Pneu Hello KittyHello Kitty Tires

Hello Kitty Tire

J’allais écrire quelque chose d’intelligent et de profond, et je suis tombé sur un article sur boing-boing qui présente des pneus dont le profil dessine Hello Kitty. Je dois avouer que je suis très impressionné par le concept. Je me demande si les traces sont lisibles dans la boue ou la neige.

Si c’est le cas, je soupçonne qu’on risque de voir plus de pneus dans ce genre, vu que les possibilités de marketing. Peut-être sera-t-il possible de recevoir des pneus de vélo gratuits, qui imprimeront le logo de Mc Donalds? Ou est-ce que ces pneus seront vendu plus chers avec des logos exclusifs, à quand des pneus qui impriment le monogramme de Louis Vuitton?

Cela me rappelle une histoire il y a des années, ou certains pneus avaient été interdits dans certain pays musulmans car leur profil ressemblait trop à un verset du Coran. Peut-être qu’en fin de compte, cette perspective était avant-gardiste…

Vint Cerf at EPFLVint Cerf à l’EPFLVint Cerf in der ETHL

Vint Cerf - EPFL - November 2007

金曜日はスイス連邦工科大学ローザンヌ校でサーフ ヴィントンTCP/IPを発明するの人のインターネットで発表を聞きに行きてとても面白かったです。

This Friday, I went to hear a talk byVint Cerf, the person who invented TCP/IP. He talked about Internet at EPFL, it was very interesting.

Ce vendredi, j’ai été à la présentation de Vint Cerf, l’inventeur de TCP/IP, à l’EPFL, il parlait d’Internet, c’était très intéressant.

Am Freitag, war ich in der ETHL um die Präsentation von Vint Cerf, des Erfinder von TCP/IP über Internet zu hören. Es war sehr interessant.

More photos are available on Daniel Lorch’s blog.

Sur le quai de la gare…

Mon voyage pour retourner à Zürich dimanche après-midi a été quelque peu chaotique. Tout le traffic en gare de Genève a été perturbé suite à un problème de signalisation. Comme il n’y a aucune autre voie qui évite le centre, cela a perturbé tout le traffic ferroviaire du canton.

Si cela a été, semble-t-il, annoncé à la radio, les CFF n’ont pas pensé à mettre des affichettes dans la gare. Je suppose que personne dans l’organisation ne sait se servir d’un traitement de texte. La confusion était générale et les controleurs n’avaient visiblement qu’une idée vague de ce qui se passait.

Je peux comprendre qu’il y ait des pannes, mais cela n’excuse pas l’inorganisation totale qui régnait dans la gare. Qu’il n’y ait qu’un nombre de trais limités soit, mais qu’on annonce clairement quels passagers doivent prendre quel train. Les histoires des autres passagers indiquent qu’à Genève Aéroport, le même chaos régnait.

À attendre un intercity qui n’est, en fin de compte, jamais venu, je me suis souvenu des attentes similaires lorsque ma grand-mère venait nous rendre visite. La gare n’a en fin de compte, pas tellement changé, les quais ont été rehaussés, il y un stand de sandwich en plus. Néanmoins, ce qui me fascinait le plus a disparu: les manœuvres.

À l’époque, Genève était la gare terminus, et les rames n’avaient pas de cabine de contrôle en queue du train. Là où aujourd’hui, le conducteur sort simplement de la locomotive, et marche jusqu’à l’autre extrémité de la rame pour la piloter depuis la cabine arrière, il fallait à l’époque découpler la locomotive et la manœuvrer via une autre voie à l’autre bout du train et la ré-attacher. Le découplage impliquait de descendre le pantographe, probablement pour des raisons de sécurité, et plusieurs ouvriers qui manœuvraient les lourds crochets d’attelage.

Un des ouvriers me fascinait tout particulièrement: placé entre les tampons du wagon, il guidait la locomotive qui s’approchait jusqu’à ce que les tampons du wagon et ceux la locomotive se touchent dans un lourd claquement. L’ouvrier ne risquait techniquement rien, mais sa position, entre les deux lourds engins semblait toujours risqué, précaire.

La gare d’aujourd’hui est plus efficace, plus confortable; le quai plus élevé permet au vieilles dames de rentrer dans la train plus facilement, mais il cache au petits garçons la mécanique des trains…

Chausse-Coq

Maison de Quartier de Chausse-Coq © Fondation Genevois pour l'Animation Socioculturelle

Hors donc, ce week-end, je suis allé à la convention de jeu de rôle de Chausse-Coq. Ce n’est certaine­ment pas la plus grande convention – elle a lieu dans une maison de quar­tier dans la vielle ville de Genève – mais l’ambiance était sympa, je connais pas mal de monde dans l’organisation, et c’est toujours un plaisir d’y aller. J’ai maîtrisé deux parties de Rêve de Dragon. Faire jouer ce jeu en convention est pour moi presque devenu une tradition, l’univers est l’avantage d’être facile à expliquer et à comprendre. Le jeu semble aussi avoir une réputation de «  jeu de fille », si je ne suis pas très con­vaincu, c’est clair qu’il attire beaucoup de joueurs débutants, souvent les compagnes de joueurs ayant une certaine expérience.

Les deux parties étaient sympa, mais j’ai senti l’effet de la fatigue sur la seconde. Je n’ai pas fait de partie de jeu de rôle le dimanche, je suis juste passé boire un thé, bavarder, et jouer une partie de Guillotine. De fait, je ne vois pas tellement l’intérêt des parties le dimanche, il ne reste qu’une poignée d’irréductibles qui sont fatigués. Ce n’est pas tellement l’occasion de rencontrer de nouvelles têtes et je ne suis généralement pas en état de faire une bonne partie.

πολύstom

 Πολύstom - by Robert Adams – Cover

So I finished reading Polystom by Adam Roberts. It was a captivating and very interesting read. Polystom is very different from the previous book I read from Adam Roberts, Salt. When Salt could be roughly categorized as hard-science, Polystom is more difficult to describe. It could be to a greek tragedy, what steam punk is to victorian novels but deeper. The story does not simply use a setting where a technologically advanced civilisation with airplanes and computers emerged from the classical greek one, it is an whole universe based on the physics understanding of that time (no vacuum) and tries to follow the rules of greek tragedies.

That sounds like a very ambitious plan. Does the author succeed? Largely, yes. Let me start with the weaknesses. The greek inspiration is unequal, like the text, mixed up with latin elements, the would probably make purists squirm. Do I care? Not really, I actually love some of the whacky references, like Hermès bags which remind me of the style of Walter John Williams. The main issue is something about the writing style or the characters I already felt in Salt, the descriptions sometime feel distant, disconnected. This makes it difficult to identify directly with the protagonist of the story. Given the style, this is probably less of an issue in Polystom that it was in Salt. Does this make Polystom a bad book? No – I finished reading it in two days – it simply means it is only a good book, not a masterpiece, although I would say Robert Adams is going in the right direction.

Πολύ is the greek word for multiple and stom is the latin word for mouth. Many things are multiple in this book. There are two narratives, one for the protagonist, Polystom, and one for his uncle, the scientist, there are two stories one where the Polystom discovers the nature of the Mudworld, another, internal, where he confronts the ghost of his dead wife to figure out if she loved him. There are also two universes: the name of the Mudworld does not only refer to its swampy nature. Because the book tries follows so many rules in parallel, the outcome becomes actually difficult to foresee, which is in my book a very good thing. I also like the way the classical debate “What is reality” is skewed by the priorities of love and tragedy.

My conclusion would be that Polystom is a very good book, with a myriad of good ideas. I would recommend it to anybody who likes something a little bit edgy.

Women in Western Art

A nice morphing of women in western art found by Anne. The thing that struck me is how much face esthetics are stable over time. The models share a soft and round face, which seems to me different from the face of the average current top-model. I wonder how this animation would fare if instead of going with more and more abstract painters, the morphing would have continued on photography. Is there a fork? One branch of painters drawing soft faces in a more and more abstract fashion, a another branch where photography goes after different faces?

Rock-Metal-Night-2007

Rock Metal Night - Blood Weeps

Hier soir, j’ai été au concert de «Radical Solution» lors de la «Rock Metal Night 2007» à Zürich, au Dynamo, qui est une sorte de crypte le long de l’ancien canal de la Limmat. C’était sympa, mais à présent je suis un peu fatigué, j’étais probablement la seule personne dans la sale qui portait une chemise à carreaux… :-P

Persepolis

Affiche du Film Persépolis de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi

Je ne suis pas exactement un fan de cinéma, je n’ai pas d’opposition morale au septième art, c’est juste que j’y vais rarement. Avec le temps je suis devenu quelque peu exigeant sur la qualité des scénarios, et les films d’actions ont tendance à facilement me coller mal à la tête, je suspecte que c’est lié à l’usage immodéré du son THX, mais je ne suis pas sûr. Cela dit j’ai été très curieux lorsqu’Amanda m’a proposé d’aller voir Persépolis, de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi, je n’avais réellement aucune idée de ce qu’était le film, mais l’idée me semblait prometteuse. Cela me permettait aussi de voir un petit cinéma alternatif à Zürich, et de voir un film en français pour changer…

J’ai beaucoup aimé le film. Il s’agit d’un film d’animation, qui raconte sous la forme d’un grand flashback la vie d’une jeune iranienne, ses tribulations entre la révolution, la guerre avec l’Irak et son exil en Autriche. Le dessin est simple et fluide, et s’adapte à l’âge de la narratrice. Lyrique et poétique quand elle est très jeune, les décors deviennent plus durs et réalistes avec les années. D’une manière générale, le film utilise tout le vocabulaire d’une bande dessinée, mais aussi certaines formes d’animation qui donne quelque chose de très riche. J’ai beaucoup aimé les premières explications politiques dans le style des marionettes de papier. La narration a proprement parler est imprévisible et remplie d’épisodes surréalistes, ce qui pour moi est le signe d’une bonne biographie.

La force du film, pour moi, c’est qu’il a des prétentions modestes. Si la déposition du Shah, la guerre avec l’Irak forment la toile de fond de l’histoire, ce n’est pas un film historique. La situation est présentée par le biais de membre de la famille de l’héroïne, chacun avec ses biais et ses idées, ce qui en fin de compte m’a donné autant d’informatique sur le sujet qu’un exposé. Bref, c’est un film que je recommande chaudement.

Combat d’arrière garde…

En surfant au hasard, je suis tombé sur un billet ironique. En gros, au prochain salon du livre se tiendra un atelier conférence «les ateliers des médias 2007», à propos de toutes ces choses internetesques: blogs, second-life, tout ça. Évidemment, l’atelier en question n’a pas de présence web au delà d’un pdf qui n’est référencé null part.

C’est à mon avis aussi ironique que symptomatique: toute personne susceptible d’être intéressée par cet atelier n’utilisera pas en premier lieu le web comme source d’information. Évidemment cela ne présage rien de très bon sur la qualité des organisateurs, enfin au moins Karl Zero a une présence sur le web.

Personnellement, je doute que la majorité des acteurs d’une média donné soient capables de transitionner vers un nouveau média. Les œuvres s’adaptent en fin de compte mieux que les auteurs, comme le chantaient les Buggles il y a longtemps, «Video killed the radio star». Même si ce serait la meilleure chose à faire pour avoir encore une quelconque influence, l’académie française ne va pas mettre son dictionnaire en ligne (En fait, une partie est en ligne sur un autre site). Autant admettre que s’il était vivant aujourd’hui, Diderot publierait son Encyclopédie sur la wikipedia.