(Français) La base Ames de la NASA

Photographie de la base Ames de la NASA depuis le Stevens Creek.

À côté de Mountain View se trouve la base Ames de la NASA. Il s’agit d’un centre de recherche qui comporte une piste d’aéroport et de grand hangars. La base n’est pas très active: très peu d’engins utilisent la piste et les logements pour le personnel à proximité de la base sont à l’abandon. L’endroit est assez étrange: un grand quartier de maisons blanches entourées de pelouses soigneusement arrosée, mais dont les portes ont été placardées. La base d’Ames semble ne pas avoir d’âme…

L’usage de la piste locale a été récemment la cause d’une polémique, en effet un accord aurait été signé pour permettre à l’avion des fondateurs de Google, un Boeing 767-200 de se poser sur la piste (Article du New-York times en Anglais). En échange, l’avion sera utilisé pour des missions scientifiques.

(Français) Mountain View Village

La ville archétypique au États-Unis est construite autours d’une rue principale. Mountain View n’échappe à ce principe, le centre-ville est situé sur Castro Street, qui relie l’Église à la gare, ou, en termes routiers, El Camino Real à la Central Expressway. La rue comporte quelques bâtiments à plusieurs étages, une banque, le centre culturel, mais il s’agit surtout de petite bâtisses à deux étages qui abritent des commerces. L’église elle-même a un clocher de petite taille, ce qui fait qu’elle n’apparaît pas réellement dans le paysage.

Castro Street, Mountain View, tôt le matin…

Si la région a une forte influence hispanique, le centre de Mountain View semble plutôt être une petit ville asiatique. La plupart des commerces ont des enseignes en chinois, les deux magasins d’alimentation sont chinois, et la majorité des restaurants sont asiatiques. Idem pour le magasin d’antiquités. La présence d’un magasin de livre d’occasion avec un rayonnage de livre de science-fiction impressionnant est le seul indice qu’il pourrait y avoir à proximité une grande concentration d’informaticiens…

Microtubules…

Microtubule made of tubulin elements

One of the advantages of being in the Google-plex in Mountain-View is that I can listen to interesting talks. Today, I went to see A New Marriage of Brain and Computer – Why ‘The Singularity’ Is Bogus, which was very interesting. I won’t pretend that I understood everything, but it was nonetheless very instructive. In particular the model of how the brain work I had was pretty dated. What seemed interesting was research showing that the basic processing unit of the brain is not the neuron, but much smaller units called microtubules. Those tubules are present in unicellular organisms and explain how those organisms can “think” and learn. The way these microtubules process information would be similar to cellular-automata.

This model influences the singularity theory by increasing the processing power by twelve orders of magnitude, which pushes the singularity back into the area of quantum computing. The second point of the talk was that micro-tubules behave not so much as classical processing unit but have quantum states. Because of this, communication between neurons are not limited to electrical spikes in the synapses, but can also occur at points where they are joined.

The rest of the talk was about how consciousness might be a state of quantum coherence between entities in our brain. This theory is called the Orchestrated Objective Reduction. The implications are interesting, but I must admit my understanding of quantum physics is such that I have trouble grasping this fully. I don’t now if this is bogus or not, but nobody in the room seem outraged…

PT-Cruiser

Blue Chrysler PT Cruiser Touring

I’m not really a car person, the only car I ever owned was a old Toyota Starlet Soleil, in Japan. Of course, living in the US, even for a short time, without a car is really inconvenient, so I rented a car while in California. I had asked for a budget car, but what I got was a blue Chrysler PT-Cruiser.

Most car, compact cars in particular, tend to have similar shapes. This one look definitely different. While I’m not really a fan of the forties retro idea, which sounds to much like pinning for golden year, I must admit this one looks good. Still, after driving it for some time, the PT-cruiser does not really feel like a compact car, while it has quite powerful engine (2400 ㎤) it feels as nervous as my old Starlet and was quite sluggish in mountain roads (the automatic transmission did not help). Of course it uses a lot of gas. It also does not turn well, which I found annoying when doing U-turn in small roads (I get lost easily), it reminded me of my father’s old Renault Super-5. Finally, the design of the back means rear visibility is quite limited. On the positive side, I liked the presence of a compas on the dashboard, this is really useful. So while the car definitely looks good, it is not really a convenient compact car.

(Français) Méditations Étasuniennes

Hors donc, cela fait six jours que je vis et travaille aux États-Unis. Ma première impression c’est que le pays, est sur-dimensionné, ou plutôt expansé. Tout semble grand, mais il n’y a plus de choses, juste plus d’espace. Le centre de Mountain View, où j’habite, est une agglomération de petits immeubles et de villas avec des rues bordées d’arbres. C’est très joli, mais comparé à la Suisse, j’ai l’impression qu’on a simplement inséré de l’espace vide pour l’agrandir. L’effet n’est pas sans rappeler l’algorithme de content aware resizing dont j’ai parlé il y a peu: pour étendre l’image, on insère de la pelouse et de la route, mais l’algorithme ne peut créer de l’information.

L’appartement ou je loge me fait le même effet. Il est très spacieux et largement vide. C’est un appartement conçu pour loger deux personnes, avec chacune une chambre et une salle de bain séparée avec un salon et une cuisine commune. Même une installation d’apparence bénigne comme une cuisinière est plus grande aux États-Unis, là encore cela ne veut pas dire qu’il y ait plus de feux, il y en a quatre. Je suppose que la différence est le four, probablement capable de griller une dinde entière. Évidemment, vu que l’appartement est occupé par des gens qui passent surtout beaucoup de temps au travail fait que l’appartement est largement vide.

Pour moi, c’est un contraste intéressant avec la vie au Japon, qui tendait à aller dans la direction inverse. Le Japon est plus compact, et cela s’accompagne d’une plus grosse interconnection sociale: moins d’infrastructures privées et plus de facilités communes. Des cuisinières plus petites, mais plus de restaurants. Je me demande si on peut faire la corrélation entre le niveau d’individualisme d’une société et la taille des frigos…

(Français) Ce que j’attendrais d’un jeu de science-fiction

Antoine m’a récemment posé la question de ce que j’attendrais d’un jeu de rôle de science-fiction. Je pense que c’est une question difficile, vu que c’est un domaine assez vaste. La première réponse qui ne vient à l’esprit est surtout négative, je sais assez clairement ce que je ne veux pas comme jeu de rôle de science-fiction:

  • du space opera générique, c’est à dire un clone de Star Wars ou Star Treck.
  • un univers hyper-spécialisé, comme par exemple Polaris.

Je ne veux pas de jeu de la première catégorie car ils ne sont pas intéressants, ou plutôt qu’il va être difficile de faire quelque chose d’intéressant et nouveau dans cette catégorie. Je ne veux pas un jeu de rôle de la seconde catégorie, car je pense qu’ils sont difficile à utiliser pour jouer.

Mon objection concernant la deuxième catégorie mérite probablement une explication. Polaris est un jeu de rôle situé dans un futur lointain, ou l’humanité a du se réfugier sous les mers. Le problème que j’ai avec ce genre d’univers, c’est que tous les aspects de la vie quotidienne humaine sont différents. Le MJ se retrouve donc devant un choix simple, insister sur les différence (et être chiant), ou les ignorer (et donc abandonner ce qui rend l’univers particulier).

Le jeu de rôle que je désirerais devrait donc éviter ces deux extrêmes, i.e. avoir une base qui soit reconnaissable par les joueurs sans briefing ultra-longs, et en même temps éviter d’avoir un univers qui n’est que notre époque et notre société avec quelques types déguisés en extra-terrestres.

Si on y regarde de plus près les seuls jeux de science-fiction qui ont un tant soit peu eu du succès sont ceux qui étaient basés sur un univers détaillé soit dans un film, soit dans un livre. La raison est simple: un livre ou un film est une bien meilleure manière de présenter un univers qu’un livre de jeu de rôle. Est-ce que cela signifie qu’il faille écrire un roman pour pouvoir espérer sortir un jeu de rôle? En tout cas il faut que la présentation du monde soit un texte de bonne qualité qui vaille la peine d’être lu pour lui-même.

Pour cela une alternative simple se présente: soit écrire bien, soit écrire court. Écrire court implique de devoir décrire peu, et partant de là, avoir peu d’éléments exotiques. Cela exclut tout univers qui se situe des milliers d’années dans le futur, vu qu’il faudrait les détailler, ces années. Un texte court implique de détailler un évènement, une seule différence, un seul δ par rapport à notre univers. Le quelque chose qui fait basculer l’univers dans la science-fiction. Plutôt que d’avoir une ribambelle d’éléments exotiques qui ne le sont qu’en surface, je veux un vrai changement. Les extra-terrestres arrivent, et ils sont réellement exotiques. Une technologie est découverte, et elle affecte la société en profondeur…

Cela a une deuxième implication, les personnages joueurs sont impliqués dans ce changement, et découvrent ce changement lors de leurs aventures. Ce changement peut se situer au premier plan, ou au contraire dans le décor, ce qui est important c’est une découverte progressive de l’univers. Les personnages vont vivre une époque intéressante.

Est-ce que cela signifie l’existence d’une méta-histoire. Cela dépend de la définition de ce terme. Cela implique l’existence d’une histoire, l’important c’est que cette histoire soit intéressante. Cela exclut probablement les conspirations et grand secrets qu’on retrouve dans pas mal de jeu de rôle, qui sont à mon avis de piètres histoires. Le but d’une telle histoire n’est pas d’être le petit secret du maître de jeu, mais d’avoir un cadre pour les scénarios que vivront les personnages joueurs.

Maybe you

ミレーヌファルメールは仏蘭西で有名な歌手です。Peut-êtreかもtoiあなたのビデオクリップはアニメのスタイルでしました。大好きです。

Mylène Farmer is a famous singer in France. The video-clip of Peut-être maybe toiyou was done in anime style. I love it.

Mylène Farmer est une chanteuse fameuse en France. Le clip vidéo de Peut-être toi a été fait dans le style animé. J’adore.

Le titre en katakata au début du clip アナタカモ anata kamo est la version courte de あなたかも知れませんanata kamoshiremasen, qui veut effectivement dire peut-être toi. Le style graphique me rappelle les Ghost in the Shell (la productrice du clip 直子 楠美Naoko Kusumi a participé à ce film) en même temps on retrouve l’imagerie classique des clips de Mylène Farmer…

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