Kanjis nationaux

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Une des choses intéressantes dans mon étude du kanji est voir comment le système a évolué et a été adapté. Par exemple, à l’origine le nom des pays étrangers n’était pas écrit en katakana, mais en utilisant des kanjis. Par exemple, la Suisse s’écrit スイス (SUISU), mais s’écrivait à l’origine 瑞西 (スイス). Pour certains pays comme la Suisse, l’usage s’est perdu, alors que pour d’autres, notablement l’Angleterre, l’usage perdure. Ce qui intéressant c’est que la pratique d’utiliser des kanji est la seule possibilité en Chine, mais que les pratiques n’ont pas été synchronisées, donc un pays peut être écrit avec des kanji très différents en Chine et au Japon. Par exemple, pour les Japonais, les USA sont représentés par le kanji du riz 米, alors que pour les chinois c’est le kanji de la beauté 美. Pourquoi utiliser des kanjis qui se prononcent MEI pour les États Unis ? Le premier Kanji aurait en fait été qui se prononce A. Mais il est utilisé pour l’Asie.

Le premier kanji pour la Suisse est le même pour les deux pays: congratulations 瑞 par contre, le SU final est représenté par les Japonais par le kanji de 西 ouest alors que pour les chinois c’est le kanji de serviteur 士.

Dans certains cas, le kanji associé avec un pays a perdu son usage originel. veut dire Europe. Naturellement la Chine peut être écrite avec des Kanjis, typiquement 中国 (chūgoku) littéralement le royaume du milieu, c’est assez éloigné de la prononciation chinoise: Zhōngguó. Běijīng (Pékin) s’écrit 北京, et devrait donc à la Japonaise se prononcer Hokkyō, mais en général, c’est la prononciation “internationale” qui est utilisée ペキン (Pekin). Rien n’est simple. 

Pour ceux qui veulent trouver les kanjis des différents pays, ce site contient une table des noms de pays en katakana et en kanji, la première colone contient le nom du pays en kanjis “japonais”, la seconde le kanji qui est en général associé au pays, la troisième contient le nom en katakana, et la quatrième contient le nom en kanji utilisé en chine. Si jamais vous avez de la peine à trouver un pays, écrivez dans les commentaires, j’essayerais de trouver les kanjis.

Les kanjis d’aujourd’hui:
Kanji Kun ON Sig. Note
こめ kome ベイ BEI Riz Utilisé pour représenter les USA.
つぎ tsugi A Prochain, Suivant Utilisé pour représenter l’Asie.
みず misu スイ SUI Congratulation
ma SHI Serviteur Je trouve deux définitions contradictoires pour ce kanji, d’un côté serviteur de l’autre gentilhomme samurai.
西 にち nichi セイ SEI Ouest Utilisé pour représenter l’Espagne.
ス est une prononciation ON plus rare.
うた uta オウ Ō Europe
なか naka チュウ CHŪ Intérieur, Centre
くに kuni ごく GOKU Pays, Royaume Un joyau 玉 dans une boîte 囗
きた kita ホク HOKU Nord
みやこ miako キョウ KYŌ Capitale Ce kanji se retrouve dans 東京 Tōkyō, 京都 Kyōto

Suzugatake錫ケ岳Suzugatake

土曜日ペーテルさんと錫ケ岳まで行きたかった。自転車で駐車場まで行って歩きました。道が悪かったですから引き返しました。蛇がたくさんいました。Avec Péter, nous voulions aller samedi sur le mont Suzugatake. Nous sommes allé à vélo jusqu’au Parking puis nous avons marché. Quand le chemin est devenu mauvais, nous avons fait demi-tour pour rentrer. Il y avait beaucoup de serpents.

Forêt錫ケ岳 Suzugatake est une sommet à 1174 mètres d’altitude à une trentaine de kilomètres au sud de JAIST. La randonnée, depuis le parking jusqu’au sommet et retour devait, d’après le guide, durer trois heures et quart. Nous sommes partis de JAIST à vélo à huit heures et demie. Le plan était d’arriver vers onze heures au parking. C’était sans compter avec la fatigue de l’Aïkidō de jeudi soir ni l’état de la route qui était très mauvais. Le fait que Péter avait un vélo de JAIST, vieux trop petit pour lui n’a pas aidé. Heureusement que nous avions des mountain bikes, car la route était réellement en mauvais état. C’est quelque chose de très étrange de passer par un chemin à peine carrossable pour atteindre un parking goudronné en parfait état. On début en voyant la carte qui indiquait une route qui apparaissait et disparaissait, on était un peu perplexe, mais la carte était raisonnablement correcte.

En fait, nous sommes arrivés passé deux heures. Nous voulions néanmoins faire une petite randonnée jusqu’à une source donnée sur la carte. Même pour ce plan, nous avons du déchanter. En effet, rapidement le sentier était recouvert par végétation, ce qui n’aidait pas à la progression. Bref, vers trois heures, nous avons rebroussé chemin, vu que nous ne voulions pas nous retrouver coincés la nuit tombée sur cette très mauvaise route.

Les serpents étaient juste des couleuvres…

Les kanjis d’aujourd’hui:
Kanji Kun ON Sig. Note
つち tsuchi DO Terre, Sol. Samedi est le jour de la terre. Ce kanji est aussi utilisé pour décrire la Turquie.
てる teru ヨウ Jour de la semaine. La partie gauche est le kanji du jour / soleil 日.
すず suzu セキ SEKI Cuivre, Étain La partie gauche est le kanji du métal 金.
たけ dake カク KAKU Sommet, Pointe, Montagne
より yori JI Soi-même 自ら みずから Pour soi même, personnellement.
ころ koro テン TEN Tourner, Changer. 転ずる てんずる : Tourner, Changer, Distraire. La partie gauche est la kanji du char.
くるま kuruma シャ SHA Char, Voiture, Véhicule Ce kanji a encore vaguement la forme d’un chariot vu d’en dessus.
チュウ CHŪ Arrêt, résidence La partie gauche est un cheval 馬 , la partie droite ressemble au kanji du roi 王 (avec un accent)
ba ショウ SHŌ Emplacement
ある aru HO Marcher 歩く あるく : marcher.
わる waru アク AKU Mauvais, Mal, Faux. 悪い わるい : mauvais (i-adjectif).
かえ kae KI Rentrer, Causer 帰る かえる : rentrer.
まが maga キョク KYOKU Tourner, Tordre, Perversion, Musique, Plaisir 曲がる まがる : tourner.
へび hebi ジャ JA Serpent La partie gauche est le kanji de insecte 虫 La partie droite inférieure est le katakana HI

Edit: merci à Naoko pour les corrections Thanks to Naoko for the corrections

AïkidōAikidō合気道

合気道をはじめました。日本にくるから合気道をしたかたです。スイスに三年間しました。J’ai commencé l’Aïkidō. Depuis mon arrivée au Japon, j’ai voulu faire de l’Aïkidō. En Suisse, j’en a fait durant trois ans.

La raison pour laquelle je n’ai pas commencé plus tôt peut sembler surréaliste, mais trouver un cours d’合気道 (Aikidō) ici n’était pas facile. Il y avait des cours, mais relativement loin de JAIST, et pour un bon cours il aurait fallu me rendre à 金沢 (Kanazawa). Ce qui s’est passé, c’est qu’un collège de JAIST, José, a organisé un cours à 辰口 (Tatsunokuchi). Le fait qu’un Espagnol organise un cours d’Aïkido peut sembler étrange, mais somme toute assez typique de la manière dont les choses s’organisent ici. Malgré le fait que j’ai déjà pratiqué un peu l’Aïkidō en Suisse, ça a été pour moi une expérience relativement nouvelle. Même si ce que j’avais pratiqué en Suisse à l’Aïkidō Club de Meyrin et à l’Aïkidō Club des Eaux Vives était aussi techniquement de l’合気会 (Aïkikai), la pratique semble très différente ici avec beaucoup plus d’emphase sur les coups et les mouvement courts. C’est néanmoins très intéressant.

Les kanjis d’aujourd’hui:
Kanji Kun ON Sig. Note
(a) ゴウ () Être adapté, Joindre, Harmonie Une personne 人 sur une boîte 囗(avec un trait en plus).
合う ( あう) : verbe être adapté.
いき (iki) (KI) Esprit, Énergie La partie droite supérieure est le radical de l’esprit 気
みち ( michi ) ( ) Route, Voie
( mi) サン ( SAN) 3 (nombre) Si ce kanji est simple à mémoriser, il a beaucoup de prononciations différentes.
とし ( toshi) ネン ( NEN) Année
( ma) カン ( KAN) Intervale, Espace Une porte 門 avec un petit soleil 日.
( a) カイ ( KAI) Joindre, Associer, Rencontrer La partie supérieure est à nouveau le kanji de l’personne 人
会う ( あう) : verbe rencontrer.

Certains malins auront remarqué que certains kanjis, comme 道 ont déjà été présentés précédemment. Comme le but est pour moi de les mémoriser je vais en répéter certains, typiquement ceux qui sont pour moi difficile à mémoriser. Je n’ai jamais prétendu que j’allais être cohérent non plus.

LaTeX Spotlight Importer

Comme projet idiot, j’ai commencé à écrire un importer spotlight pour les fichiers LaTeX. Spotlight est une technologie d’indexage du contenu des fichiers qui apparue dans Mac OS X 10.4. Le but de cette technologie est de permettre la recherche à l’intérieur des fichiers rapidement. Pour chaque type de fichier, Spotlight lance un petit programme qui extrait du fichier les méta-données, c’est à dire les informations sur le contenu du fichier, cela inclut les mots clefs l’auteur, mais aussi par exemple pour les images issues d’appareils numériques le mot de la photo et l’exposition. L’importer est activé par le système d’exploitation chaque fois que le fichier est changé.

Si les fichiers LaTeX sont analysés par défaut par l’importer pour les fichiers texte fourni avec le système d’exploitation, celui-ci analyse le code source, et va donc indexer toutes les commandes. De même cet importer ne peut pas extraire certaines informations spécifiques, comme le titre et l’auteur de l’article. Écrire l’importer est relativement simple, il suffit d’implémenter une fonction qui lit le fichier et stocke les méta-données dans une table de hash. Il faut après modifier le fichier XML pour définir le type de fichier géré par l’importer. Et hop.

J’espère pouvoir bientôt mettre à disposition une première version stable de mon importeur…

Sinon, j’ai trouvé deux plugins intéressants sur le web:

  • Ziplight indexe les noms des fichiers dans les archives zip
  • Tar Importer fait la même chose pour les archives tar

Edit: j’ai fait quelques progrès, l’importer dispose à présent de sa propre page.

Tatsunokuchi Jonkara Matsuri Jonkara Matsuri de Tatsunokuchi辰口のじょんからの祭り

昨日は友達たちと辰口のじょんからの祭りに踊って 楽しかったです Hier, j’ai été avec des amis au festival de Jonkara à Tatsunokuchi, c’était amusant. Je suis à JAIST un cours de Japonais donné par des volontaires de 辰口Tatsunokuchi, en ce moment c’est 夏休みnatsuyasumiPause de l’été, il n’y donc pas cours. Néanmoins les organisateurs du cours ne sont pas resté inactifs, et ont organisé une équipe de じょんからJonkara pour se rendre au festival. À cette fin, nous avions eu droit à une séance d’entraînement jeudi soir à 大口Ōkuchi. Le jonkara est une danse plutôt simple, presque une forme de marche. Les danseurs sont organisés sur trois rangs et se déplacent invariablement vers la gauche. Le principe du festival est d’organiser les équipes dans une structure circulaire et toutes les équipes tournet en même temps.

À Tatsunokuchi, le circuit était organisé le long d’une route, avec une boucle à chaque extrémité avec une zone de ravitaillement aux deux extrémités. En plus de cette ligne, une boucle faisait le tour de la place devant un bâtiment. Si la présence de stand de ravitaillement aux extrémités rappelle un peu un marathon, la ressemblance n’est pas fortuite, la danse est plutôt longue, hier, elle a duré plus d’une heure, et je soupçonne qu’elle s’est surtout terminé car les musiciens et les chanteurs étaient épuisés. Je dois avouer que je reste admiratifs devant certaines vietnamiennes de notre équipe qui ont fait cela en talons hauts. La musique n’est réellement pas compliquée, il s’agit d’une boucle qui correspond à la boucle de la danse, moins d’une minute.

Les équipes étaient très variées, depuis l’équipe de basketball locale jusqu’à des équipes dédiées au Jonkara en passant par la notre, hétéroclite et pas vraiment entraînée. Il y avait un peu plus de 40 équipes d’une vingtaine de personnes chacune (nous étions naturellement l’équipe 42). Je soupçonne qu’il n’y avait pas beaucoup plus de spectateurs que de participants. Au milieu du circuit se trouve avec une estrade avec les commentateurs et les juges ainsi que les trois miss Tatsunokuchi. À la fin il y a eu la distribution des prix, qui n’était pas sans rappeler l’école des fans : il y avait presque autant nous avons gagné le prix humoristique.

Le plan originel était d’avoir tous les membres de notre équipe en costume traditionnel de notre pays, mais en l’absence de ceux ci, l’idée était de porter des 法被 Happi, la veste traditionelle pour ce genre de festival. Évidemment il y a eu le problème de la taille, vu qu’ils avaient un seul grand happi, qui allait (à peine) à Péter. Heureusement j’avais mon propre happi, mais de couleur noire, pas très festive, et qui en plus flinguait un peu plus l’uniformité. Les chinoises portaient des 旗袍 Qipao, une femme du Bangladesh portait un très beau sari, les femmes du Vietnam et de Myanmar portaient des longes robes très colorées dont j’ignore le nom. En tout, notre équipe comportait tellement de nationalités que j’ai cru que le commentateur qui essayait de tous les énumérer sans respirer, allait mourir. Mais je soupçonne que mourir sur l’estrade serait inconvenant et c’était un professionnel.

Éva a mis online de très belles photos, ainsi qu’un petit film.

Les kanjis d’aujourd’hui:
Kanji Kun ON Sig. Note
ともtomo ユウ Ami La partie inférieure est le radical de nouveau 又.
たつtatsu ダシDASHI Accomplir, atteindre 達するたっする : verbe atteindre
おどodo ヨウ Sauter, danser 踊るおどる : verbe danser.
たのtano ガクGAKU Musique, aise 楽しいたのしい : amusant (i-adjectif). Blanc (白) sur un arbre  (木) plus des éclats.
なつnatsu KA Été
やすyasu キュウKYŪ Repos Un homme (亻) à côté d’un d’un arbre (木).
休みやすみ : repos. 休むやすむ  se reposer.
おおō ダイDAI Grand Normalement un o long s’écrit おう en hiragana, mais ce kanji est une exception et s’écrit おお. La prononciation ON タイTAI est aussi très courante.
ho ホウ Méthode, Règle, Principe À gauche le radical simplifié de l’eau , à droite, à droite la terre  (土) sur moi (厶)
ぎぬ ginu HI Couvrir, protéger La partie gauche est le radical simplifié de vêtement :.
はた hata KI Drapeau, banière La partie gauche est le radical de direction :.
パオPAO Robe Cet idéogramme semble ne pas être utilisé dans la langue Japonaise.
La partie gauche est le radical simplifié de vêtement :.

PS J’ai commencé à utiliser les tags ruby pour présenter les traductions, vu que j’ai trouvé un truc pour implémenter le bon comportement en CSS. En fait, j’ai carrément changé de mise en page, j’utilise à présent une variation du thème spirit. J’en avais marre du layout a largeur fixe.

Pendant ce temps, sur le web.

Un des phénomènes que j’ai pu suivre depuis presque le début a été le développement du web. Beaucoup de choses se sont passées depuis l’époque ou j’utilisais Mosaic sur les machines de l’Université de Genève. Si je n’ai jamais été un web-designer, j’ai régulièrement bricolé du HTML et suivi l’évolution du langage.

La première version de HTML était une description logique, avec peu ou pas de mise en page. On pouvait sentir une forte influence de LaTex notamment au niveau des structures de liste. Les version subséquentes ont surtout ajouté des tags de mise en page, ce qui fait que l’aspect logique a rapidement été noyé dans la masse. Les CSS et l’émergence des méta-données ont finalement commencé à renverser la tendance.

Moi même j’utilise de plus en plus les CSS pour faire la mise en page de mon blog. La mise en page du tableau des kanjis est entièrement contrôlée par le CSS. J’essaye aussi d’ajouter autant de meta-données, notamment pour les acronymes. J’ai aussi finalement pris le temps de voir comment le site apparaît avec d’autres browser, en général, le résultat est plutôt bon. Le code du site valide aussi à présent avec l’engin de validation de iCab. Je regrette que WordPress n’insère pas encore les liens prev and next dans le header, mais au moins il y a déjà les liens vers les archives.

Il y a deux développements aux HTML que j’aimerais bien voir supportés plus largement, il s’agit de MathML et Ruby. Le premier est un langage pour exprimer des équations. L’avantage serait de pouvoir enfin éviter de représenter les équations comme des graphiques, et, je pense aide beaucoup à la publication online d’articles scientifiques.

Le but du second est plus exotique, il s’agit en fait de généraliser l’idée de furigana. Le furigana est le fait d’écrire un texte phonétique ou dessus d’un texte. Il est typiquement utilisé au Japon pour expliquer la lecture des kanjis, mais l’idée peut de fait être généralisée, par exemple pour les acronymes. Je trouve ce sujet intéressant, d’abord car une telle structure m’aiderait pour mon site, mais surtout car c’est une manière de représenter des textes de manière structurée et non linéaire. Malheureusement, ce système est pour l’instant uniquement supporté par Microsoft, et les projets open-source sont à la traîne.

Tremblement de terre地震Earthquake

今日わ地震が日本にありました「Aujourd’hui, il y a eu un tremblement de terre au Japon.」Le tremblement de terre a eu lieu sur la côte est de Honshū (本州). Une des villes les plus touchées semble être Sendai (仙台). En cherchant une carte pour expliquer que cette ville se trouve à plus de 500㎞ d’ici, j’ai réalisé que Google maps contient à présent des informations géographiques assez détaillées. Voici par exemple la carte des alentours de JAIST. Bref, vu la distance, je n’ai tout simplement rien ressenti du tremblement de terre.

Les kanjis d’aujourd’hui:
Kanji Kun ON Sig. Note
soma そま SEN セン Hermite, Magicien Un homme , à côté d’une montagne .
moto もと HON ホン Livre, Origine, Vérité Ce kanji veut dire une multitude de choses. 日本 (nihon) veut dire Japon.
su SHŪ シュウ État, Province, Banc de sable
chi CHI Terre La partie gauche est le sol . Une autre lecture ON est JI
furu ふる SHIN シン Tremblement La pluie sur long . On tremble après une longue pluie ?
wazawa.i わざわ.い SAI サイ Désastre, Malédiction La rivière (radical) sur le feu . Le mot s’écrit 災い.

Edit : remplacé 震災 par 地震, suivant le commentaire de Roboduck. Plus d’informations concernant le tremblement de terre sur le blog comme ça du Japon.

Mon adresse…My address…

Outre le fait que le Japonais n’est pas une langue facile, le système d’écriture pose de réels problèmes. Cela fait notamment que j’ai longtemps eu de la peine à lire ma propre adresse, sans parler du fait de l’écrire. Mon adresse est la suivante.

石川県 Ishikawa-ken
能美市 Nōmi-shi
旭台 Asahi-dai

Les Japonais sont des grand-boutiens, c’est à dire qu’ils commencent toujours par la partie la plus importante de quelque chose. Une adresse commence donc par la préfecture pour se terminer par le nom de la personne. De même les dates sont marquées en commençant par l’année, pour se terminer par le jour, par exemple 2005-08-14. L’avantage de cette notation est que l’ordre lexicographique est aussi l’ordre chronologique.

Chaque élément de l’adresse se termine par un kanji qui indique la nature du terme, ken signifie préfecture, shi signifie cité, etc. Pour rendre les choses simples, Nōmi-shi est généralement traduit par Nōmi-City, le problème c’est qu’il n’y a pas de ville ou d’agglomération nommée Nōmi. C’est juste le nom de l’entité administrative. Il semblerait que cette entité ait été créée récemment en fusionnant d’autres entités, ce qui fait qu’à présent, il y a plusieurs mairies, une principale et des annexes locales. Une autre entité administrative très courante est 町 (machi) qui représente un quartier dans une ville.

Les kanjis d’aujourd’hui:
Kanji Kun ON Sig. Note
ichi いち HIKI ヒキ Pierre Une autre lecture de ce kanji est こく qui est une mesure de volume (environ 180 litres).
kawa かわ HIN ヒン Rivière, fleuve On peut encore reconnaître la rivière dans le kanji
agata あがた KEN ケン Préfecture La partie inférieure est le kanji petit : .
taka たか ノウ Capacité, Talent En haut à gauche, il y a le radical pour moi : . La partie en bas à gauche est le radical de la lune : .
Je ne sais pas exactement ce que sont les deux idéogrammes à droite, soit une version simplifiée du feu, soit le radical cuillère.
haru はる BI Beauté MI (ミ) est une lecture ON plus rare. Utsukuchī 美しい うつくしい est l’adjectif beau.
ichi いち SHI Marché, ville Un couvercle sur des vêtements .
akira あきら
asahi あさひ
KYOKU キョク Lever du soleil La force et le soleil
utena うてな DAI ダイ Estrade, Stand Le radical de moi au dessus d’une boîte .
DAI sert aussi de compteur pour les machines et les véhicules.
machi まち CHŌ チョウ Village, quartier, rue La partie gauche est le kanji du champ de riz

OS X sur IntelOS X on Intel

Ces jours, il y a eu beaucoup de bruits concernant Mac OS X. Plus précisément, des gens ont réussi à faire tourner la version développeur du système d’exploitation OS X sur des PC génériques. En soi, cela n’a rien de très étonnant, vu que Darwin le noyau open source, tourne déjà sur des PCs génériques, et que la version PPC fonctionne dans un émulateur PPC. Il est clair que la situation sera un peu différente avec la version finale de l’OS, peut-être à cause de mesures qu’Apple aura pris, très probablement surtout à cause de changements internes entre les versions de développement et la version finale. La question que beaucoup de gens se sont posées est naturellement, que va faire Apple ? Naturellement, je ne peux proposer que des conjectures gratuites, n’oublions pas que ceci est un blog.

Tout d’abord je doute que les gens d’Apple ont un plan précis. Le changement d’architecture a été passablement abrupt, et à ce stade ils auraient tord d’exclure des possibilités. À une extrémité du spectre des possibilités, Apple vend son OS pour des machines génériques, et ses propres machines ne sont qu’un cas spécial, à l’autre extrémité, OS X ne tourne que sur les machines Apple et l’authenticité du hardware est vérifiée grâce à des puces de sécurité. Naturellement, les choix sont surtout dictés par des considération commerciales, mais au delà il reste une question techniques, celle des drivers

Les drivers sont les composantes logicielles qui assurent l’interface entre le système d’exploitation et le matériel. Sans drivers, l’OS ne peut tout simplement rien faire. Le problème, c’est qu’écrire des drivers est une tâche ardue. D’abord parce qu’un des rôles du système d’exploitation est de simplifier la programmation, cette aide n’est pas disponible quand on programme un driver, qui s’exécute dans le système d’exploitation. Ensuite quand du hardware est fabriqué, un certain nombre de choses sont prises en compte: simplicité, réutilisation, performance, mais en général, concevoir du hardware pour que le driver soit simple est quelque chose d’assez rare. C’est une tendance qui a tendance à s’atténuer pour des composants génériques, comme les appareils photos ou les clefs USB qui partagent en fait le même driver générique USB, mais cela reste l’exception plutôt que la règle.

Or pour faire tourner OS X sur du matériel il faut des drivers. OS X contiendra des drivers pour le matériel Apple, et certains types de hardware génériques, mais cela ne suffira pas pour faire fonctionner la pléthore de matériel qu’on trouve dans le monde PC. À ce niveau, il faut comprendre qu’il y a de nombreuses interprétations de la phrase ce système d’exploitation fonctionne sur telle machine, la plus brute est que le système est capable de parler aux composantes de base : le processeur, la mémoire, un contrôleur disque et un disque. Si on ajoute une carte réseau, c’est suffisant pour faire tourner un serveur, à l’autre extrême le système d’exploitation est capable de gérer toutes les fonctionnalités de la machine, ce qui inclut les fonctions de veilles de la carte mère, le son, et la carte graphique avec de bonnes performances. Avec des drivers génériques et de l’émulation, on peut très vite arriver au premier niveau. Arriver au second requiert les bons drivers ce qui demande beaucoup de travail. Il faut noter que les autres systèmes d’exploitation ont le même problème, trouver les bons drivers pour avoir toutes les fonctionnalités d’un laptop sous Linux n’est pas toujours simple.

Techniquement, rien n’empêche qui que ce soit d’écrire des drivers pour un matériel donné pour Mac OS X que ce soit la version PPC ou la version i8086. Un exemple notable est le project XPost-Facto. Ce projet gère une série de drivers permettant de faire tourner OS X sur de vieilles machines qui ne sont plus supportées par Apple. Naturellement, dans ce cas, comme il s’agit de matériel Apple, le projet a droit, sinon au support, au moins à l’indifférence de Apple. Le projet semble être partiellement supporté par des compagnies qui vendent des cartes accélératrices. Malgré cela, le niveau de support reste assez approximatif : beaucoup de composantes ne fonctionnent pas, ou pas complètement. Par exemple, j’avais reçu d’Alias un vieux G3 beige sur lequel j’avais joué avec XPostFacto et les composantes suivants n’était pas reconnus:

  • Le lecteur de disquettes
  • La carte vidéo accessoire
  • La cache de niveau 2 du processeur
  • La fonction de veille

Outre cela, l’OS était incapable de gérer la souris ADB Logitech qu’Alias m’avait donné avec la machine, heureusement j’ai trouvé une souris Apple dans les poubelles du CERN. Bref si la machine fonctionnait à peu près, et pouvait servir de serveur, comme machine pour travailler c’était vraiment pas ça.

Si je n’ai aucun doute que quelque soit les protections qu’Apple mettra en place pour éviter que leur OS tourne sur du matériel non Apple, elles seront brisées assez rapidement. Par contre, je suis moins sûr en ce qui concerne les drivers pour les cartes mères qui ne sont pas de Apple. Car les cartes de Apple seront probablement assez différentes vu qu’elles n’ont aucun besoin d’être compatibles avec 30 ans d’histoires de PC. Dans ce conditions, je soupçonne qu’Apple se contentera de mettre des protections symboliques, suffisantes pour que personne ne puisse prétendre avoir installé l’OS par erreur et laisser les enthousiastes écrire des drivers, surtout si ce faisant, ils écrivent des drivers pour leurs périphériques – ce qui intéresserait Apple beaucoup plus.