L’ordre des pierres

Couverture Album Valérian - L'ordre des Pierres

Il y a quelque temps, je vous avais parlé d’une librairie de bande dessinées francophone à Zürich. Un des livres que j’y avais acheté était le dernier Valérian & Laureline, L’ordre des Pierres, je profite d’une jour de congé pluvieux pour en parler. Les albums de Mézières et Christin ont toujours été parmis mes favoris dans le domaine de la science fiction. Des civilisations exotiques, des scénarios intéressants, et Laureline, que demander de plus ?

Malheureusement, le dernier album est à mon avis très décevant. La trame est minimaliste, il n’y a pratiquement pas d’éléments nouveaux, sans que l’univers gagne en profondeur. Le peu de scénario présent est de la grosse ficelle, des entités minérale mystérieuses qui détruisent tout sur leur chemin. L’album n’est même pas une entité contenue, plus le préliminaire longuet pour le prochain. Il n’y a même pas Laureline dans une tenue exotique…

Le problème à mon avis, c’est que les auteurs se font vieux. Un symptôme des vieux auteurs de science-fiction est de chercher en fin de carrière à connecter des histoires qui ne l’étaient pas à priori. Je suppose que le but est de vouloir laisser un œuvre cohérente pour la posterité, le résultat est souvent des histoires complètements tarabiscotées. On en est pas encore au niveau des derniers romans de Heinlein, mais c’est à mon avis la direction suivie.

On retrouve ainsi pêle-mêle Ki gai (Au bord du grand rien) le trium-virat de Rubanis (Les cercles du pouvoir), Jal (Sur les frontières), Elmir (L’Empire des mille planètes), les miséreux du grand rien (Métro Chatelet, direction Cassiopée / Brooklyn station terminus cosmos), les mercenaires d’Otages de l’Ultralum et j’en oublie très certainement.

Je ne suis pas non plus très enthousiaste pour le dessin que j’ai trouvé très irrégulier. L’album mélange plusieurs techniques, certaines sont faite à l’encre, d’autres à le peinture. Si le concept en soi ne me pose aucun problème, le dessin à l’encre est très simplifié, voire minimaliste, ce qui se marie à mon avis mal avec les planches peintes riches en textures, mais moins nettes. Les couleurs m’ont aussi apparues ternes, même pour les cases avec des princesses exotiques.

L’ordre des pierres
Christin, Pierre & Mézières, Jean-Claude.
Editeur: Dargaud.
ISBN 2205057235.

Cet album n’est certainement pas le premier qui marque le déclin de cette série, on pourrait argumenter longtemps où se situe le début de la fin, mais pour moi, l’Ordre des pierres ressemble plus à un générique de fin qu’à un album.

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