Systèmes Virtuels

Après deux jour de relative accalmie (comprendre il n’a pas neigé, mais plu), la neige à repris de plus belle. Ce matin en allant au cours à Miyatake, je n’arrivais pas à voir à cinq mètres. Je suis arrivé trempé au cours de Japonais. Autant dire que ce n’est pas un temps qui encourage a sortir.

Après avoir discuté avec un ami par chat, j’ai été voir ce qu’il y a comme nouveautés. Un jeu m’a fait envie, Rise of Nations, s’il y a une version Mac qui accepterait de tourner sur mon Mac, impossible de l’acheter sur le site japonais d’Amazon, et celui des US refuse d’exporter le jeu au Japon. Ma fois tant pis. En attendant j’ai déterré les CDs d’un vieux jeu que j’aimais bien, Heroes of Might and Magic IV.

De fait, je n’avais joué avec sur ce laptop, et l’installation a été un peu problématique, en effet mon disque dur est formaté en HFS+ de manière à être case-sensitive, c’est à dire que les noms de fichiers ReadeMe.txt et README.TXT sont considérés comme étant complètement différents – ce n’est pas le comportement par défaut de HFS+. L’avantage c’est qu’ainsi configuré, le système est plus compatible avec les programmes Unix. L’inconvénient, c’est que certain vieux programmes Macintosh ont de la peine. La solution est raisonnablement simple, créer un disque virtuel avec le vieux formatage. Les données du disque sont ainsi représentées dans un gros fichier.

Avec Mac OS X 10.4, le système gère enfin des sparse images. L’avantage de ces images, c’est que le fichier peut-être plus petit que le disque qu’il représente. Avec le format habituel (DMG), un disque de un gigabyte est représenté par un fichier d’un gigabyte. Ce fichier peut-être compressé, mais seulement pour les images en lecture seulement. L’avantage des sparse images, c’est qu’elle ne prennent pas de place pour les sections inutilisées du disque.

D’une manière générale, la virtualisation est un trend qui vient de plus en plus naturellement. On émule de plus en plus le matériel. Un système d’exploitation est largement une machine virtuelle, qui de nos jours supporte invariablement de la mémoire virtuelle, des disques virtuels et utilise de plus en plus des réseaux virtuels (VPN). D’un côté, je pense que c’est une bonne chose, car c’est probablement la seule manière d’avancer sans être invariablement lié à des choix de design dans le matériel. D’un autre côté, une partie de moi regrette ce changement, car cela veut aussi dire que programmer près du matériel perd son sens.

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Interruption momentanée des programmes

Le serveur sur lequel tourne ce blog a eu quelques problèmes ce week-end mais les choses commencent à fonctionner à nouveau, mais toutes les fonctionnalités ne sont pas encore actives, je n’arrive pas encore à uploader des images. Ici, les nouvelles sont surtout la neige, qui est tombé en quantité supérieures à l’habitude. Un des résultats c’est qu’il m’a fallu dégager l’entrée du Guesthouse de JAIST, vu que la seule entrée praticable était via le couloir qui le lie au bâtiment principal.

J’ai profité de la neige pour aller skier avec un collègue, à la station de Kanazawa Seymour. J’étais un peu nerveux, vu que je n’avais pas faire de ski depuis plus de dix ans, mais il semblerait que c’est effectivement quelque chose qui ne s’oublie pas trop. Trouvé des chaussures à ma taille n’était pas évident non plus, mais finalement, un des magasins en avait. Comparé au ski en Suisse, la grosse différence était l’altitude de la station (300m), ce qui fait qu’au lieu d’être au dessus des nuages, on est plutôt en plein dedans, donc on a skié dans les flocons et avec le bruit du tonnerre. Comme on était au Japon, tout cela s’est fait au sons de la J-pop qui émergeait des haut-parleurs placés un peu partout.

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Apprendre les kanjis

🔣

Apprendre les 漢字 (kanji) est le problème auquel se trouve confronté la plupart des gens qui étudient le japonais. Les chinois ont cet avantage qu’il connaissent déjà le principe, ainsi qu’un important volume de ces sino-grammes (le mot intelligent pour kanji que j’ai trouvé sur la wikipédia française). Comment font les gens est la question posée sur le blog comme ça du Japon.

Il y a ceux qui sont prennent une liste et en font x par jour. J’ai beaucoup de peine avec cette approche, d’abord parce que je veux comprendre ceux que j’avais sous le nez durant la journée, pas le suivant de la liste (ensuite parce que je suis une flemme, mais bon). Néanmoins, j’ai trouvé un site sur le japonais qui offre un fil RSS avec un kanji par jour. Celui que j’utilise présente ceux du premier niveau, mais il y en a d’autres sur le même site pour les niveaux plus avancés. J’aime bien ce site car il y a une animation montrant l’ordre des traits, ainsi que les différentes lectures et un truc mémo-technique pour associer le sens au kanji. Ce truc est à mon avis assez moyen, mais c’est déjà une base, quitte à en trouver un meilleur pour moi-même.

Les premiers kanji que j’ai appris étaient très souvent ceux qui composaient des lieux dits, simplement parce que souvent ces noms ne sont pas écrits en romāji (caractères romains), et que même si on parle anglais ou français, Tōkyō reste Tōkyō. Il y a deux problèmes à cette approche, le premier c’est que le sens des lieux dits est parfois un peu nébuleux: si 鶴来 (tsurugi) veut probablement dire la venue des grues, je ne sais pas réellement si 辰口 (tatsunokuchi) devrait être interprété la porte du dragon ou la bouche du dragon (vu comme l’endroit est perdu, parfois, je me demande si c’est pas l’autre extrémité de la bête, mais je m’égare). Le second problème, c’est que les kanji dans les nom d’endroits sont très souvent très rares, par exemple, Kawazaki s’écrit 川崎, le premier kanji est facile, c’est celui de la rivière. Le second par contre qui veut dire cap extrêmement rare.

L’autre truc que j’utilise beaucoup, c’est une input-method (ECBridge-15) qui permet de ‘dessiner’ un kanji sur l’ordinateur, et ensuite de la rechercher sur le web. J’utilise une variété de sites pour avoir des informations sur les kanjis. En général, ils n’ont pas d’engin de recherche propre, mais en forçant google à se restreindre à un site, j’arrive à rapidement trouver ce que je cherche. En désespoir de cause, l’outil de visualisation de fonte de Mac OS X donne généralement les deux lectures de base pour un kanji.

Parmi les sites web que j’utilise plus ou moins souvent:

  • Level 4 kanji, un site qui contient tous les kanji ‘de base’ pour le niveau d’entrée, avec possibilité de faire un test online.
  • Kiki’s Kanji dictionary un site sympa est compact, avec la plupart des kanjis communs. C’est le site que j’utilise comme cible lorsque je fais la table de kanji d’une entrée du blog.
  • La kanji-map de David Rudick intéressante car elle permet de voir les différents kanjis qui composent un kanji, pas seulement le radical. Un kanji est souvent composé de la juxtaposition d’autres kanjis, mais classifié d’après seulement l’un d’entre eux, le radical. Si ce radical est important pour trouver le kanji dans un index, pour mémoriser le kanji, il est souvent plus facile de reconnaître tous les composants. Ce site contient aussi les kanjis les plus rares.

À noter, un blog que j’ai commencé à suivre récemment: messy-78. Il s’agit du blog d’un informaticien (oui c’est original), qui parle d’un peu tout, mais aussi de caractères chinois. Évidemment, les lectures sont différentes, et certains kanji n’existent pas dans les deux langues, mais c’est toujours amusant de regarder de l’autre côté de la barrière. Par exemple, le kanji de hier était .

Les kanjis d’aujourd’hui:
Kanji Kun ON Signification Décomposition Note
おどodo カクKAKU Menacer, Digne, Majestueux une bouche et deux terres ensanglantées 嚇かすおどかす : menacer (verbe 1er groupe)

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