the rumours I had heard that the OS was somehow rough and it could certainly have used more β-testing. One core issue, it seems, is that everything is now multi-threaded, and there still a few nasty deadlocks and race conditions present.

The interesting paradox of this release is that while it is simply not mature, most of the features that are present in it are about maturity. Mac OS Ⅹ finally integrates fully its Unix heritage: POSIX compliance, Keberized services, full LDAP integration, Dtrace and a reasonable IDE (Integrated Development Environnement) based on standard components. Even more than the previous versions of OS X, there’s a lot of stuff for geeks. In a sense Mac OS Ⅹ 10.5 is what Solaris failed to become: the Unix OS for a workstation that can also be used on my mother’s machine. It is just a shame it was released to soon, just to accomodate some arbitrary deadline.

Yet in some ways, OS Ⅹ is also leaving the classical Unix design behind, ACL (Access Control Lists) are becoming more and more prevalent and replace the classical permissions, and many old dæmons have been replaced by launchd which is used to launch many services from the ssh-agent (finally integrated in the OS), and the X11 graphical server. As with all the previous releases of Mac OS Ⅹ, you can see a two release cycle: in the first cycle some technology is introduced, or reintroduced, without being used much, for instance hard-links and file access notifications had been implemented in HFS already in 10.4, but were used to build Time-machine in 10.5. Core graphics was introduced in 10.4, but is now used everywhere. So 10.5 is very interesting because it shows the direction Mac OS Ⅹ is taking: the OS now has the ability to sandbox processes, a fast virtual machine (LLVM) and a garbage collected objected oriented language (Objective-C 2.0), does this sound familiar?

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Histoire Suisse

Couverture Grégoire Nappey, Mix & Remix - Histoire Suisse

J’adore Mix & Remix, donc en passant dans une librarie, je me suis acheté l’Histoire Suisse par Grégoire Nappey, illustré par Mix & Remix. C’est un petit livre aéré qui donne une présentation synthétique et sympathique de l’histoire Suisse. Ce n’est certainement pas une encyclopédie, mais pour moi un bon moyen de structurer les morceaux incohérents d’histoire suisse auquels j’ai eu droit durant ma scolarité et les autres éléments disparates de culture générale que j’ai pu accumuler avec le temps.

Une des choses qui m’a frappé durant la lecture, c’est l’importante influence de la France sur l’histoire Suisse, que ce soit le début de la politique de neutralité après la bataille de Marignan, la mise en place de la Suisse “moderne”, ou des unités (métriques, mais aussi le franc). Cette influence se retrouve aussi dans le suisse-allemand, qui comporte beaucoup plus de mots français que le haut-Allemand. Force est de constater que cette influence a largement disparu durant le ⅩⅩe siècle. La France a beau être la cinquième puissance mondiale, ce n’est plus réellement un exemple en politique, et les dialectes de suisse-allemand contiennent de plus en plus de mots d’anglais.

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Kanji sur le lampion Oyazume vendu par la Migros - 提燈

提燈 / Oyazume

Kanji sur le lampion Oyazume vendu par la Migros - 提燈

Hors donc, j’ai acheté un lampion japonais à la Migros. Sur le paquet se trouvent deux magnifiques kanjis. La marque du produit est «Oyazume™». Le premier kanji est relativement facile à retrouver, 12 traits avec le radical de main (扌). Il signifie tenir à la main, emporter. Le second est plus délicat le radical de feu (⽕) est relativement clair à gauche, la partie de droite semble être escalader 登, il s’agit en fait de la variante ancienne de lampe 灯. Mon Henshal indique qu’escalade est utilisé ici dans son sens original sur un piédestal.

Oyazume - photo de l'emballage

Avec le second caractère simplifié, on se retrouve avec le mot 提灯 (chōchin), qui signifie lampion, lanterne vénitienne, lanterne chinoise. Par contre, aucun rapport avec oyazume (je n’ai d’ailleurs rien trouvé sur ce sujet sur le web). Le mot sonne très japonais, il pourrait s’agir d’une erreur de transcription de la forme impérative de 休む (yasumu) – qui signifie se reposer, avec un ‘o’ honorifique devant…


Les kanjis d’aujourd’hui:
Kanji Prononciation Kun Prononciation ON Signification Note Henshall
さ.げる (sa.geru) テイ (TEI)
チョウ (CHŌ)
Porter, tenir en main, proposer Main (扌) et approprié (是) 753
(hi) トウ () Lampe Feu (⽕) et escalade (登), la version simplifiée 灯 est composée de feu (⽕) et exact/clou (丁). 556

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MacBook Air

MacBook Air

So the rumors were right and Apple introduced a sub-notebook, kind-of. While most sub-notebook are basically designed to be usable in the airplane or the train. The MacBook air does not fit that bill, it is nearly as big as a regular 15 inch MacBook Pro, instead it is much thinner and light. Of course, in order to be so thin, compromises had to be made, no optical drive, no wired network, only one USB port, non-swappable battery. So what is the goal of that laptop? My hunch is that it is a meeting-book, when you go from meeting to meeting, having a lighter laptop with more battery to lug around makes your life easier. You don’t need a lot of network bandwidth, but a large screen and a DVI connection. In some sense, I suspect that this machine was designed with Steve Jobs needs in mind – he probably does not fly in economy class.

The interesting thing for me where the technologies introduced in this machine: a multi-touch sensitive track-pad, and a virtual optical drive. The first is present in many handheld devices, including the iPhone, the second is certainly no technical revolution, but it could be mental one, if PC’s firmares were able to boot off a CD-ROM on the network, maybe the optical drive will go the way of the floppy drive…

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Traverser la mer (1)

Les tentures sur les murs ne cachent pas réellement le fait que le quartier général est une vieille grange. La pluie tambourine sur la toile cirée tendue en travers du trou dans le toit. Autours d’une grande table en bois, l’état major s’assemble.

Krigbjur, le chef de guerre, se situe au fond, dans l’ombre. Il masse consciencieusement un bleu sur son bras gauche et contemple les éclats de boue sêchée qui tombent de la chevelure de l’éclaireur sur la carte, estompant un peu plus le nom d’une forêt à l’ouest. Il n’écoute le rapport que d’une oreille distraite, il sait ce que l’éclaireur va dire. La partie de la guerre qui implique de la stratégie, des éclaireurs et des surprises est terminée. À présent, il ne reste que la plaine marécageuse qui sépare deux armées exténuées.

Le dauphin prend la parole. À son sourire Krigbjur sait qu’il a une idée géniale. Il n’aime pas ça. Les idées géniales du dauphin sont la cause de cette guerre: trop de politique, pas assez de bon sens. Même si cette guerre se termine par une victoire, le prix sera important, trop pour les trois misérables hameaux en ruine qui pourraient éventuellement être gagnés.

Compagnons, vu que l’avancée de nos glorieuses troupes n’a pas la célérité désirée, j’ai cherché un moyen de faire souffler les vents de la victoire dans notre sens. En tant qu’héritier des forces de la lumière, j’ai donc décidé d’utiliser mes prérogatives millénaires.

Le chef de guerre pense à la cuisinière du palais, une femme capable de donner à son sourcil gauche une inflexion qui exprime un doute total et absolu, de dire sans un mot que ce que ce qui vient d’être dit est une ânerie sans égal sous le soleil. Il souhaiterait avoir cette capacité, exprimer subtilement le fait qu’il ne croit pas un mot du discours du dauphin, que ce sera dans tous les cas un plan idiot. Malheureusement son propre sourcil est interrompu par une profonde balafre, et cette capacité est perdue pour toujours.

J’ai donc décidé de faire appell à l’alliance ancestrale, et de demander de l’aide à nos amis elfes.

Le chef de guerre se recongne dans les fourures qui recouvrent le coffre qui lui sert de siège. Il ne cherche pas à exprimer son incrédulité à un plan pareil, les autres participants au conseil s’en chargent. Le brouhaha est total, mais le sourire du dauphin indique que cela est prévu, ce qui inquiète passablement le chef de guerre. Il sait qu’il reste quelques elfes sur ces rivages, mais il préfère largement devoir mener la guerre durant une année de plus que les impliquer dans cette affaire.

Je vous présente, Irsahana, représente des elfes dans cette contrée. Elle a répondu à ma convocation au nom de l’alliance ancestrale…

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Open source art

Unix is Cool

There is an interesting post in the twenty sided blog about Open Art, in response to another post in the chizumatic blog. This is all about using the open-source model outside of the software world, in this particular case fan-subs for anime.

While I like the idea of open-source, I see it as a mean, not a goal per-se. Open-source is a good way to build something common that benefits many, it works well, but only in certain conditions: the project can be built in small increments and evaluated in a consensual fashion. The academic world is supposed to work in a similar fashion, so does the wikipedia.

How does this translate into an artistic project, say creating an anime? The first problem, mentioned by both linked blogs is common interest. Creating an anime is an expensive process, it only makes sense to put the material that make up the anime in the common pot, if the resources invested in creating it can somehow be recouped later on.

In the software field, this works because many programmers don’t sell infrastructure software like operating systems, databases, or web-servers. Instead they typically sell services on that run on this infrastructure. A cheap infrastructure means more money available for buying services. If there were free anime, what additional services would the artist be able to sell? Perhaps one day they will be able to tailor certains anime for each customer, and you could buy a version where the characters look like you want, and you would control the plot. This is called a MMORPG.

This brings us to the second problem, the consensual nature of collaborative projects. Academic research is very consensual, radical ideas, good or bad, are often ignored for a long time. The most prominent open-source projects implement very consensual components, whose core designs are often thirty years old: Linux is an implementation of an operating system from the 70s and MySql of a relational database dating from the same time. In the same ilk, the wikipedia is very good a presenting consensual data. I trust it fully for the description of european cities, basic math, or types of mushrooms, I am much more wary for controversial questions like politics.

Is consensual art interesting? You could argue that popular legends are like this. Folks tales seem to have been built incrementally, each narrator adding some elements and all of them benefitting from an improved pool of stories. That model seems to have broken down with the advent of written culture. Does this work for hollywood movies? I would argue that they already are way to consensual.

Still one of the interests of collaborative models is the ability to fork some project, take its elements and start another project that diverges in some aspect from the trunk. This works for written texts: if you decide that the story of the lord of the ring would benefit from a more active feminine character, you can modify the story to include this new character, you only need the source text of the book and a word-processor (this assumes that you have the right to do that, which in the case of the Lord of the Rings, should be the case, the Tolkien Estate made already way to much money out of this book).

Cool. What about the three Lord of the Ring movies? You can’t simply take a new actress an insert her into the movie. To be able to do this, you would need a machine where you feed in all the data of a movie that actually builds a movie out of it – actually, such a machine exists, it underlies every MMORPG…

There is a reason why there is the word source in the open-source term, the open-source assumes a model where the source are clearly distinguished from the final product, and that the transformation from one to other is a straightforward and deterministic process. Neither assumptions hold in an artistic project: given the same book, the same actors, very different movies would result.

In my opinion, the open-source model does not work well with currently existing medias, it has much more potential in newer medias like MMORPG or whatever replaces these games: a media that can handle multiple inputs and can be reconstructed automatically from small changes in modularized artistic sources.

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Nancy - Place Stanislas

Nancy

Nancy - Place Stanislas
Nancy - Musée de l'École de Nancy
Nancy – Porte de la Cathédrale

週末はナンシーに日本で会った友達と見に旅行しました。 ガレ エミールの美術館でとても奇麗な家具が有ってタニススタニスラス広場が本当素晴らしいでナンシーのカテドラルが巨大で面白いな町です。

This week-end, I did a trip to Nancy to see a friend I met in Japan. It is really an interesting city: the museum of Émile Gallé contains really beautiful furniture, the Place Stanislas is really impressive and the city’s cathedral is really huge.

Ce week-end, j’ai fait un voyage à Nancy pour voir une amie que j’ai rencontré au Japon. C’est une ville intéressante: le musée Émile Gallé contient des meubles très beaux, la place Stanislas est réellement magnifique et la cathédrale immense.

Dieses Wochenende bin ich auf Nancy um eine Freundin die ich in Japan getroffen have zu sehen gereist. Nancy is wirklich eine interessante Stadt: das Émile Gallé Museum hat sehr schöne Möbeln, den Stanislas Platz is Großartig und die Kathedrale ist Unermeßlich.

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Kafka on the shore

Kafka on the Shore by Haruki Murakami - Cover

For my birthday, Péter gave me the book “Kafka on the shore” – 海辺のカフカ (Umibe no Kafuka) – by 春樹村上 (Haruki Murakami). It was lying on top of my to-read book pile for some time, but I took it with me during my trip to Nancy, and basically read in in one week-end in the train. Basically I did not see the time fly by during the train ride, neither did I sleep (something I often do in the train). As I had no idea what kind of book Kafka on the shore was, It was a complete surprise, I first though it would be some weird murder story, but the story revealed itself as something more complex and interesting.

Kafka on the Shore

978-0-0994-5832-6

The overall story somehow reminded me of the Tim Powers‘s stories, in particular the book “Expiration Date”, where a teenager runs away, discovers the world and slips into a parallel world where strange things exist. In both cases, the story is a quest to restore some balance, both inside the characters and in the outside world. While the general themes are similar, the styles are quite different. Tim Powers’s writing have a certain energy, I found “Kafka on the shore”, more complex and subtle and better written, even though I read a translation. It is a book I had pleasure to read and might read it again, just to find the many small things I certainly missed.

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